NAnews – Nikk.Agency Actualités Israël

Une délégation de football jeunesse de Nahariya est revenue de Berlin avec une médaille d’argent, mais l’histoire elle-même s’est avérée plus large qu’un simple résultat sportif. La ville israélienne représentait le pays lors du IIe tournoi international de football pour enfants et jeunes des partenariats urbains du district berlinois de Tempelhof-Schöneberg, où des équipes d’Allemagne, de France, de Pologne et d’Ukraine ont joué aux côtés des Israéliens.

L’essentiel ici n’est pas seulement le score ni la deuxième place. Ce tournoi faisait partie du réseau de relations municipales de Berlin avec ses villes partenaires, et donc une plateforme où le sport, la mémoire, la diplomatie jeunesse et les relations internationales se sont retrouvés dans une même histoire.

.......

Pour le public israélien, deux lignes sont particulièrement importantes : Nahariya est liée à Tempelhof-Schöneberg depuis 1970, et Mykolaïv en Ukraine a rejoint le réseau de partenariats du district pendant la grande guerre, après la signature d’un accord de partenariat solidaire en 2025. C’est pourquoi la participation de l’Ukraine et d’Israël à un même tournoi n’était pas un détail fortuit, mais faisait partie d’une carte européenne des relations plus large.

Quel était ce tournoi et pourquoi est-il lié aux villes jumelées

Officiellement, il s’agit du IIe tournoi international de football jeunesse des partenariats urbains de Tempelhof-Schöneberg. En allemand, le nom est formulé comme Internationales Jugendfußballturnier der Städtepartnerschaften von Tempelhof-Schöneberg.

En termes simples, ce n’est pas un championnat d’équipes nationales ni un tournoi de clubs ordinaire. À Berlin, des équipes de jeunes de villes et de régions liées au district de Tempelhof-Schöneberg par des relations de partenariat ont été invitées.

Et ici, il est important de ne pas se tromper : Nahariya n’est pas une ville jumelée de Mykolaïv, et Mykolaïv n’est pas une ville jumelée de Nahariya. Ils sont unis par un autre lien : les deux villes font partie de l’orbite des relations de partenariat avec le district berlinois de Tempelhof-Schöneberg.

Selon la partie allemande, plus de 150 filles et garçons ont participé au tournoi. Parmi les équipes figuraient des représentants de Charenton-le-Pont de France, Paderborn et Penzberg d’Allemagne, Koszalin de Pologne, Levallois-Perret de France, Werra-Meißner-Kreis d’Allemagne, Nahariya d’Israël, ainsi qu’une équipe de la ville portuaire ukrainienne de Mykolaïv.

Les sources ukrainiennes précisent que le tournoi s’est déroulé à Berlin du 22 au 24 mai 2026. Quatorze équipes d’Allemagne, d’Israël, de France, d’Ukraine, de Pologne et du Nigeria ont participé aux compétitions, et l’Ukraine était représentée par les élèves de l’école sportive pour enfants et jeunes n°5 du district de Korabelny de Mykolaïv.

Qui est officiellement lié à qui

Le lien clé pour l’histoire israélienne est le suivant :

Tempelhof-Schöneberg — Nahariya, Israël.

.......

Ce partenariat a un poids historique particulier. Le site officiel du district indique que la relation municipale entre Nahariya et l’ancien district de Tempelhof a été établie en 1970 et est devenue le premier lien de partenariat de ce type entre une communauté allemande et israélienne.

Pour Israël, ce n’est pas un petit détail d’archives. Vingt-cinq ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et de l’Holocauste, un district allemand et une ville israélienne ont établi un contact municipal direct. Depuis lors, ce lien a été maintenu par des délégations officielles, des échanges de jeunes et des visites professionnelles.

La deuxième ligne importante :

Tempelhof-Schöneberg — Mykolaïv, Ukraine.

Le lien avec Mykolaïv est nouveau et est né dans une autre réalité historique. En mai 2025, le district de Tempelhof-Schöneberg et Mykolaïv ont signé un accord de partenariat solidaire. La partie allemande souligne que la ville portuaire ukrainienne a participé pour la première fois à ce tournoi de football, et que le partenariat devait se développer davantage.

Cela rend la participation ukrainienne particulièrement notable. Mykolaïv est une ville qui, depuis 2022, subit les conséquences de la guerre russe, les frappes sur les infrastructures, les alertes et la pression constante sur la vie civile. Lorsque des adolescents de cette ville viennent à Berlin pour jouer au football, ce n’est plus seulement du sport.

C’est une façon de redonner aux enfants un espace de normalité.

Nahariya est arrivée en finale : sport, honneur de la ville et représentation israélienne

L’équipe de Nahariya a bien performé et est arrivée en finale. Dans le match décisif, la délégation israélienne a perdu contre l’équipe polonaise avec un score de 0:1 et a pris la deuxième place.

Ce résultat pour une équipe de jeunes de la ville israélienne du nord est un accomplissement sérieux. Mais à Nahariya même, l’accent n’a pas été mis uniquement sur l’aspect sportif. La délégation municipale représentait Israël, Nahariya et l’école de football locale sur une scène internationale, où chaque match était à la fois une compétition et une rencontre avec des adolescents d’autres pays.

Pour Nahariya, c’est une sortie importante au-delà de l’agenda interne israélien. La ville du nord du pays est souvent perçue à travers la géographie de la frontière, la mer, la sécurité et la vie loin du centre. Mais à Berlin, elle s’est retrouvée partie intégrante du réseau municipal européen, aux côtés de la Pologne, de la France, de l’Allemagne, de l’Ukraine et d’autres participants.

.......

Pourquoi la participation de l’Ukraine change le sens de l’histoire

L’équipe ukrainienne dans ce tournoi n’est pas un arrière-plan. L’école sportive pour enfants et jeunes n°5 du district de Korabelny de Mykolaïv représentait une ville qui est elle-même devenue partie du réseau de partenariats de Tempelhof-Schöneberg après le début de la guerre à grande échelle. Les villes partenaires du district berlinois ont participé aux compétitions, et Mykolaïv était représentée par des footballeurs du district de Korabelny.

Pour le lecteur israélien, c’est un parallèle compréhensible.

Israël sait bien ce que c’est que des adolescents qui grandissent à côté de la guerre, des alertes, des bombardements, des évacuations, de la pression politique et des débats internationaux. L’Ukraine vit aujourd’hui dans une logique similaire de test constant, mais dans une autre géographie et avec une autre échelle de guerre.

C’est pourquoi le tournoi commun à Berlin est devenu une plateforme où les adolescents ukrainiens et israéliens pouvaient ne pas être des objets de nouvelles sur la guerre, mais des participants à une vie internationale normale.

Cela n’annule pas la tragédie et la menace. Mais cela montre autre chose : même en temps difficile, les villes continuent de construire des liens, d’envoyer des enfants à des compétitions, de soutenir le sport et de créer un espace où l’avenir ne se résume pas seulement à la survie.

Berlin, mémoire et diplomatie par le bas

Le programme de la délégation israélienne ne se limitait pas aux matchs de football. Selon une publication de Nahariya, les participants ont également visité le Mémorial aux victimes de l’Holocauste à Berlin, se sont familiarisés avec les institutions de la ville, ont rencontré la direction du district de Tempelhof et ont étudié l’histoire de Berlin et de la communauté juive de la ville.

Pour les adolescents d’Israël, un tel itinéraire a une signification particulière. Berlin n’est pas seulement la capitale de l’Allemagne et le lieu du tournoi. C’est une ville liée à l’une des pages les plus sombres de l’histoire juive, mais aussi à la tentative d’après-guerre de l’Allemagne de construire une nouvelle culture de mémoire, de responsabilité et de partenariat.

C’est pourquoi la participation de Nahariya au tournoi des villes partenaires est plus profonde qu’une simple nouvelle de football.

Nouvelles — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère ces histoires non pas comme une « chronique urbaine légère », mais comme une partie d’un tableau plus large : Israël et l’Ukraine traversent aujourd’hui de manière différente, mais très aiguë, les questions de guerre, de mémoire, de soutien international et de droit à leur propre voix.

Les villes partenaires comme alternative à la diplomatie froide

La grande diplomatie sonne souvent durement : déclarations, votes, sanctions, crises, accusations, visites officielles. La diplomatie municipale fonctionne différemment.

Elle ne résout pas la guerre avec un seul tournoi.

Mais elle crée des liens entre les gens avant que les politiciens ne puissent gâcher le langage de la conversation. Les adolescents de Nahariya, Mykolaïv, Koszalin, Levallois-Perret, Paderborn, Penzberg et d’autres villes se rencontrent non pas dans le format des communiqués de presse, mais sur le terrain, dans les bus, lors des excursions, aux mémoriaux et dans les conversations ordinaires.

C’est le sens de tels tournois.

Pour l’Allemagne — continuer le réseau de partenariats et montrer que les villes peuvent assumer la responsabilité des relations internationales. Pour Israël — représenter le pays non seulement à travers la guerre et la politique, mais aussi à travers la jeunesse, le sport, le respect et la mémoire. Pour l’Ukraine — montrer que même pendant l’agression russe, ses enfants restent partie intégrante de l’Europe, et que les villes ukrainiennes ne sont pas exclues de la vie internationale.

Pourquoi Nahariya s’est retrouvée sur la carte internationale

Nahariya est revenue de Berlin avec la deuxième place, mais le principal accomplissement est plus large que les médailles. La ville a rappelé son ancien lien avec Tempelhof-Schöneberg, qui a commencé en 1970 et est devenu le premier lien municipal entre une communauté allemande et israélienne.

Mykolaïv, pour sa part, est entré dans cette histoire comme une ville ukrainienne qui, grâce à un partenariat solidaire avec Berlin, obtient la possibilité d’échanges de jeunes même en temps de guerre.

Dans un même tournoi, différents strates historiques se sont rencontrés : la mémoire de l’Holocauste, la réconciliation germano-israélienne, la résilience ukrainienne pendant la guerre russe, la diplomatie municipale européenne et le simple football adolescent.

C’est pourquoi cette histoire mérite d’être racontée non pas comme une note sur le fait que « Nahariya a perdu la finale 0:1 ». Il est beaucoup plus précis de dire autrement : Nahariya est arrivée en finale à Berlin, Israël et l’Ukraine se sont retrouvés côte à côte sur le terrain des villes partenaires, et le sport jeunesse a de nouveau montré que les relations internationales commencent souvent non pas par de grands discours, mais par un simple match où des enfants de différents pays apprennent à se voir comme des êtres humains.