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Le 24 février 2022, la Russie a commencé une invasion à grande échelle de l’Ukraine. Cela est devenu la plus grande guerre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. En quatre ans, les alliances politiques, les routes énergétiques et les doctrines militaires ont changé. Israël a également changé.

Depuis le début de la guerre, plus de 124 000 rapatriés de Russie et d’Ukraine sont arrivés dans le pays. Cette vague est déjà appelée « aliyah de guerre ». En 2025, le flux a fortement diminué, ce qui permet de tirer des conclusions intermédiaires.

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Statistiques : des chiffres qui changent la démographie

124 124 nouveaux citoyens

Entre 2022 et 2025, 124 124 personnes se sont rapatriées en Israël depuis ces deux pays :

— de Russie — 105 979
— d’Ukraine — 18 145

Le pic a eu lieu en 2022. Cette année-là, plus de 60 000 nouveaux rapatriés sont arrivés en Israël uniquement de ces deux États. En 2023, plus de 35 000.

Après le 7 octobre 2023 et le début de la guerre à Gaza, la dynamique a changé. En 2024, le flux a diminué à un peu plus de 20 000 personnes. En 2025, à environ 9 000.

Cela signifie la fin effective de la phase d’urgence de la migration.

Qui est arrivé

Cette vague comprenait un nombre important de jeunes professionnels, de travailleurs de l’informatique, d’entrepreneurs et de représentants des professions créatives. Beaucoup d’entre eux avaient une expérience de travail à distance et pouvaient s’adapter rapidement au marché israélien.

Les économistes qualifient cette aliyah de « pragmatique ». Les gens arrivaient avec une intention claire : s’intégrer le plus rapidement possible, entrer sur le marché du travail ou créer leur propre entreprise.

Selon les municipalités, une part importante des nouveaux rapatriés a choisi de vivre à Haïfa et dans le district de Haïfa, à Netanya, ainsi que dans l’agglomération du Grand Tel-Aviv.

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Des cafés, des librairies, des projets éducatifs, des entreprises informatiques et des espaces culturels ont été ouverts.

Politique budgétaire et débat sur les priorités

Déséquilibre du financement

Sur fond de statistiques, une discussion a émergé sur la répartition des budgets. En 2023, environ 90 % de tous les rapatriés provenaient des pays post-soviétiques. Cependant, la part du financement des programmes de stimulation de l’aliyah pour cette région est nettement inférieure.

En 2024, environ 29 % du budget pour la stimulation de l’aliyah a été dirigé vers la France, tandis que les pays de l’ex-URSS n’ont reçu que 11 %.

Selon certaines données, en 2026, cette part pourrait diminuer à moins de 5 %.

Les critiques de cette politique soulignent le décalage entre la structure réelle de la rapatriation et les priorités budgétaires.

Rhétorique politique

Dans l’opposition, on entend des déclarations selon lesquelles le modèle actuel de gestion de l’aliyah ne prend pas en compte les processus démographiques réels. Des formulations sévères sont utilisées, y compris des accusations de déviation de la logique sioniste traditionnelle de soutien à la rapatriation de masse.

Le gouvernement, pour sa part, souligne la nécessité de diversifier les sources de l’aliyah et de travailler avec les communautés juives du monde entier.

Bilan de quatre ans

L’« aliyah de guerre » est devenue l’une des plus grandes vagues migratoires des dernières décennies. En termes de nombre, elle est comparable à certaines étapes de la rapatriation des années 1990, bien qu’elle soit étalée dans le temps.

Ces 124 000 personnes ne sont pas simplement un chiffre dans les statistiques. Ce sont des forces de travail supplémentaires, de nouvelles entreprises, des contribuables, des électeurs, des familles, des écoles et des universités.

Au milieu de ce processus, НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency notent : l’impact de la vague se manifestera encore pendant de nombreuses années — dans l’économie, dans le milieu culturel et dans l’équilibre politique.

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L’année 2025 a montré que la phase d’urgence est terminée. Mais la question de l’intégration et de la répartition correcte des ressources reste ouverte.

Quatre ans de guerre en Europe de l’Est ont conduit à des changements profonds en Israël. Et cette transformation devra être évaluée non pas par les émotions, mais par les chiffres et les résultats.

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