Le premier vendredi du Ramadan, environ 80 000 musulmans ont participé à la prière collective sur le Mont du Temple à Jérusalem. Selon les données du Waqf de Jérusalem — la structure qui gère les sanctuaires musulmans — le 20 février, des dizaines de milliers de fidèles sont montés à la mosquée Al-Aqsa.
Malgré les rapports des médias palestiniens sur les restrictions imposées, aucune information sur des affrontements sérieux ou des incidents majeurs n’a été reçue. Les autorités israéliennes avaient annoncé à l’avance le renforcement des mesures de sécurité dans la vieille ville pour toute la période du mois sacré.
Prière de masse et régime de contrôle
Préparation à une « période tendue »
Le commandement du district militaire central a terminé les préparatifs pour le Ramadan avant même le début du mois. Les calculs prenaient en compte l’afflux de Palestiniens de Judée et de Samarie, qui cherchent traditionnellement à assister aux prières du vendredi à Jérusalem.
Ce Ramadan est le troisième après les événements du 7 octobre 2023. Depuis lors, le système de contrôle des mouvements a été considérablement renforcé.
En 2026, un mécanisme de carte magnétique spéciale est en vigueur : chaque visiteur doit s’enregistrer aux points de contrôle situés à proximité de son lieu de résidence. Ceux qui ne reviennent pas dans les délais impartis sont automatiquement inscrits dans la base de données de la police israélienne. Des mesures administratives peuvent alors suivre.
Le principal flux de fidèles passe par les points de contrôle aux abords de Jérusalem.
Sécurité et évaluation des risques
Activation des groupes radicaux
Les forces de sécurité considèrent traditionnellement le Ramadan comme une période de risque accru. Les évaluations de sécurité soulignent que les organisations extrémistes utilisent la rhétorique religieuse pour mobiliser leurs partisans.
Ces dernières semaines, une augmentation du nombre d’incidents de jets de pierres a été constatée. Les instructions en vigueur permettent l’utilisation de tirs à balles réelles en cas de menace pour la vie.
Une préoccupation particulière est le jeune âge des participants à ces attaques : selon le commandement, une part importante des incidents est liée à des adolescents de 13 à 15 ans. En conséquence, la surveillance préventive des routes et des localités proches de Jérusalem est renforcée.
Conflits locaux en dehors de la ville
Un facteur supplémentaire de tension reste les frictions entre les bergers juifs et palestiniens en Judée et en Samarie. La réduction des zones tampons et le rapprochement des pâturages entraînent une augmentation des conflits locaux, qui peuvent rapidement s’intensifier pendant les fêtes religieuses.
Facteur religieux et contexte politique
Le Mont du Temple reste l’un des objets les plus sensibles du conflit israélo-palestinien. Tout changement dans le régime d’accès ou le renforcement du contrôle est perçu non seulement comme une mesure administrative, mais aussi comme un signal politique.
Dans ce contexte, НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency notent que le format actuel de contrôle combine une surveillance stricte avec une tentative de maintenir la possibilité de célébrations religieuses de masse.
80 000 personnes en prière sans incidents majeurs — c’est un indicateur que le système de sécurité fonctionne en mode équilibré. Cependant, la tension persistante autour de Jérusalem nécessite une préparation constante pour une réponse rapide.
Le Ramadan reste traditionnellement une période de sensibilité accrue pour toutes les parties. Et de la manière dont cet équilibre entre la liberté de culte religieux et les exigences de sécurité sera respecté dépendra la stabilité des semaines à venir.
