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À Washington, l’irritation s’intensifie à cause de la manière dont Moscou mène les négociations sur l’Ukraine : dans l’entourage du président américain Donald Trump, l’idée que le principal frein à tout accord est Poutine, et non Kiev, se fait de plus en plus entendre. Dans la presse britannique, cela est décrit comme un passage de la phase «carotte et bâton» à celle où «la carotte est épuisée».

La partie publique de ce changement d’humeur s’est déjà manifestée : le 3 janvier 2026, Trump a déclaré lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago qu’il n’était «pas ravi» de Poutine à cause de la guerre et de l’ampleur des pertes humaines.

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Signal de la mer : les États-Unis ont saisi un pétrolier russe

Cette semaine, les États-Unis sont passés des paroles aux actes démonstratifs. Les forces américaines sont montées à bord d’un pétrolier battant pavillon russe et ont pris le contrôle du navire. Dans les publications occidentales, cela est lié à l’intensification de la pression sur le contournement des sanctions et la logistique pétrolière qui génère des revenus pour la Russie.

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Pour l’équipe de Trump, cela ressemble à un message clair : les sanctions ne sont plus seulement du papier et des listes, mais une volonté d’arrêter les schémas qui alimentent la machine de guerre.

«Droits de douane de 500%» comme outil de pression sur les acheteurs de pétrole russe

Parallèlement, aux États-Unis, un nouveau levier de sanctions est en discussion, qui frappe non seulement la Russie, mais aussi ceux qui achètent ses ressources énergétiques. Il s’agit d’un projet de loi promu par le sénateur Lindsey Graham, qui prévoit la possibilité d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 500% contre les pays qui continuent d’acheter du pétrole russe et financent ainsi la guerre.

Le sens de l’idée est de sortir la question de la sphère «punir Moscou» pour la placer dans la sphère «rendre le commerce avec Moscou toxique». C’est un pas radical, car il touche potentiellement de grandes économies et des chaînes d’approvisionnement, ce qui explique les nombreuses réserves diplomatiques et débats autour de l’initiative.

Londres et l’Europe : une attitude plus dure qu’il n’y a pas si longtemps

Dans ce contexte, à Londres et dans les capitales européennes, les discussions sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine s’intensifient. Il a été rapporté que des représentants du gouvernement britannique ont discuté de ces questions à Washington avec les dirigeants américains, et le sujet du futur format de soutien à Kiev est de nouveau au premier plan.

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Moscou, quant à elle, continue sa ligne d’intimidation : les déclarations selon lesquelles tout déploiement de forces occidentales sur le territoire ukrainien sera considéré comme une «cible légitime» sont perçues en Europe comme un élément de stratégie — gagner du temps tout en augmentant le coût de toute décision.

Pourquoi cela est important pour Trump en ce moment

Trump s’est présenté aux élections avec la promesse de montrer des résultats et de «clore» la guerre par une solution politique. Mais plus le processus s’éternise, plus le coût politique est élevé : chaque «attendons encore un peu» se transforme en question pour l’administration elle-même — où sont les leviers, où est la pression, où est le dénouement.

D’où la logique des actions actuelles : l’opération maritime contre le pétrolier plus la promotion d’un paquet de sanctions qui pourrait frapper les acheteurs de pétrole russe — c’est une tentative de forcer le Kremlin à choisir non pas le rythme «deux pas en avant — un pas en arrière», mais des concessions concrètes.

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Ce que cela change pour l’Ukraine et l’Europe

Pour Kiev, la question clé est de savoir si ces signaux auront une suite, ou s’ils resteront des épisodes isolés. Si la saisie du pétrolier et la promotion du projet de loi marquent le début d’une nouvelle ligne, cela signifie que l’accent est mis sur l’étranglement économique et logistique des sources de revenus de la Russie.

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Pour l’Europe, le principal risque est la normalisation. Si les menaces et les gestes démonstratifs de Moscou cessent de provoquer une réaction, la frontière du tolérable se déplace lentement vers l’UE. C’est pourquoi, dans les capitales européennes, on observe attentivement non seulement les déclarations de Trump, mais aussi la mesure dans laquelle l’administration est prête à les soutenir par des actions.

Actuellement, la situation est la suivante : Trump se distance publiquement des «formulations chaleureuses» précédentes, son entourage désigne de plus en plus Poutine comme un obstacle à la paix, et les outils de pression deviennent plus durs — des schémas de sanctions aux interceptions maritimes. Ce que cela donnera sera clair dans les semaines à venir — et il faut suivre cela avec НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.

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