Liat Aharon — chanteuse et actrice israélienne, que beaucoup se souviennent pour la télévision pour enfants et les projets des années passées, — a récemment publié un post incisif et très personnel : elle est en crise financière et a besoin d’aide pour recommencer à gagner sa vie grâce à son art.
Dans ses mots, il n’y a pas de « belle légende » sur un déclin créatif. Il s’agit de la réalité quotidienne : auparavant, elle se sentait forte et à l’aise financièrement, mais maintenant elle admet qu’elle ne voit pas de moyen clair de « se faire connaître au monde » et de monétiser ce qu’elle fait. Elle écrit directement qu’en des moments difficiles, elle se blâme et sombre dans un sentiment d’échec et de désespoir.
Aharon décrit séparément ce que beaucoup de créatifs israéliens connaissent : les conseils « trouve un marketeur », « prends une consultation sur les réseaux sociaux », « fais simplement un bon plan de contenu » semblent logiques, mais en réalité se transforment en bruit quand on essaie simultanément de survivre, de travailler « à l’épuisement » et d’élever des enfants. Elle parle de problèmes de concentration et du fait que, à cause de cela, toute « bonne démarche » devient presque inaccessible.
Elle souligne cependant : il ne s’agit pas de demander « de l’argent gratuitement ». Elle cherche quelqu’un pour vendre son programme de concerts et travailler selon un modèle de partage des bénéfices. En parallèle, elle demande de trouver quelqu’un pour l’aider avec les réseaux sociaux — soit contre rémunération, soit pour un pourcentage/une part des revenus futurs si le projet fonctionne.
Pour clarifier que ce n’est pas un rêve « en l’air », Aharon décrit son travail actuel : elle a deux albums à différents stades. L’un est produit par Tsach Drori. Le second, elle le fait elle-même à la maison — avec un son plus électronique, littéralement assemblé grâce à l’apprentissage domestique du logiciel. Elle qualifie ces matériaux de puissants, mais admet : elle ne comprend pas encore comment les amener à l’auditeur.
Il y a aussi un calcul pragmatique : si on achète maintenant sa performance actuelle, cet argent ira à des dépenses spécifiques pour la sortie — paiement du travail des musiciens et de l’enregistrement, mixage, promotion de base. Dans le post, elle mentionne qu’elle veut régler les dettes et les dépenses pour les participants spécifiques à l’enregistrement, ainsi que terminer les étapes techniques sans lesquelles une chanson ne devient pas un produit.
Dans ce contexte, les médias ont rappelé sa biographie, que certains de l’audience avaient déjà oubliée. Aharon a commencé dans le groupe « Jeunes de Tel Aviv », a joué dans des séries, a servi dans l’ensemble du Corps de l’éducation et de la jeunesse, a animé des projets télévisés, a travaillé comme présentatrice sur une chaîne pour enfants et a quitté celle-ci au milieu des années 2000. Plus tard, elle a sorti de la musique et s’est parallèlement tournée vers d’autres activités.
Une autre ligne est sa vie après avoir quitté l’industrie : elle a raconté qu’elle avait étudié le shiatsu, s’était orientée vers le domaine thérapeutique, et qu’elle adopte un mode de vie plus « naturel » et fabriquait des produits de soin à la main.
La réaction à son post s’est répandue selon un schéma familier. Beaucoup ont soutenu : « tout le monde ne doit pas savoir vendre ce qu’il crée », « ce n’est pas honteux de déléguer la promotion », « la notoriété n’est pas synonyme de stabilité ». Il y a eu aussi des réactions plus froides — mais en somme, la discussion a mis en lumière un sujet dont on parle de plus en plus en Israël : comment les artistes survivent-ils entre le coût de la vie élevé, la charge familiale et un marché où l’attention se convertit rarement en argent sans une profession distincte de “promotion”.
Cette histoire n’est pas tant sur le « talent » — elle en a déjà, — mais sur l’écart entre la notoriété passée et la stabilité actuelle. Revenir dans l’industrie en 2026 signifie non seulement écrire à nouveau des chansons. Cela signifie trouver un pont entre l’auteur et le marché : une personne ou une équipe qui sait emballer la créativité, vendre des performances, établir une communication et transformer la musique en revenu fonctionnel.
Et si cette histoire a une suite, elle montrera non pas « qui a raison », mais si en Israël on trouve cette combinaison — artiste + management + distribution — qui sait sortir les gens du silence pour les ramener dans la profession.