En marge du Forum économique mondial à Davos, les dirigeants européens ont soudainement réajusté leurs priorités. Au lieu de discuter des garanties de sécurité pour l’Ukraine, le sujet clé est devenu la situation autour du Groenland — rapporte Financial Times, citant des sources dans les cercles diplomatiques.
Le changement d’agenda est devenu visible avant même le début des sessions officielles. La préparation des réunions et le format des discussions ont changé, et les questions concernant l’Ukraine sont passées au second plan face aux nouveaux risques en Arctique et aux menaces commerciales.
Comment l’agenda a changé
Initialement, la rencontre des conseillers à la sécurité nationale des pays occidentaux à Davos était prévue comme une discussion sur le soutien à Kiev et les garanties à long terme. Cependant, à la dernière minute, l’accent s’est déplacé vers le Groenland — en raison des menaces d’imposition de droits de douane et de la nécessité de désescalade.
Les capitales européennes, se préparant aux contacts avec Donald Trump, reconsidèrent leur tactique. L’Ukraine reste à l’ordre du jour, mais en mode « décision différée », tandis que l’Arctique et les risques commerciaux nécessitent une réaction immédiate.
Doutes des diplomates
Au sein des délégations, le scepticisme se fait entendre. Un diplomate a directement exprimé son doute : discuter des garanties de sécurité pour l’Ukraine à la même table que Trump est difficile en raison du manque de confiance. Ces sentiments, selon le FT, sont partagés par plusieurs équipes européennes.
Officiellement, il s’agit de pragmatisme. Officieusement, c’est une tentative d’éviter une confrontation directe au moment où Washington signale sa volonté de prendre des mesures strictes.
Mesures d’urgence de l’UE
Les sources du FT indiquent que les dirigeants de l’Union européenne préparent un sommet d’urgence cette semaine — probablement jeudi, juste après les contacts avec Trump. Le Premier ministre italien Giorgia Meloni a informé ses partenaires que le président américain montre un intérêt pour les compromis, bien que les paramètres de ces concessions ne soient pas encore clairs.
Le déclencheur a été l’escalade autour du Groenland ce week-end. Trump a alors déclaré son intention d’imposer des droits de douane contre huit pays ayant envoyé des militaires sur l’île, ce qui a provoqué une réaction vive des dirigeants européens et conduit à des consultations urgentes.
Et après à Davos
Le prochain cycle de discussions se déroulera directement à Davos du 19 au 23 janvier. Une attention particulière est accordée au discours annoncé de Trump le 21 janvier — on en attend des signaux sur le commerce, la sécurité et l’Arctique.
Dans cette configuration, le Groenland devient un test de la capacité de l’Europe à agir de manière coordonnée. La question ne concerne pas seulement la présence militaire, mais aussi les règles du jeu — des tarifs au contrôle stratégique de la région.
Ligne de tension arctique
Selon les experts, les méthodes de pression semblent dures et nécessitent des mesures de réponse de la part de l’UE. Les capitales européennes cherchent un équilibre entre désescalade et démonstration de leur volonté de défendre leurs intérêts.
Cet équilibre — entre l’Ukraine, l’Arctique et les relations transatlantiques — forme l’agenda réel de Davos cette année. Comment il sera mis en œuvre deviendra clair dans les prochains jours, suivis de près par NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.
