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Au Forum économique mondial de Davos, une présentation a été faite qui a immédiatement dépassé le cadre des discussions habituelles sur la reconstruction après-guerre. Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump, a présenté le soi-disant « master plan de la Nouvelle Gaza » — un projet ambitieux de reconstruction post-conflit de la Bande de Gaza.

La plateforme était Davos, et l’audience — des investisseurs mondiaux, des politiciens et des représentants d’institutions internationales. Au cœur du plan se trouvent de grands programmes de construction, l’édification de nouvelles villes et la création d’un aéroport international dans la région de Rafah. L’objectif final, selon Kushner, est « la paix entre Israël et les Palestiniens ».

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Kushner a déclaré que le déblaiement des ruines à Rafah « a déjà commencé », et que la prochaine étape sera la formation de la « Nouvelle Gaza ». Les promesses étaient des plus ambitieuses : emploi à cent pour cent, prospérité économique et « bons emplois » pour les habitants de l’enclave. Cependant, il a souligné que la sécurité et une « administration correcte » étaient des conditions clés.

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C’est ici que le plan passe sur le terrain politique. Selon Kushner, la « démilitarisation de Gaza » commencera, et le processus sera géré par un « gouvernement technocratique » palestinien, qui, comme il l’a dit clairement, devra travailler conjointement avec Hamas. Cette formulation a déjà suscité des réactions parmi les diplomates et les experts en sécurité.

Le projet prévoit le zonage du territoire de la Bande de Gaza et la construction, sur trois ans, de nouvelles villes pour deux à trois millions de personnes. Initialement, une zone pilote était envisagée, mais finalement, l’équipe de Kushner a décidé de présenter immédiatement une « reconstruction par étapes » de plusieurs zones — sans tests intermédiaires ni restrictions locales.

Une place particulière dans la présentation a été accordée à l’idée du soi-disant « Conseil de la paix ». Selon le concept, il doit « emprunter les meilleures pratiques mondiales » et ensuite les étendre — de la gestion urbaine aux systèmes de santé et d’éducation — au-delà du Moyen-Orient.

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En fait, Kushner a reconnu que le précédent « plan de paix en 20 points » ne reposait pas sur une expérience pratique. Dans ce contexte, Gaza est décrite comme un terrain expérimental où de nouveaux modèles de gestion et d’affaires seront testés dans des conditions réelles — avec une perspective de projets à l’échelle mondiale.

Anticipant les critiques et les réactions sarcastiques, Kushner s’est adressé aux journalistes et aux utilisateurs des réseaux sociaux avec une demande inhabituelle — « donner au plan 30 jours de silence ». Cette déclaration n’a fait qu’accentuer l’impression que le concept présenté à Davos oscille entre un projet politique, une présentation d’investissement et une expérience à haut risque.

Quelle que soit l’évaluation de ce « master plan », il est déjà devenu une partie de l’agenda international, où la discussion sur l’avenir de Gaza se déroule de plus en plus à l’intersection de la géopolitique et des affaires. C’est précisément à ce point que convergent aujourd’hui les intérêts des États, des investisseurs et de l’espace médiatique, comme l’écrit régulièrement NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, en enregistrant comment les initiatives mondiales se heurtent à la réalité de la région.

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