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Le 22 janvier, des pourparlers ont eu lieu au Kremlin entre le président de la Russie Poutine et le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. L’ordre du jour officiel semblait habituel : la situation dans la bande de Gaza, l’aide humanitaire, les contours possibles d’un règlement politique. Cependant, derrière les formules diplomatiques, un scénario familier réapparaît : Moscou utilise les conflits des autres pour légitimer sa propre agression.

Du côté russe, il a été rappelé la reconnaissance de l’État palestinien dès 1988 et le « soutien constant » à la partie palestinienne sur les plateformes internationales. Pour confirmer la gravité des intentions, Poutine a avancé un argument économique : selon lui, le commerce entre la Russie et l’Autorité palestinienne a triplé ces dernières années, malgré l’ampleur limitée des relations elles-mêmes.

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Un volet distinct de la conversation a été consacré à la thématique humanitaire. Le Kremlin a annoncé la livraison de plus de 800 tonnes de cargaisons humanitaires dans la région depuis le début du conflit actuel, et a également rappelé la formation d’environ 150 étudiants de l’Autorité palestinienne dans les universités russes. Dans ce même contexte, l’idée du « Conseil de la paix » de Donald Trump a été mentionnée : Poutine a déclaré être prêt à allouer jusqu’à un milliard de dollars pour soutenir la population palestinienne et reconstruire Gaza, précisant que les fonds sont pour l’instant gelés et discutés avec la partie américaine.

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La réponse de Mahmoud Abbas était prévisiblement bienveillante. Il a remercié la Russie pour son soutien politique et diplomatique de longue date, soulignant que les Palestiniens le ressentent depuis des décennies. En même temps, Abbas a imputé la responsabilité des événements tragiques actuels à la politique d’Israël à Gaza, en Judée et Samarie, ainsi qu’à Jérusalem, en mettant l’accent sur l’ampleur des pertes humaines.

Selon lui, les conséquences de la guerre dans la bande de Gaza sont catastrophiques : le nombre de morts et de blessés se compte par centaines de milliers, l’enclave est pratiquement détruite, une partie importante de l’infrastructure civile — des écoles aux lieux de culte — est hors service. En même temps, la partie palestinienne insiste sur le fait que les habitants de Gaza n’ont pas l’intention de quitter leurs terres et rejettent tout plan de réinstallation.

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Mais la question principale reste en dehors du cadre des déclarations officielles. La Russie, menant une guerre à grande échelle contre l’Ukraine, détruisant systématiquement des villes et des infrastructures civiles, tente aujourd’hui de se présenter comme un médiateur et un donateur d’aide humanitaire. Poutine, étant un agresseur et un terroriste de fait en Europe, utilise la rhétorique de la « paix » comme un outil de jeu géopolitique, tout en sapant la sécurité de l’Ukraine et en créant des risques supplémentaires pour Israël.

Pour Israël et l’Ukraine, cette rencontre au Kremlin n’est pas simplement un épisode diplomatique. C’est un rappel évident de la manière dont Moscou transforme les guerres en un instrument d’influence, et les slogans humanitaires en un prétexte à l’agression. Et c’est précisément pour cette raison que ces « initiatives de paix » doivent être abordées avec la plus grande lucidité et sans illusions.
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