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Huit personnes condamnées en Russie dans l’affaire de l’explosion sur le pont de Crimée en octobre 2022 ont lancé un appel public aux dirigeants mondiaux et aux organisations internationales de défense des droits de l’homme. Ils affirment n’avoir aucun lien avec l’organisation de l’explosion, avoir été utilisés à leur insu et être devenus partie d’une opération étrangère sans en comprendre la nature. Ce fait, soulignent les auteurs de l’appel, a été publiquement reconnu par l’ancien chef du SBU Vassili Maliouk.

L’appel est adressé au président des États-Unis Donald Trump, au président de la Russie Vladimir Poutine et au président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky. La lettre est également envoyée aux organisations internationales de défense des droits de l’homme. Les condamnés insistent : leur sort nécessite non pas une approche judiciaire formelle, mais une solution politique — une grâce ou une amnistie.

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Un appel au-delà de la logique judiciaire

Le texte de la lettre a été publié par le projet de défense des droits de l’homme Mémorial dans le cadre de l’initiative « Soutien aux prisonniers politiques ». Les auteurs soulignent : ils ne demandent pas la révision des preuves dans les tribunaux russes, mais exigent un examen humanitaire et politique de leur situation.

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Les huit personnes se décrivent comme des gens ordinaires — chauffeurs, logisticiens, entrepreneurs. Des gens vivant une vie quotidienne et n’ayant aucun lien avec des opérations spéciales ou des actions violentes. Aujourd’hui, ils sont qualifiés de « terroristes » et condamnés à la réclusion à perpétuité, bien qu’ils disent ne pas avoir compris à quoi ils participaient.

Logistique sans connaissance du contenu de la cargaison

L’argument clé des condamnés est l’absence d’intention. Leur participation, affirment-ils, se limitait à la logistique d’une cargaison civile. Il s’est avéré plus tard qu’elle était déguisée pour transporter un engin explosif.

Ils ne savaient pas et ne pouvaient pas savoir qu’il y avait des explosifs. Ils n’avaient pas accès à l’information sur le contenu, l’objectif du transport ou l’utilisation finale de la cargaison. C’est cette chaîne de circonstances qui, selon eux, a été fatale.

Un procès sans doutes

Même les déclarations publiques de l’ancien chef du SBU sur l’absence d’implication de ces personnes dans la préparation de l’explosion n’ont pas influencé le cours de l’affaire. Le procès a été lancé et s’est terminé par une condamnation maximale.

L’affaire s’est déroulée pratiquement sans attention publique. Aucune large discussion, expertise indépendante ou analyse de la version de l’utilisation des personnes « à l’aveugle » n’a suivi. Selon les défenseurs des droits de l’homme, les coupables ont été désignés avant même le début des audiences.

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Le prix de la condamnation — des familles détruites

Derrière les formulations juridiques se cachent des conséquences humaines concrètes. Les enfants des condamnés se retrouvent pratiquement sans pères et posent une question à laquelle personne ne répond : quand papa reviendra-t-il. Les épouses ont perdu leurs maris, les parents — leurs fils.

Ce côté de l’affaire est presque absent des rapports officiels, mais c’est précisément lui qui, selon les défenseurs des droits de l’homme, rend la situation non seulement juridique, mais aussi humanitaire.

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Contexte politique et condamnés « invisibles »

Dans le contexte des contacts continus et des négociations informelles entre la Russie et l’Ukraine, le sujet des amnisties et des solutions humanitaires est périodiquement soulevé. Cependant, ces huit personnes restent hors de portée.

Ils ne sont pas des prisonniers de guerre. Pas des militants publics. Pas des figures de la scène politique. C’est pourquoi leur situation est particulièrement vulnérable — ils ne s’inscrivent dans aucun scénario politique commode.

Appel à l’humanité

Les auteurs de l’appel reconnaissent : dans le contexte de la guerre, des milliers de morts et de villes détruites, leur sort peut sembler secondaire. Mais ils insistent — les solutions humanitaires sont testées précisément dans de tels cas.

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Leur demande est adressée directement aux dirigeants mondiaux : écouter, prêter attention et trouver un mécanisme politique qui leur permettra de retrouver la liberté et de revoir leurs familles.

À la fin de l’appel, les noms sont énumérés :

Artyom Azatyan,
Georgiy Azatyan,
Oleg Antipov,
Alexandre Bylin,
Vladimir Zloba,
Roman Solomko,
Artur Terchanyan,
Dmitry Tyazhelykh.

Huit personnes condamnées à la réclusion à perpétuité dans l’affaire de l’explosion — sans intention prouvée et sans reconnaissance de participation à sa préparation. Une histoire qui reste un test de « légalité » et de volonté politique — et que NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency documente aujourd’hui.

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