L’Autorité des aéroports d’Israël et le ministère des Transports préparent des scénarios en cas d’escalade possible avec l’Iran. Pour l’instant, l’aéroport international Ben Gourion fonctionne normalement, les vols sont effectués selon l’horaire, cependant, les plans opérationnels en cas de guerre sont déjà prêts.
Selon la chaîne 12, il s’agit d’un passage immédiat à un régime de sécurité aérienne d’urgence – avec la fermeture de l’espace aérien, le transfert des avions et la création de routes alternatives pour le retour des Israéliens chez eux.
Ce qui se passera dans les premières heures de l’escalade
Fermeture de l’espace aérien
En cas de début de conflit militaire, l’espace aérien d’Israël sera immédiatement fermé aux vols civils. C’est une mesure standard en cas de menace de missile et de risque d’attaques sur les infrastructures stratégiques.
L’expérience des précédentes escalades a montré qu’un retard dans la fermeture de l’espace aérien peut entraîner le chaos dans les horaires et une menace pour la sécurité des équipages.
Transfert des avions israéliens à l’étranger
Les avions israéliens, avec leurs équipages, seront rapidement transférés vers les aéroports étrangers les plus proches. Parallèlement, une évacuation urgente des équipages des compagnies aériennes étrangères est prévue.
Ce point est crucial : les transporteurs étrangers doivent être assurés que, en cas de crise, leur personnel pourra quitter rapidement le pays. Ce sont précisément ces garanties qui permettent aux compagnies aériennes internationales de continuer à voler vers Israël même en période de tension.
Comment les Israéliens seront rapatriés
Itinéraires de contournement via la Jordanie
Pour les citoyens israéliens se trouvant à l’étranger, des schémas alternatifs de retour sont préparés. Une des options est des vols vers la Jordanie suivis d’une traversée terrestre de la frontière.
Ce modèle a déjà été utilisé dans le passé et a montré une efficacité relative lors de crises à court terme.
Navettes maritimes depuis Chypre
Le lancement de « navettes » maritimes depuis Chypre est à nouveau discuté. Cependant, les experts sont sceptiques quant à la possibilité de réaliser ce scénario à grande échelle.
Très probablement, comme auparavant, il s’agira de quelques paquebots de croisière que l’État pourra affréter en urgence. C’est une solution temporaire, capable de soulager partiellement le flux de retour, mais pas de remplacer une liaison aérienne complète.
Points de rassemblement centraux à l’étranger
La création de « points de rassemblement centraux » en Europe, à Dubaï et aux États-Unis est prévue. Les Israéliens pourront se rendre eux-mêmes dans les grands hubs internationaux, d’où des vols spéciaux de rapatriement seront organisés.
Ce schéma permet de centraliser la logistique et de réduire la charge sur le système aérien israélien en période de crise.
Comme le note NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, de telles mesures ne signifient pas l’inévitabilité de la guerre, mais reflètent une stratégie de minimisation des risques pour l’aviation civile et la population.
Pourquoi c’est important maintenant
La tension régionale autour de l’Iran reste élevée. Les menaces de missiles et les éventuelles frappes sur des cibles stratégiques font de l’infrastructure aérienne l’une des premières zones à risque.
L’aéroport Ben Gourion est un nœud de transport clé du pays. Sa fermeture, même pour quelques jours, affecte l’économie, le tourisme, les négociations commerciales et le retour des réservistes.
Les plans de réponse d’urgence permettent de réduire le chaos dans les premières heures de la crise. Cependant, beaucoup dépendra de l’ampleur du conflit et de sa durée.
Pour l’instant, l’aéroport fonctionne normalement. Mais la préparation à un passage rapide à un format d’urgence est un signal que les autorités israéliennes considèrent le scénario d’escalade comme réel et nécessitant une préparation logistique claire.
