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En Ukraine, un pas important a été franchi contre l’antisémitisme dans le contexte de la guerre

Le 14 avril 2026, le grand rabbin d’Ukraine, Moshe Reuven Asman, a publiquement remercié le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la Verkhovna Rada pour l’adoption d’une loi sur la responsabilité pénale pour les manifestations d’antisémitisme. Dans sa position, il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’un geste symbolique, mais d’une décision importante et opportune qui fixe au niveau de l’État : la haine, la discrimination et les appels à la violence ne doivent pas avoir leur place dans la société ukrainienne.

Pour le public israélien, cette nouvelle revêt une importance particulière.

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Dans les conditions de guerre, de pression extérieure et de tentatives constantes de déstabiliser l’Ukraine, la question de l’attitude envers la communauté juive, des droits des minorités et de la protection de la dignité humaine devient non pas un sujet secondaire, mais l’un des marqueurs de la maturité de l’État. C’est pourquoi la déclaration du grand rabbin d’Ukraine dépasse le cadre d’une simple gratitude et se transforme en un signal politiquement et moralement important.

Asman a directement lié l’adoption de la loi à la situation actuelle dans le pays. Selon lui, surtout maintenant, lorsque la Russie tente de déstabiliser l’Ukraine de l’intérieur et utilise pour cela ceux qui cherchent à semer la discorde, la réaction de l’État à l’antisémitisme devient une question de stabilité intérieure et de sécurité publique. Dans cette logique, la lutte contre l’antisémitisme n’est pas seulement la protection des Juifs, mais aussi la protection de l’Ukraine elle-même contre la décomposition par la haine.

Pourquoi cette loi est-elle importante non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour Israël

Pour Israël, toute mesure liée à la protection législative de la communauté juive à l’étranger est toujours examinée attentivement. Surtout lorsqu’il s’agit d’un pays en état de grande guerre et qui tente en même temps de préserver le cadre démocratique, l’unité intérieure et la confiance entre les différents groupes de la population.

Ici, le contexte plus large est également important. Ces dernières années, le thème de l’antisémitisme en Europe est redevenu une partie de l’agenda politique sérieux. Dans ce contexte, la décision de Kiev de renforcer la responsabilité pénale pour de telles manifestations apparaît comme une tentative de ne pas reporter le problème à plus tard et de ne pas se limiter à des déclarations.

Pour les Israéliens, qui comprennent bien le prix de la mémoire historique et les conséquences de la haine publique, de telles mesures sont particulièrement visibles. Ce n’est plus seulement une question de rhétorique, mais une question de savoir si l’État est prêt à tracer une ligne rouge non seulement en paroles, mais dans le domaine juridique.

Moshe Reuven Asman a défini un principe : un État fort se construit sur le respect de la dignité humaine

Dans son discours, le grand rabbin d’Ukraine a formulé une pensée qui dépasse largement une initiative législative spécifique. Il a souligné qu’un État fort est un État où la dignité de chaque personne est respectée. Cette formule semble simple, mais dans les conditions de guerre, elle prend une profondeur particulière.

Lorsque le pays est confronté à une menace militaire, tout pouvoir est tenté de reléguer les questions des droits de l’homme, de l’éthique publique et de la protection des minorités au second plan. Mais c’est précisément dans ces périodes que l’on voit s’il s’agit d’un État qui protège tous ses citoyens ou simplement d’un système occupé à survivre à tout prix. La position d’Asman montre que pour une partie de la direction religieuse et publique ukrainienne, la réponse à cette question est fondamentale.

Il convient également de prêter attention à la nuance politique de ses propos. L’évocation des tentatives de la Russie de déstabiliser l’Ukraine de l’intérieur par la discorde signifie que l’antisémitisme est considéré non seulement comme un mal social, mais comme un outil de subversion de la société. Ce n’est plus seulement une question de morale, mais aussi de sécurité nationale.

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La loi contre l’antisémitisme comme élément de stabilité intérieure

C’est précisément à cet endroit que le sujet prend une importance supplémentaire pour le lecteur en Israël. Israël vit depuis longtemps dans une réalité où la haine publique, la radicalisation et les appels à la violence peuvent être utilisés contre l’État comme partie d’une stratégie de pression plus large. Par conséquent, l’expérience ukrainienne dans ce cas est lue non pas comme une nouvelle interne abstraite, mais comme un exemple de la manière dont un pays tente de se renforcer par la protection juridique de la dignité humaine.

НАновости — Новости Израиля | Nikk.Agency voit dans un tel scénario non seulement un thème juif au sens étroit, mais aussi un processus plus large : l’Ukraine cherche à montrer que même en temps de guerre, elle n’est pas prête à laisser de la place à la haine, à la discrimination et à l’incitation à la discorde au sein de sa propre société.

C’est particulièrement important dans le contexte des tentatives de Moscou d’imposer au monde extérieur une image déformée de l’Ukraine. Lorsque le grand rabbin d’Ukraine remercie publiquement le président pour le renforcement de la responsabilité pour l’antisémitisme, cela devient aussi une réponse directe à ceux qui ont tenté pendant des années de construire des schémas de propagande autour de ce sujet.

Que signifie cette étape dans un contexte historique et social plus large

La protection contre l’antisémitisme est un indicateur de la maturité politique d’un pays

Ces dernières années, l’Ukraine s’est retrouvée à plusieurs reprises au centre des discussions internationales sur la mémoire, l’identité, la guerre et les droits des minorités. Dans ce contexte, l’ancrage législatif de la responsabilité pénale pour les manifestations d’antisémitisme fonctionne comme un signe important vers l’extérieur : le pays veut être évalué non pas par la propagande de l’adversaire, mais par les institutions réelles, les décisions et les actions.

Pour les communautés juives dans le monde, et surtout pour Israël, c’est aussi un signal significatif. Il montre que l’État ukrainien cherche non seulement à déclarer la lutte contre la haine, mais aussi à former une barrière juridique plus claire contre elle. Cette approche est importante aussi parce que l’antisémitisme existe rarement en isolation. Là où la société tolère la haine des Juifs, l’espace pour d’autres haines s’élargit tôt ou tard.

C’est pourquoi la réaction de Moshe Reuven Asman semble logique. La gratitude pour cette loi est la reconnaissance que l’État a entendu le danger et a décidé de réagir non pas par des mots généraux, mais par un outil concret. Dans les conditions actuelles, cela se lit comme un signe de responsabilité, et non de formalité.

Dans un sens plus large, cette histoire est importante aussi parce qu’elle ramène au centre de l’attention une pensée simple mais fondamentale : un pays fort n’est pas celui qui parle le plus fort de lui-même, mais celui qui sait protéger la dignité humaine même dans les moments les plus difficiles. C’est ainsi que de telles décisions sont perçues en Israël, où la mémoire de la vulnérabilité juive est toujours étroitement liée à l’exigence que l’État soit non seulement fort, mais aussi moralement clair.