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Naftali Bennett et Yair Lapid ont annoncé le 26 avril 2026 une union politique avant les élections de 2026. Le nouveau parti devrait s’appeler « Ensemble — sous la direction de Naftali Bennett », et cette démarche est déjà qualifiée de tentative de rassembler le camp dispersé des opposants à Benjamin Netanyahou en une structure politique plus forte. Les médias israéliens et internationaux ont rapporté l’union à venir le 26 avril 2026.

Pour Israël, ce n’est pas simplement un autre remaniement préélectoral. Il s’agit d’une tentative de changer la logique même de la campagne : ne pas diviser les voix entre les partis qui s’adressent à un public similaire, mais se présenter aux électeurs avec une formule claire — Bennett à la tête, Lapid à ses côtés, l’objectif principal étant le changement de pouvoir.

Pourquoi cette union est devenue un événement politique

Même avant l’union, le parti de Bennett apparaissait dans les sondages comme l’un des principaux concurrents du Likoud. Reuters écrit que Bennett est devenu le plus proche rival de Netanyahou, et l’union avec Lapid devrait renforcer les chances de l’opposition aux prochaines élections.

Mais dans cette histoire, l’arithmétique des mandats n’est pas la seule chose importante.

Bennett et Lapid sont des politiciens différents. Ils ont un style différent, une biographie différente, un public différent et des racines politiques différentes. Bennett vient du camp national-religieux de droite, Lapid a longtemps représenté le centre et l’électorat libéral laïque. Pour une partie des électeurs, ils se trouvent même dans des mondes politiques différents.

C’est précisément pourquoi leur union semble plus remarquable qu’un bloc ordinaire.

Ils ont déjà travaillé ensemble dans le « gouvernement du changement » après les élections de 2021. À l’époque, leur coalition était complexe, hétérogène et fragile, mais c’est elle qui a temporairement mis fin à la longue période de règne ininterrompu de Netanyahou. Maintenant, Bennett et Lapid essaient à nouveau d’utiliser le même principe : des forces différentes peuvent agir ensemble si elles considèrent la menace de division du pays plus importante que la concurrence personnelle.

Le nom « Ensemble » comme signal politique

Le nom du nouveau parti — « Ensemble » — n’a pas été choisi par hasard. Dans la politique israélienne, où ces dernières années, on entend souvent les mots « division », « trahison », « les nôtres » et « les autres », la formule même du mouvement conjoint devient une partie du message.

Ce n’est pas seulement un appel aux partisans de Bennett ou de Lapid.

C’est une tentative de dire au centre israélien, aux modérés de droite, à une partie des anciens électeurs du Likoud et à ceux qui sont fatigués de la guerre politique constante : on peut débattre, mais il n’est pas nécessaire de détruire le pays de l’intérieur. On peut avoir des opinions différentes sur la religion et l’État, la sécurité, l’économie, le système judiciaire, l’armée et le statut des ultra-orthodoxes — mais tout en reconnaissant que l’État est plus important que la haine partisane.

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La question principale est de savoir si l’alliance peut devenir plus qu’un calcul préélectoral

Politiquement, le geste de Bennett et Lapid semble pragmatique. Lapid, selon les publications israéliennes, devrait soutenir le leadership de Bennett, et non exiger un modèle de rotation égalitaire, comme cela a été le cas dans le passé. Les médias israéliens écrivent également qu’un espace est laissé à Gadi Eisenkot pour une éventuelle adhésion à l’union.

C’est un détail important.

Si l’alliance se limite à une simple union technique des listes, elle peut apporter un gain en mandats, mais ne changera pas nécessairement le climat politique. Si Bennett et Lapid peuvent montrer un autre modèle de comportement — sans destruction mutuelle, sans recherche constante d’ennemis internes, sans transformer chaque opposant en menace pour l’État — alors ce ne sera plus simplement une manœuvre préélectorale.

La société israélienne a besoin d’un tel signal en ce moment.

Après le 7 octobre, la guerre, la crise de confiance dans les institutions, les débats sur la responsabilité du leadership et les lourds conflits internes, le pays vit dans un état de tension politique et émotionnelle. Toute campagne risque de se transformer à nouveau en une lutte non pas de programmes, mais de camps, où un Israélien regarde l’autre comme un ennemi.

Dans ce contexte, l’union de Bennett et Lapid peut devenir un test : les dirigeants sont-ils capables de parler non seulement de victoire sur Netanyahou, mais aussi de rétablissement d’un langage politique normal.

Pour les Israéliens russophones, c’est aussi un sujet important

Le public russophone en Israël vote souvent non seulement selon des slogans idéologiques, mais aussi selon le sentiment de gouvernabilité, de sécurité, de responsabilité personnelle des dirigeants et de capacité de l’État à tenir en crise. Par conséquent, la nouvelle alliance de Bennett et Lapid sera évaluée non pas par un beau nom, mais par des questions concrètes.

Qui assurera la sécurité ? Qui pourra diriger le pays après la guerre ? Qui répondra sur les réservistes, l’économie, le nord, le sud, les otages, l’Iran, le Hamas, le Hezbollah et l’isolement international ? Qui est capable de former un cabinet qui fonctionnera, et pas seulement survivre ?

C’est dans ce contexte que НАновости — Новости Израиля | Nikk.Agency considère l’union de Bennett et Lapid comme un événement qui dépasse le cadre de la chronique partisane. C’est une tentative de rassembler à nouveau le centre de gravité politique dans un pays où la société est fatiguée de la mobilisation constante contre les « autres » à l’intérieur même d’Israël.

Comment cette alliance peut-elle changer les élections de 2026

La principale force du nouveau bloc réside dans la possibilité d’agrandir le camp de l’opposition. Moins il y a de partis qui se disputent le même électorat, plus il est facile pour l’électeur de comprendre qui prétend réellement au pouvoir.

Mais il y a aussi des points faibles.

Bennett devra expliquer aux électeurs de droite pourquoi l’alliance avec Lapid ne signifie pas un virage à gauche. Lapid devra expliquer à son public pourquoi il est prêt à passer en deuxième position et à soutenir le leadership d’un politicien avec une biographie idéologique différente. Tous deux devront prouver qu’il ne s’agit pas seulement d’un désir de vaincre Netanyahou, mais d’un programme pour le pays.

Ce programme doit être plus large que le slogan « tout sauf Bibi ».

Les Israéliens ont déjà vu de nombreux blocs politiques qui se sont unis contre une seule personne, mais qui ont ensuite été confrontés à la question : et après ? Comment gouverner ? Comment prendre des décisions ? Comment ne pas s’effondrer au premier conflit sérieux ?

Le premier pas est fait, mais le principal examen est à venir

Bennett et Lapid ont fait un geste qui peut changer la configuration des élections de 2026. Il ne garantit pas la victoire, n’élimine pas les contradictions internes et n’annule pas les questions difficiles auxquelles Israël est confronté.

Mais il montre une chose importante : même des politiciens avec des opinions différentes et des électeurs différents peuvent s’entendre s’ils considèrent l’objectif suffisamment sérieux.

Dans un pays où les adversaires politiques sont trop souvent diabolisés et où le désaccord se transforme en accusation de trahison, c’est déjà en soi un signal notable. La société israélienne a besoin non seulement d’une nouvelle liste sur le bulletin de vote. Elle a besoin de la possibilité de parler à nouveau de l’avenir sans le langage constant de l’hostilité civile.

La question est maintenant de savoir si Bennett et Lapid peuvent transformer le mot « Ensemble » du nom du parti en une pratique politique réelle.