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La Syrie participe pour la première fois à des exercices à l’étranger après Assad

Les militaires syriens ont participé aux exercices internationaux EFES-2026 en Turquie — c’est devenu un signal notable pour toute la région après la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Les exercices se sont déroulés dans la région d’Izmir, y compris la baie d’Izmir et le terrain de Doganbey. Selon des sources turques et régionales, environ 50 pays y ont participé, y compris des membres de l’OTAN — les États-Unis, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et d’autres États. Au total, il s’agit de plus de 10 000 militaires, dont environ 1 305 provenant de pays partenaires et alliés de la Turquie.

Pour Damas, ce n’est pas simplement un épisode militaire. C’est la première sortie de l’armée syrienne sur une grande scène internationale de ce niveau après le changement de pouvoir et le début de la restructuration des institutions de sécurité.

Ce que faisaient exactement les militaires syriens

Selon Janes, la Syrie a envoyé un petit groupe à EFES-2026 : 20 militaires et 11 observateurs. Ils ont participé à des éléments de préparation aéroportée et de tir de sniper. D’autres rapports mentionnent également des manœuvres blindées, mais ce détail est plus souvent relayé par des sources secondaires, il est donc plus correct de le présenter comme une partie des rapports sur le programme, plutôt que comme un fait définitivement confirmé.

SANA a écrit que la participation syrienne est liée au désir du ministère de la Défense du pays d’acquérir de l’expérience dans les exercices conjoints, d’étudier les méthodes de coordination, l’organisation de la préparation et les approches modernes du travail des armées dans un environnement de combat multi-niveaux.

Le chef d’état-major syrien est arrivé en Turquie

Un poids politique distinct a été donné à l’événement par l’arrivée du chef d’état-major de l’armée syrienne, le général de division Ali al-Naasan. Selon SANA, il est arrivé en Turquie le 20 mai 2026 avec un groupe d’officiers et a rencontré le chef d’état-major de l’armée turque, Selçuk Bayraktaroglu.

La visite était liée non seulement à l’observation de la phase finale d’EFES-2026, mais aussi à la démonstration d’un nouveau niveau de contact militaire entre Ankara et Damas.

Pourquoi c’est important pour Ankara

La Turquie montre qu’après la chute d’Assad, elle entend jouer un rôle clé dans la formation de la nouvelle architecture militaire syrienne. Auparavant, Reuters avait rapporté que la coopération militaire turco-syrienne incluait déjà la formation, les consultations, le soutien technique et l’utilisation de l’infrastructure turque pour la préparation des militaires syriens.

Pour Ankara, cela fait partie d’une ligne plus large : contrôler la direction nord-syrienne, faire pression sur les forces kurdes, limiter l’influence iranienne et établir la Turquie comme principal partenaire extérieur du nouveau pouvoir syrien.

Ce que cela signifie pour Israël

Pour Israël, la participation de la Syrie à EFES-2026 n’est pas une simple nouvelle de la chronique militaire. Il s’agit d’un pays qui, après de longues années de guerre, d’influence iranienne et de désintégration interne, tente de reconstituer son armée, d’obtenir une légitimité internationale et de s’intégrer dans de nouveaux formats régionaux.

НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère cet épisode avant tout à travers le prisme israélien : si la nouvelle armée syrienne se renforce sous le patronage turc, cela pourrait changer l’équilibre dans la direction nord, y compris le Golan, le Liban, le facteur kurde et l’influence résiduelle de l’Iran.

Cependant, il ne faut pas tirer la conclusion hâtive que la Syrie est déjà devenue un partenaire militaire à part entière de l’OTAN. Formellement, il s’agit de la participation à des exercices internationaux turcs, où se trouvaient également des armées de pays de l’OTAN, des États partenaires et de nouveaux acteurs régionaux. Mais le simple fait de la présence des militaires syriens sur une telle scène montre que Damas n’est plus isolé comme sous l’ancien régime.

La nouvelle Syrie cherche sa place entre la Turquie, l’Occident et la région

Après la chute du régime d’Assad, la Syrie sous la direction d’Ahmed al-Sharaa revient progressivement dans les formats internationaux. Reuters a déjà rapporté l’élargissement des contacts de la Syrie avec le G7 et une révision partielle de la politique de sanctions à l’égard des nouvelles institutions syriennes.

Dans ce contexte, EFES-2026 apparaît comme un symbole militaire de la même tendance : le nouveau pouvoir syrien tente de montrer qu’il est capable d’être non seulement un objet de crise, mais aussi un participant à la sécurité régionale.

Pour Israël, la question principale reste ouverte : cette restructuration de la Syrie deviendra-t-elle un facteur de stabilisation aux frontières nord ou créera-t-elle avec le temps un nouveau défi plus organisé et moins prévisible.