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Autour de Gaza, le même cercle tourne à nouveau : les médiateurs parlent de progrès, les sources promettent des formules, le Hamas fait semblant d’être prêt à faire des concessions, et le lendemain, tout revient presque au point de départ.

Hier, « Ash-Sharq al-Awsat » a rapporté que le Hamas aurait accepté de remettre les armes à la « partie palestinienne ». Aujourd’hui, les sources d’« Al-Hadas » affirment déjà le contraire : aucun accord sur une telle formule n’existe.

Pour Israël, ce n’est pas un détail technique des négociations. C’est une question de sécurité, de contrôle sur Gaza, de l’avenir du sud du pays et de savoir si le 7 octobre se répétera sous une autre forme dans quelques années.

Les médiateurs tentent de sauver l’accord sur Gaza

Selon « Al-Hadas », l’Égypte, le Qatar et la Turquie poursuivent leurs efforts pour empêcher l’accord de paix sur Gaza de s’effondrer complètement et pour le faire avancer vers une deuxième étape.

Le principal point de discorde est le désarmement du Hamas. C’est précisément ce qui reste le principal obstacle entre de belles déclarations diplomatiques et la sécurité réelle sur le terrain.

Les sources du canal ont rapporté mercredi que le Hamas n’avait pas accepté la formule proposée par les médiateurs. Il a été souligné séparément : le mouvement n’a pas encore accepté de remettre les armes à la partie palestinienne.

Hier, il y avait une version, aujourd’hui une autre

La veille, un responsable palestinien bien informé affirmait que les médiateurs et le Hamas avaient prétendument convenu d’une formule conditionnelle sur la question de la limitation du nombre d’armes des groupes palestiniens dans la bande de Gaza.

Mais déjà un nouveau signal des sources arabes montre : aucune décision finale n’existe. Le Hamas continue de négocier, change de ton et lie les armes à des conditions qui semblent extrêmement problématiques pour Israël.

Il ne s’agit pas seulement de dépôts, de fusils automatiques ou de roquettes. Pour le public israélien, c’est une question de savoir qui contrôlera Gaza après la guerre : une structure civile, un mécanisme international ou à nouveau un groupe armé qui a construit des tunnels, fabriqué des roquettes et détenu des otages pendant des décennies.

Le Hamas lie les armes au retrait de Tsahal et à la reconstruction de Gaza

Selon une source palestinienne, le Hamas lie la question de l’armement au retrait complet des troupes israéliennes de la bande de Gaza, à la cessation de toutes les conséquences de la guerre et à la reconstruction de l’enclave.

C’est ici que commence le principal conflit d’intérêts. Israël insiste sur le fait que la remise des armes doit précéder le passage à la deuxième étape du plan de paix proposé par le président américain Donald Trump. La logique est simple : d’abord la sécurité, puis les mécanismes politiques et économiques.

Le Hamas, à en juger par les fuites, veut l’ordre inverse. D’abord le retrait, la reconstruction et la levée effective de la pression, et la question des armes ensuite, conditionnellement, partiellement et dans le cadre d’une certaine « partie palestinienne ».

Pour Israël, un tel schéma ressemble à un piège risqué. Si l’infrastructure armée du Hamas est préservée ne serait-ce que partiellement, la bande de Gaza pourrait redevenir une base de pression sur Sderot, Ashkelon, Beeri, Nir Oz, Kfar Aza et tout le sud du pays.

Pourquoi la formule « partie palestinienne » soulève des questions

L’expression même « remettre les armes à la partie palestinienne » sonne diplomatique, mais trop vague.

À qui exactement ? À l’administration palestinienne ? À un nouveau comité ? À une structure de sécurité sous contrôle arabe ? À des personnes qui pourraient demain être liées aux mêmes groupes ? Sans mécanisme clair de vérification, une telle formule pourrait se transformer non pas en désarmement, mais en reconditionnement des armes sous un autre nom.

C’est pourquoi il est important pour le lecteur israélien de regarder non seulement les gros titres, mais aussi les détails. НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency dans ce contexte attire l’attention sur l’essentiel : les négociations autour de Gaza ne peuvent être évaluées par les mots « progrès » ou « accord » tant qu’il n’est pas clair qui contrôle réellement les armes, les tunnels, les dépôts, les roquettes et les unités de combat.

Rencontres au Caire et question principale pour Israël

Une délégation de la direction du Hamas dirigée par Khalil al-Hayya, l’un des dirigeants du mouvement à Gaza, a tenu ces derniers jours une série de réunions intensives au Caire.

Parmi les participants au processus de négociation figurent le Premier ministre du Qatar, des représentants des services de renseignement égyptiens et des responsables turcs. Cela montre qu’il ne s’agit pas seulement d’un marchandage israélo-palestinien autour de l’accord, mais d’un processus régional plus large impliquant des pays, chacun poursuivant ses propres intérêts.

Le Qatar cherche à maintenir son rôle de médiateur clé. L’Égypte tente de garder le contrôle sur la direction sud et d’empêcher le chaos à sa frontière. La Turquie renforce sa présence politique dans le dossier palestinien. Et Israël, contrairement aux médiateurs, ne vit pas avec des formulations sur papier, mais avec les conséquences de toute erreur à la frontière.

Que va-t-il se passer ensuite

Pour l’instant, la situation est la suivante : les médiateurs cherchent un compromis, le Hamas ne consent pas à une remise directe des armes, et Israël est peu susceptible d’accepter un schéma où le mouvement obtient d’abord le retrait des troupes et la reconstruction, tandis que la question du désarmement reste en suspens.

Le principal problème n’est pas que les négociations soient difficiles. Le principal problème est que le Hamas tente de transformer le désarmement d’une condition de sécurité obligatoire en un objet de marchandage politique sans fin.

Pour Israël, c’est un carrefour crucial. Si la deuxième étape de l’accord est construite sur des promesses floues, le pays risque de ne pas obtenir la fin de la guerre, mais une pause avant une nouvelle menace. Si les armes sont effectivement retirées, vérifiées et retirées du contrôle des structures terroristes, alors Gaza pourrait avoir une chance pour une autre réalité.

Pour l’instant, aucune confirmation de cela n’existe.