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La nouvelle année a commencé pour le Kremlin avec des signaux désagréables. L’arrestation du dictateur vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines et l’instabilité croissante en Iran remettent en question l’architecture même des alliances sur lesquelles reposait la politique étrangère de la Russie. L’année 2026 apparaît de plus en plus comme un tournant après lequel les anciens accords cesseront de fonctionner.

Dans le contexte de la guerre prolongée en Ukraine, la position de Poutine semble plus vulnérable que jamais ces dernières années. Les tentatives de détourner l’attention avec des récits sur une « fausse attaque » contre sa propre résidence ont coïncidé avec des événements bien plus douloureux : la chute du partenaire vénézuélien et l’éruption de manifestations massives en Iran après un affrontement militaire infructueux avec Israël.

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La soi-disant « opération spéciale », conçue comme une victoire rapide, a révélé des faiblesses systémiques — de l’armée à l’économie. Sous la pression des sanctions et avec un cercle d’alliés qui se rétrécit, Moscou ressemble de plus en plus à un centre de pouvoir sans soutien.

Venezuela : la fin du soutien pétrolier

Le Venezuela, possédant les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde — environ 300 milliards de barils —, est devenu sous les années de gouvernance des successeurs d’Hugo Chávez un symbole de la dégradation de l’État. Nicolás Maduro a misé non pas sur les réformes, mais sur la confrontation et l’isolement.

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L’économie s’est effondrée, la pauvreté est devenue la norme, et le trafic de drogue s’est transformé en l’une des principales sources de survie du régime. La coopération avec la Russie, d’un partenariat pragmatique, s’est rapidement transformée en une alliance de sauvetage — les deux parties avaient besoin l’une de l’autre comme contrepoids à l’Occident.

Les actions décisives des États-Unis ont annulé cette construction. L’opération d’arrestation de Maduro et de son épouse par les forces spéciales n’a pas seulement été un geste spectaculaire, mais un signal direct : l’influence du Kremlin en Amérique latine est arrivée à son terme.

Iran : protestation sans peur

Parallèlement, l’Iran entre dans une nouvelle phase de crise interne. Cette fois, les manifestations dépassent les groupes sociaux habituels et touchent des couches de la population auparavant considérées comme loyales au régime. L’économie du pays est en mauvais état, le rial est dévalué, et la pénurie alimentaire devient une réalité quotidienne.

Dans le même temps, le régime continue de financer des projets extérieurs — de « Hezbollah » à Hamas, en investissant dans les drones, les missiles et les développements militaires. Après le conflit avec Israël, l’Iran s’est retrouvé dans une position vulnérable, et la peur de la rue a cessé d’être un facteur dissuasif.

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Pour la première fois depuis longtemps, les manifestants s’unissent ouvertement autour de symboles d’alternative, y compris la figure de Reza Pahlavi. Dans certains cas, les forces de sécurité préfèrent ne pas intervenir. C’est un signe inquiétant pour la théocratie, qui s’est maintenue pendant des décennies grâce au contrôle et à la peur.

Rupture de l’axe Téhéran – Caracas

La chute de Maduro se fait douloureusement ressentir à Téhéran. Ces dernières années, un solide alliance s’est formée entre l’Iran, le « Hezbollah » et le Venezuela, définitivement établie en 2022 sous le slogan de la résistance commune à l’influence américaine.

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L’Amérique latine est devenue pour les structures iraniennes une zone logistique et financière importante. Maintenant, ce réseau se fissure. Le démantèlement d’un des nœuds met en péril toute la construction, dans laquelle le Kremlin était inscrit comme garant politique.

Un monde au bord de la réorganisation

Le contraste est également frappant dans la réaction médiatique. Les manifestations massives en Iran restent à la périphérie de l’attention, tandis que les conflits à Gaza sont discutés en continu. Les critiques des actions des États-Unis au Venezuela ignorent souvent la nature même du régime de Maduro — autoritaire, corrompu et étroitement lié aux structures criminelles.

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Les événements des derniers mois rappellent de plus en plus le début d’une redistribution des forces. Déjà en 2014, Henry Kissinger avertissait que sans interaction consciente des grandes puissances, le monde risquait de sombrer dans le chaos. Aujourd’hui, ce risque n’est plus théorique.

Si l’Europe et les pays démocratiques veulent conserver leur influence et leur sécurité, ils devront agir de manière concertée et pragmatique, plutôt que de réagir après coup. L’année 2026 devient un test de la capacité du monde à s’adapter à une nouvelle réalité — une réalité où les anciens axes s’effondrent et où de nouvelles règles ne font que se former. C’est précisément ces processus que NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency suit de près.

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