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L’annonce de la recherche internationale des hommes d’affaires Timur Mindich et Alexander Zuckerman dans l’affaire «Midas» ne conduira probablement pas à leur retour en Ukraine. Les raisons principales sont la citoyenneté israélienne des personnes concernées et les particularités de la législation locale, qui limitent considérablement l’extradition.

C’est ce qu’a déclaré sur la chaîne de télévision «Apostrophe» l’ancien procureur militaire en chef de l’Ukraine (2019-2020) Viktor Chumak. Selon lui, même le lancement de la procédure d’Interpol n’est pas synonyme d’arrestation automatique et de remise des suspects à un autre pays.

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La simple émission d’une «notice rouge» est un processus long et bureaucratique. Interpol vérifie soigneusement les preuves et les documents, et les étapes suivantes dépendent non pas de l’organisation, mais des lois de l’État sur le territoire duquel se trouve la personne recherchée. Ce sont précisément les tribunaux nationaux et les autorités qui décident des questions de détention, d’arrestation et d’éventuelle extradition.

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Dans le cas israélien, la procédure commence par l’examen des documents au ministère de la Justice. Ensuite, les documents sont transmis au tribunal de Jérusalem, qui rend une décision préliminaire sur l’admissibilité de l’extradition. Et à ce stade, la situation se complique généralement.

Si le suspect est citoyen israélien, les chances de son extradition sont minimes. Israël n’extrade traditionnellement pas ses propres citoyens, et cela est ancré dans la pratique juridique.

«Si Mindich et Zuckerman ont des passeports israéliens et sont citoyens israéliens, la probabilité de leur extradition est extrêmement faible», a souligné Chumak.

Même dans les rares cas où l’extradition de citoyens israéliens est possible, une condition stricte s’applique. En cas de condamnation, ils doivent purger leur peine sur le territoire israélien, et non dans le pays qui a obtenu leur remise.

Ainsi, la recherche internationale signifie avant tout de sérieuses restrictions à la liberté de mouvement. Tout voyage dans des pays tiers — par exemple, en France ou en Allemagne — augmente considérablement le risque de détention et de remise à l’Ukraine.

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Cependant, des difficultés surviennent également en Europe. Chumak a attiré l’attention sur l’Autriche, où les demandes d’extradition sont souvent bloquées par les tribunaux. Les motifs sont standard : craintes de persécution politique, guerre en Ukraine et risques possibles des conditions de détention.

Chaque État suit sa propre tradition juridique, sa pratique judiciaire et son niveau de confiance envers les institutions du pays demandeur. Par conséquent, même la décision d’Interpol ne lève pas les barrières politiques et juridiques.

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Dans ce contexte, l’affaire «Midas» reste un signal important pour la politique intérieure de l’Ukraine. L’enquête sur la corruption dans le secteur énergétique conserve une résonance publique, indépendamment de la rapidité avec laquelle il sera possible d’obtenir le retour réel des suspects. Cela est rappelé par les documents transmis à la NABU et au SAP à Interpol, comme l’a rapporté précédemment «Apostrophe», ainsi que par les analyses publiées par NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, notant que la «notice rouge» en elle-même ne garantit ni arrestation ni extradition si la législation du pays de résidence s’y oppose.

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