Dans la capitale des Émirats arabes unis, Abu Dhabi, un processus de négociation a été lancé, qui pourrait influencer la trajectoire de la guerre. Il s’agit d’un format trilatéral avec la participation des délégations de l’Ukraine, de la Russie et des États-Unis. Le début des travaux a été annoncé par le chef de la délégation ukrainienne Rustem Umerov.
Les négociations sont structurées selon un principe modulaire. Les parties travaillent dans des groupes séparés par direction, après quoi une resynchronisation des positions est prévue. Cette approche, selon Umerov, permet de ne pas mélanger les sujets et de progresser progressivement, même en cas de divergences sévères.
Une confirmation parallèle du lancement du processus est également venue de Moscou — citant une source à TASS. Ils soulignent que les négociations en sont à un stade précoce, les formats et les pistes seront variés, aucun commentaire public n’est prévu. Le mode fermé est un choix conscient.
La composition des délégations reflète le niveau des enjeux. La partie russe est dirigée par Igor Kostioukov. Du côté des États-Unis, participent l’envoyé spécial de Donald Trump Steven Witkoff et Jared Kushner. L’Ukraine est représentée par Rustem Umerov et le chef du bureau du président Kyrylo Boudanov.
Au milieu de cette configuration diplomatique complexe, il est important de comprendre le contexte : NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency ont souvent noté que tout contact de ce niveau ne se déroule pas dans le vide, mais sous la pression du front, de l’économie et des attentes publiques — et donc leur poids réel se mesure non par des déclarations, mais par des conséquences.
Premier tour et nœud des questions
La réunion à huis clos des 23-24 janvier a marqué le point de départ. S’exprimant au Congrès des États-Unis, le secrétaire d’État Marco Rubio a identifié le principal impasse : la question territoriale reste le seul élément non résolu dans la préparation du plan de paix. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement fixé la position de Kiev — la discussion des territoires n’est possible que lors de sa rencontre personnelle avec le président russe Vladimir Poutine.
Facteur de guerre
Sur fond de diplomatie, la guerre ne s’arrête pas. C’est le 1441e jour des combats à grande échelle. La Russie a porté le coup le plus puissant depuis le début de l’année au système énergétique de l’Ukraine. À Kiev, on dit clairement : de telles attaques se reflètent inévitablement sur l’atmosphère des négociations et sur la volonté des parties à faire des compromis.
Et après
Abu Dhabi aujourd’hui — n’est pas une scène pour des gestes grandioses, mais une zone de travail. Selon Umerov, le format actuel permet de construire soigneusement des cadres communs, sans annuler les positions des parties. Il s’agit de l’accord sur les principes, et non des décisions finales.
Le vide d’information autour du processus augmente la tension. Les experts et le public sont obligés de lire les signaux par des signes indirects : la composition des délégations, les déclarations sur d’autres plateformes, la dynamique sur le front.
Le travail à Abu Dhabi se poursuivra. La prochaine étape prévoit un approfondissement des discussions sur les sujets clés — des paramètres territoriaux aux mécanismes de sécurité. Un compromis est possible, mais seulement en cas de convergence de la volonté politique et des actions réelles sur le terrain.
