L’Iran accélère sa préparation à un scénario militaire possible dans le contexte des discussions sur une frappe américaine contre ses installations. Simultanément, Israël renforce la coordination du renseignement avec l’administration américaine, tandis que les acteurs régionaux tentent de contenir une escalade qui pourrait dégénérer en conflit à grande échelle.
Selon le portail Axios, des réunions à huis clos se tiennent cette semaine à Washington avec des représentants de haut rang des ministères de la défense et des services de renseignement d’Israël et d’Arabie Saoudite. Le thème central est une éventuelle opération américaine contre l’Iran et les scénarios de développement futur dans la région.
La décision du président américain Donald Trump de renforcer le contingent militaire américain dans le golfe Persique a été un signal de préparation accrue non seulement pour Israël, mais aussi pour d’autres pays du Moyen-Orient. À Jérusalem et dans les capitales de la région, chaque mouvement est suivi de près — les risques de passer rapidement de la diplomatie à la force sont trop élevés.
Un élément clé de la ligne israélienne a été l’activation du renseignement militaire. Le chef de l’AMAN, le général de division Shlomi Binder, a tenu une série de réunions au Pentagone, à la CIA et à la Maison Blanche. Selon des sources, la délégation israélienne a transmis à la partie américaine des renseignements concrets sur des cibles potentielles à l’intérieur de l’Iran — à la demande directe de l’administration américaine.
Parallèlement, l’Arabie Saoudite tente de jouer le rôle de stabilisateur. On s’attend à ce que le ministre de la Défense du royaume, le prince Khaled bin Salman, mène des négociations avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio et d’autres figures clés. Riyad craint qu’une frappe contre l’Iran ne déclenche une réaction en chaîne de guerre régionale, et c’est pourquoi ces derniers jours, il agit en tant que médiateur, transmettant des messages entre Washington et Téhéran.
Le prince héritier d’Arabie Saoudite a clairement défini la ligne rouge : l’espace aérien du pays ne sera pas mis à disposition des États-Unis pour une éventuelle attaque contre l’Iran. Ce signal a été directement communiqué à la direction iranienne.
Au sein de l’administration américaine, selon des sources, différents scénarios de pression sur Téhéran sont discutés — des frappes ciblées sur les structures de sécurité aux cibles personnelles. Plusieurs interlocuteurs aux États-Unis affirment que Trump envisage de telles actions comme un moyen de créer les conditions pour un « changement de régime » dans le contexte de mouvements de protestation réprimés mais non disparus à l’intérieur de l’Iran.
La réponse de Téhéran ne s’est pas fait attendre. Le commandant de l’armée iranienne Amir Hatami a ordonné une augmentation drastique de la composante drone — il s’agit de mille drones stratégiques. Selon l’agence Tasnim, ces systèmes doivent renforcer les capacités de réponse rapide et asymétrique à une menace extérieure.
Selon les déclarations de la partie iranienne, les nouveaux drones incluent des plateformes d’attaque, de reconnaissance et d’assaut, ainsi que des moyens de guerre électronique. Ils sont destinés à frapper des cibles stationnaires et mobiles — sur terre, en mer et dans les airs. L’accent est mis sur l’intégration des drones terrestres et maritimes dans un système unique.
Les voisins de l’Iran partagent également ces préoccupations. Un haut fonctionnaire turc a déclaré à l’AFP qu’Ankara envisageait des mesures de sécurité supplémentaires le long de la frontière de près de 500 kilomètres avec l’Iran. Même le mur frontalier existant, selon lui, ne garantit pas une protection complète en cas d’effondrement du régime ou de combats à grande échelle.
La région entre dans une phase d’incertitude accrue, où les efforts diplomatiques vont de pair avec une préparation militaire accélérée. Israël suit de près les actions iraniennes, les États-Unis testent les limites de la pression, et les pays arabes tentent d’éviter une explosion qui pourrait embraser tout le Moyen-Orient. Pour le public israélien, ce contexte n’est pas une géopolitique abstraite, mais une question de sécurité directe ici et maintenant, comme l’écrit systématiquement НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.
