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À la fin janvier 2026, dans le champ d’information ukrainien, a de nouveau émergé une thèse régulièrement mise sur la table des négociations par Moscou : “le retrait des troupes ukrainiennes du territoire du Donbass”. À première vue, cela ressemble à un énième ultimatum, mais dans la colonne analytique de l’observateur militaire Alexandre Kovalenko, l’accent est mis sur autre chose : le danger réside non seulement dans la demande elle-même, mais dans les mots qui la formulent.

L’auteur lie le sujet à la piste de négociation à Abu Dhabi et qualifie cette formulation de question de “topographiquement voilée”. Il écrit directement : cette demande est “non seulement absurde, mais aussi… dangereuse”.

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“Donbass” — ce n’est pas toujours ce qu’il semble être

Dans l’habitude médiatique ukrainienne et internationale, “Donbass” est souvent utilisé comme synonyme de deux régions — Donetsk et Louhansk. Mais historiquement, le terme est plus large : il provient du “bassin houiller du Donetsk”, et différents répertoires décrivent ses frontières différemment — allant de “région industrielle” à des interprétations via le bassin houiller et les territoires adjacents.

C’est là que réside le principal risque, avertit Kovalenko : si les parties signent un jour un document avec un terme vague, commence alors un jeu d’élargissement du sens — et le débat ne porte plus sur la carte, mais sur “ce qui était sous-entendu”.

L’auteur a une formulation courte et très dure : “Le sujet territorial dans un tel contexte est tabou.”
Et c’est une partie importante de la logique du texte : même avant la mathématique militaire, il fixe une “ligne rouge” — morale, constitutionnelle et de droit international.

Région de Donetsk : les chiffres utilisés par l’auteur

Ensuite vient la matière — et elle est nécessaire pour comprendre pourquoi le discours dans le matériel s’éloigne rapidement des mots “Donbass” vers la géographie concrète de la région de Donetsk.

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Kovalenko affirme que l’Ukraine contrôle environ 5 500 km² dans la région de Donetsk.
Il fournit également une estimation selon laquelle pour toute l’année 2025, l’armée russe a capturé 4 329 km² du territoire ukrainien, tandis que, selon lui, les pertes s’élèvent à 418 010 (dans le texte, par “pertes”, on entend les pertes totales de personnel dans l’interprétation de l’auteur).
Il évalue séparément que dans la région de Donetsk, environ 2 200 km² pourraient avoir été capturés en 2025 (avec une réserve sur la complexité de l’évaluation précise).

Important : ce n’est pas un rapport officiel de l’état-major général ni une statistique internationale unifiée, mais des estimations de la colonne de l’auteur. Mais dans la logique du texte, elles servent un seul but — montrer que la demande de “retirer les troupes” signifie obtenir un énorme résultat territorial sans assaut.

Slaviansk–Kramatorsk : pourquoi ce nœud est-il appelé “tête de pont”

Le concept clé de l’article est la tête de pont Slaviansk-Kramatorsk (SKP). L’auteur la décrit comme la partie la plus fortifiée de la région de Donetsk, formée depuis 2014.

Le sens ici n’est pas dans un terme élégant, mais dans une conclusion pratique : si Slaviansk et Kramatorsk “s’ouvrent” sans combat, la configuration du front change et une fenêtre s’ouvre pour une avancée plus profonde de l’ennemi.

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Et c’est là que l’auteur utilise l’une des formulations les plus tranchantes : il écrit qu’en comparaison avec la SKP, “Bakhmout… — c’est de la rigolade”, “Avdiivka semblera une promenade de santé”.
C’est un procédé journalistique, mais il reflète l’idée : il s’agit d’une zone qui a été fortifiée pendant des années.

NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency suit de tels signaux précisément parce que les formulations sur le “retrait des troupes” ne sont pas seulement une discussion interne ukrainienne : elles entrent rapidement dans les paquets de négociations internationales, ce qui signifie que demain elles deviendront un sujet de pression sur Kiev de la part de différentes capitales.

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Logique militaire de la demande : “ne pas assaillir, mais prendre”

Kovalenko souligne : il discute non seulement de la morale et du droit, mais aussi de la pertinence militaire.

Si on traduit en langage simple, la thèse est la suivante :

L’Ukraine se voit proposer de quitter la zone la plus fortifiée.

La Russie obtient un nœud clé sans combats, pertes et temps.

Ensuite, la géométrie de la ligne de front change et de nouvelles directions de pression s’ouvrent.

Pour illustrer la complexité des combats, l’auteur fournit deux autres chiffres : selon son estimation, sur la direction Pokrovsk-Mirnograd, un groupe de 170 000 hommes est engagé, et au total dans les combats dans la région de Donetsk — plus de 300 000.
Et encore : c’est l’estimation de l’auteur, mais elle est intégrée dans l’argument selon lequel la “formule de négociation” pourrait devenir un moyen détourné pour ne pas “briser” la SKP par la force militaire.

Pourquoi “la discipline terminologique” devient soudainement une question de sécurité

L’une des parties les plus pratiques du texte est l’exigence de parler plus précisément. L’auteur propose en fait une tâche d’information : expliquer aux partenaires la différence entre “Donbass” et “région de Donetsk”, pour ne pas laisser d’espace aux manipulations.

Ce n’est pas une abstraction. Dans différentes sources, plusieurs cadres de compréhension du “Donbass” coexistent réellement : politique contemporaine, industrielle et géographique.
Si un document diplomatique ne précise pas quel cadre exact les parties utilisent, il reste un champ pour des interprétations ultérieures.

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Ce que cela signifie pour Israël et la région

Dans l’agenda israélien, la guerre en Ukraine est depuis longtemps perçue plus largement qu’un “conflit européen” : elle inclut constamment l’Iran, les drones, les technologies de missiles, les sanctions, les routes maritimes, ainsi que les pratiques diplomatiques de pression et de marchandage.

C’est pourquoi les “pièges verbaux” dans les négociations ne sont pas théoriques. Si une partie parvient à légaliser des formulations vagues, cela est ensuite appliqué dans d’autres parties du monde : d’abord comme précédent, puis comme outil.

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Et un autre point : des plateformes comme les Émirats arabes unis (si le processus de négociation s’y déplace réellement) créent un contexte supplémentaire — des médiateurs régionaux, des échanges “en paquet”, des intérêts extérieurs. Dans un tel format, la précision des termes devient non pas du pédantisme, mais une assurance.

Notre avis (rédaction de NAnews)

Nous formulerions ainsi : la question du “retrait des troupes” n’est pas seulement une pression sur le front, mais une pression sur le langage.

Lorsque les négociations commencent à s’appuyer sur des termes qui peuvent être étirés comme du caoutchouc, cela se termine presque toujours par le fait que la partie faible est obligée de prouver sans cesse “ce qui était sous-entendu”. Et chaque nouveau round commence non pas par la paix, mais par de nouvelles clarifications — déjà sous menace.

Dans cette logique, l’important n’est pas seulement Slaviansk et Kramatorsk en tant que nœud fortifié, mais aussi une leçon pour tous ceux qui observent la guerre de l’extérieur : si aujourd’hui un document consacre “Donbass” sans définition, demain il peut en être de même pour tout autre terme vague — et le présenter comme une réalité juridique.

Pour Israël, qui vit dans un monde où les formulations des résolutions, des déclarations et des “lignes rouges” décident souvent autant que les batteries de défense aérienne, c’est une leçon particulièrement compréhensible : dans les grands conflits, parfois on brise d’abord la carte avec des mots — et seulement ensuite on avance avec la technique.

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