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L’Ukraine initie la convocation d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU après l’utilisation répétée par la Russie du missile balistique à moyenne portée «Oreshnik». Le prétexte a été une frappe nocturne sur le territoire ukrainien, que Moscou a présenté comme une «réponse» à une prétendue attaque de drones sur la résidence de Poutine — un épisode dont l’existence n’est pas confirmée par des sources indépendantes.

Le missile lui-même n’a pas été montré au monde.
Ses capacités sont jugées uniquement sur les déclarations des autorités russes et sur les conséquences de son utilisation en combat.

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Dans la nuit du 9 janvier, la Russie a frappé l’Ukraine en utilisant «Oreshnik». Selon les données disponibles, l’impact a eu lieu dans la région de Lviv. Parallèlement, un bombardement massif a visé Kiev : quatre personnes ont été tuées, certaines zones de la capitale ont été privées d’électricité, d’eau et de chauffage.

De nombreux impacts ont été enregistrés sur des immeubles résidentiels dans différents quartiers. La partie ukrainienne indique que les frappes pourraient également avoir visé des installations de production d’énergie thermique — au moment où le pays a commencé à subir de fortes gelées qui, selon les prévisions, dureront au moins une semaine.

Ce qui pourrait être l’objectif de la frappe

Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie a déclaré que le missile avait frappé des installations de production de drones, prétendument utilisés pour attaquer la résidence de Poutine.

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Simultanément, dans le champ d’information pro-guerre russe, une version alternative est apparue : l’objectif possible serait le réservoir souterrain de gaz de Bilche-Volytsko-Uherske, le plus grand d’Europe. C’est un objet d’une complexité extrême — la profondeur de certains éléments de l’infrastructure atteint presque 900 mètres.

Aucune des versions n’est confirmée par des données objectives.
Les résultats de la frappe — destructions, efficacité ou atteinte des objectifs militaires — n’ont pas été officiellement rapportés.

Ce que l’on sait du missile «Oreshnik»

L’existence du complexe a été annoncée publiquement en novembre 2024 — après la frappe sur l’usine «Yuzhmash» à Dnipro. «Oreshnik» est classé comme un missile balistique à moyenne portée avec un rayon d’action déclaré allant jusqu’à 5 000 kilomètres.

De tels systèmes étaient interdits par le traité entre la Russie et les États-Unis, en vigueur de 1988 à 2019. Après le retrait de Moscou de l’accord, le développement et les essais de missiles de cette classe ont repris.

Le missile peut transporter une charge nucléaire. Dans les frappes sur l’Ukraine, selon la partie russe, des blocs de combat cinétiques ont été utilisés — sans explosifs, frappant la cible grâce à leur masse et leur vitesse.

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Technologie et efficacité réelle

Selon les déclarations de Poutine, les blocs de combat de «Oreshnik» développent une vitesse de 2,5–3 km/s, et la force de frappe serait comparable à une charge nucléaire de faible puissance.

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Les données pratiques ne le confirment pas. Après la frappe sur «Yuzhmash» en 2024, les experts occidentaux n’ont pas constaté de dommages critiques à l’entreprise.

Le principe cinétique est utilisé depuis longtemps dans les systèmes de défense antimissile des États-Unis et d’Israël, mais là, il est appliqué pour intercepter des cibles dans les airs. L’utilisation d’une frappe purement cinétique sur une infrastructure terrestre reste controversée et peu confirmée en termes d’efficacité militaire.

Possibilité d’interception

Les systèmes modernes de défense antimissile sont théoriquement capables d’intercepter les blocs de combat des missiles balistiques. Les dernières modifications du Patriot, en service aux États-Unis et en Israël, ont déjà démontré la capacité d’abattre des missiles aérobastiques russes, y compris les «Kinzhal».

Dans le cas de «Oreshnik», aucune interception n’a été enregistrée. Cela peut être dû à l’absence de complexes de défense antimissile dans la zone de frappe, ainsi qu’aux particularités de la trajectoire et de la vitesse du nouveau missile.

Combien de «Oreshnik» et où sont-ils déployés

Selon les déclarations de Poutine, la production en série du complexe a commencé en novembre de l’année dernière. Fin décembre, le missile a été mis en service en Biélorussie.

Le lanceur de «Oreshnik» n’a pas encore été montré publiquement. Dans les vidéos du ministère de la Défense de la Fédération de Russie depuis le territoire de la Biélorussie, seules les machines de service ont été capturées.

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Les deux utilisations militaires enregistrées du missile ont été effectuées depuis le polygone de Kapustin Yar dans la région d’Astrakhan.

Pourquoi l’Ukraine s’adresse au Conseil de sécurité de l’ONU

La convocation du Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas seulement une réaction à une frappe spécifique.

Premièrement, l’utilisation d’un missile balistique à moyenne portée a eu lieu à proximité immédiate des frontières de l’Union européenne. Ce n’est pas seulement une attaque contre l’Ukraine, mais aussi un signal de pression adressé aux États européens.

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Deuxièmement, quelques heures avant la frappe, l’ambassade des États-Unis a diffusé un avertissement concernant une «attaque sérieuse». En règle générale, les lancements de missiles de cette classe sont préalablement portés à la connaissance des adversaires stratégiques par des canaux fermés — pour éviter une riposte immédiate.

La question clé reste ouverte : y aura-t-il une réaction internationale — ou l’utilisation de missiles à moyenne portée dans la région européenne sera-t-elle progressivement perçue comme une nouvelle norme.

L’histoire avec «Oreshnik» ne concerne pas seulement un missile et un épisode. Elle concerne l’effacement des limites du tolérable dans la guerre, qui affecte la sécurité de l’Europe et de toute la région. C’est pourquoi l’appel de l’Ukraine au Conseil de sécurité de l’ONU ne semble pas être une formalité, mais une tentative de fixer une escalade dangereuse avant qu’elle ne devienne une routine.

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