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Le président des États-Unis, Donald Trump, a envoyé une invitation à Vladimir Poutine pour rejoindre le « Conseil de la paix » en cours de création — une nouvelle structure internationale qui, selon la Maison Blanche, devrait s’occuper de la résolution des conflits, en commençant par la bande de Gaza. La partie russe a confirmé la réception de l’invitation et a déclaré qu’elle « étudiait les détails », en attendant des contacts avec l’administration américaine pour préciser le format.

Le simple fait de l’invitation suscite déjà des réactions dès le départ. Il ne s’agit pas simplement d’une initiative diplomatique controversée, mais d’une tentative d’inclure dans un organe potentiellement « pacificateur » le dirigeant d’un État qui mène une guerre agressive à grande échelle contre l’Ukraine et est responsable de destructions massives et de la mort de civils.

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Ce que représente le « Conseil de la paix » de Trump

Selon Trump, le Conseil doit devenir un mécanisme international flexible, non lié aux contraintes bureaucratiques de l’ONU. Ses membres seront nommés pour une durée allant jusqu’à trois ans avec possibilité de prolongation. Une exception est toutefois prévue : les États qui verseront une contribution de plus d’un milliard de dollars la première année pourront prétendre à un statut spécial et à une participation effective garantie.

Initialement, le Conseil doit se concentrer sur Gaza et l’architecture post-conflit de la gestion du territoire. Cependant, dès la phase de formation, il est devenu clair que le projet est conçu de manière plus large — comme une plateforme alternative pour les négociations politiques mondiales.

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C’est dans ce contexte que le nom de Poutine est apparu.

La Russie et Poutine : pourquoi cette invitation semble toxique

La Russie sous la direction de Poutine est un État agresseur qui, depuis 2022, mène une guerre contre l’Ukraine, détruisant des villes, des infrastructures énergétiques et ciblant délibérément des objectifs civils.

Il ne s’agit pas d’une « interprétation controversée du conflit », mais d’une réalité documentée :

Les troupes russes ont bombardé des quartiers résidentiels, des hôpitaux, des écoles et des infrastructures vitales.

Des milliers de civils ont été tués, des dizaines de milliers ont été blessés.

Dans les territoires occupés, des tortures, des détentions illégales, des enlèvements et des pressions sur la population civile ont été documentés.

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Un épisode distinct, devenu un symbole international des crimes, a été les déportations d’enfants ukrainiens — c’est précisément pour ce point qu’un mandat d’arrêt international a été émis contre Poutine.

En fait, la Russie de Poutine utilise le terrorisme comme méthode de guerre : les frappes sur l’énergie en hiver, les attaques sur les infrastructures et l’intimidation constante de la population sont devenues partie intégrante de la stratégie militaire.

Dans ce contexte, l’invitation de Poutine à une structure appelée « Conseil de la paix » ressemble à un paradoxe politique et soulève des questions même chez ceux qui sont habitués aux démarches non conventionnelles de Trump.

Pourquoi Trump fait-il cela

La logique de Trump est traditionnellement transactionnelle. Son approche de la politique internationale ne repose pas sur des catégories morales, mais sur le calcul de l’influence et des accords.

Les motivations possibles de l’invitation sont évidentes :

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une tentative d’impliquer la Russie dans un format où Washington fixe les règles du jeu ;

démontrer que les États-Unis sont prêts à parler avec n’importe quel acteur si cela offre des leviers de pression ;

utiliser la figure de Poutine comme un outil dans une combinaison géopolitique plus large — du Moyen-Orient aux marchés énergétiques.

Cependant, cette approche se heurte à la réalité : la réputation de Poutine en tant que partenaire est tellement compromise que sa participation ne renforce pas la confiance dans le projet, mais au contraire — remet en question l’idée même de « pacification ».

Réaction et contexte international

Un certain nombre de dirigeants mondiaux ont déjà reçu des invitations similaires. La Turquie, l’Argentine, la Hongrie ont déclaré être prêtes à envisager leur participation. Cela souligne que Trump cherche à rassembler un cercle aussi large que possible — des alliés des États-Unis aux acteurs controversés et ambigus.

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Mais c’est précisément le cas russe qui reste le plus problématique. Pour de nombreux pays, l’inclusion de Poutine dans le « Conseil de la paix » signifie un risque de légitimation de l’agresseur et une tentative de « normaliser » la guerre contre l’Ukraine sans réelle responsabilité pour les crimes commis.

Ce que cela signifie en pratique

L’invitation de Poutine ne fait pas de la Russie un pacificateur et n’efface pas les faits de guerre. Elle ne fait que souligner une nouvelle réalité de la politique mondiale, où :

un agresseur peut être invité à la table des négociations sans cessation préalable de la violence ;

les crimes contre les civils ne deviennent pas automatiquement une barrière à la participation à de nouveaux formats ;

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le facteur décisif est de plus en plus la capacité à être utile dans un accord concret plutôt que la réputation.

Pour l’Ukraine et ses alliés, c’est un signal inquiétant. Pour Israël — une raison de suivre attentivement comment l’initiative va évoluer, si elle ne participe pas à brouiller les frontières entre « dialogue » et justification effective du terrorisme.

Conclusion

L’idée de Trump de créer un « Conseil de la paix » semble ambitieuse, mais l’invitation de Poutine à ce format montre le principal problème du projet : le désir de conclure des accords rapides entre en contradiction directe avec la réalité de la guerre et des crimes qui ne peuvent être ignorés sans conséquences.

Tant que l’armée russe détruit les villes ukrainiennes et tue des civils, la participation de Poutine à toute initiative « pacifique » reste non pas un pas vers la stabilité, mais un symbole de la distorsion de la logique politique mondiale.

NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency — car dans un monde où les agresseurs sont invités aux conseils de paix, il est particulièrement important d’appeler les choses par leur nom.

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