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La déclaration du haut représentant du «Conseil de la paix», Nikolaï Mladenov, à Munich a résonné comme une tentative de maintenir une structure qui craque de toutes parts. La formule est simple : si l’on ne passe pas à la deuxième étape du plan américain, les hostilités à Gaza reprendront.

Mais derrière la prudence diplomatique se lit une logique bien plus dure. Pour aller de l’avant, il faut éliminer le principal obstacle — les structures armées qui continuent de contrôler le territoire.

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Et c’est ici que commence la véritable politique, et non les formules de conférence.

Ce que propose exactement Mladenov

Le pouvoir des technocrates — seulement après le silence

Selon le diplomate, le secteur doit être géré par un gouvernement de transition de spécialistes sous supervision internationale. Un tel cabinet pourra s’occuper de la reconstruction, des tâches humanitaires, de l’économie.

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Cependant, souligne-t-il, envoyer des technocrates là-bas est inutile si le cessez-le-feu continue d’être violé. Dans ce cas, le nouvel organe perdra simplement sa légitimité et deviendra un autre épisode d’échec.

Le message est clair : d’abord la sécurité, puis l’administration.

Qui doit déposer les armes

Dans l’exposé rapporté par les journalistes après l’intervention, Mladenov parlait plus largement que du seul Hamas. Le désarmement, selon lui, doit concerner tous les groupes — y compris le « Jihad islamique » et toutes les structures possédant des roquettes, des tunnels et des capacités de production.

Ce n’est que dans un tel scénario, affirme-t-il, qu’Israël pourra retirer ses troupes et qu’une vaste reconstruction aura une chance de démarrer.

La phrase « il n’y a pas d’autre voie si nous ne voulons pas la reprise de la guerre » a résonné comme centrale.

Où se pose le principal nœud

Désarmement sans consentement

Le problème est que l’exigence de désarmement semble logique sur le papier et presque irréalisable sur le terrain sans recours à la force. Le Hamas ne montre pas de volonté de renoncer volontairement au contrôle et aux armes.

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Par conséquent, un écart se crée entre la « deuxième étape » et la réalité.

Si l’élimination des structures armées est nécessaire pour avancer, et que ces structures s’y opposent, la question passe automatiquement du diplomatique au militaire. C’est précisément ce dilemme que discutent actuellement les analystes et les rédactions qui suivent de près l’évolution de la stratégie israélienne et des initiatives internationales. Dans les publications de NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, il a été souligné à plusieurs reprises : tout plan ignorant la question du contrôle par la force finit tôt ou tard par revenir à l’opération.

Le cessez-le-feu comme condition, et non comme résultat

Mladenov insiste : les violations de la trêve doivent cesser. Cependant, il évite de désigner directement qui est responsable, se limitant à un appel général à la retenue.

Un tel langage est habituel pour la diplomatie internationale. Mais en pratique, Israël évalue la situation différemment : tant que les groupes conservent des roquettes et une infrastructure, toute trêve est perçue comme une pause temporaire.

Le composant international et ses limites

Qui est prêt à envoyer des forces

L’idée d’une présence internationale a été discutée séparément. Pour l’instant, les détails sont modestes : seuls quelques États ont exprimé leur volonté de participer, et le processus de formation d’une telle mission reste complexe.

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Mladenov a cependant mis l’accent sur autre chose — la création de nouvelles forces de sécurité palestiniennes. Selon lui, ce sont elles qui doivent jouer un rôle clé dans la stabilisation, et non les contingents extérieurs.

Réalité contre attentes

À Munich, on entend souvent de grands mots sur l’avenir de la région. Mais la configuration actuelle reste rigide : Israël exige l’élimination de la menace militaire, le Hamas n’est pas prêt à capituler, les acteurs internationaux tentent de trouver une formule qui permettra d’éviter un nouveau round.

Dans ce contexte, la déclaration selon laquelle sans passage à l’étape suivante la guerre reviendra, ne ressemble pas à une prévision, mais à la description d’une trajectoire presque inévitable.

Le paradoxe est que le passage à la deuxième étape pourrait également nécessiter la guerre.

Et c’est précisément avec cette contradiction que les diplomates devront désormais vivre.

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