Forces internationales à Gaza : nouveau projet de résolution
Les États-Unis ont présenté un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, proposant la création de forces internationales à Gaza pour deux ans. Cette démarche donnerait aux États-Unis et à d’autres pays de larges pouvoirs pour gérer la région.
Détails du projet
Le document, marqué comme « Sensible mais non secret », prévoit que les forces internationales de sécurité (ISF) opéreront jusqu’à la fin de 2027 avec possibilité de prolongation. La mission principale est d’assurer la sécurité et la gestion de Gaza.
Les ISF seront des « forces de coercition », et non des forces de maintien de la paix, comme l’a indiqué une source d’Axios. Elles comprendront des troupes de plusieurs pays, convenues avec le « Conseil de paix » de Gaza, que le président américain Donald Trump propose de diriger lui-même.
Missions et mandat des ISF
Le mandat inclut la sécurisation des frontières avec Israël et l’Égypte, la protection de la population civile et des corridors humanitaires. Les ISF formeront également une nouvelle police palestinienne et stabiliseront la situation sécuritaire à Gaza.
Le projet de résolution prévoit le désarmement du Hamas, si le groupe ne le fait pas volontairement. Les ISF assumeront également des tâches supplémentaires pour soutenir l’accord sur Gaza.
Contexte et antécédents
Le déploiement des forces internationales fait partie de l’accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël. Le 13 octobre, le président américain et les représentants de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie ont signé un document pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.
L’administration Trump cherche à maintenir cet accord, malgré les bombardements israéliens sur les positions du Hamas. L’objectif des ISF est d’assurer la sécurité pendant la période de transition, au cours de laquelle Israël doit progressivement retirer ses troupes, et l’Autorité palestinienne doit mener des réformes pour un contrôle à long terme de Gaza.
Ce projet de résolution servira de base aux prochaines négociations au Conseil de sécurité de l’ONU, en vue d’un vote et du déploiement des premières troupes dans les semaines à venir.
