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L’orchestre «Lords of Sound», composé principalement de musiciens ukrainiens, revient en Israël pour une série de concerts du 10 au 20 janvier. C’est la deuxième visite de l’ensemble en peu de temps : l’hiver dernier, ils ont déjà joué dans le pays et, selon les organisateurs, la demande avait alors dépassé les attentes.

Les nouveaux concerts auront lieu dans trois villes — Jérusalem, Ashkelon et Haïfa. La géographie choisie est compréhensible : ce sont de grandes scènes culturelles et un public qui, ces derniers mois, apprécie particulièrement les événements « en direct » — sans écran, sans distance, avec un véritable son orchestral.

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Quatre programmes différents seront présentés en Israël.

Le premier — « Musique de Hans Zimmer » : des thèmes reconnaissables de films célèbres, qui sonnent de manière très « cinématographique » précisément dans une interprétation orchestrale.

Le deuxième — « Le Seigneur des Anneaux en concert » : une épopée fantastique qui vit depuis longtemps sa propre vie scénique et attire non seulement les fans de Tolkien, mais aussi ceux qui souhaitent simplement une grande soirée symphonique.

Le troisième programme — « La Symphonie Magique de Poudlard » avec la musique des films Harry Potter : un pari sur l’atmosphère et la nostalgie, qui fonctionne plus puissamment dans la salle que dans les écouteurs.

Le quatrième — « Anime Sympho-Show – 38 samouraïs » : des génériques et des morceaux de séries animées japonaises populaires, mais au format d’un spectacle orchestral. Pour le public israélien, c’est aussi une rareté : les sets d’anime en version symphonique apparaissent rarement ici.

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Pourquoi cette tournée est-elle possible maintenant

Le producteur Semeon Galperin, qui a déménagé à Haïfa après le début de l’agression russe contre l’Ukraine en février 2022, parle directement du principal problème : en raison des guerres, des boycotts et de la toxicité générale de la région, de nombreux artistes internationaux sont prudents et évitent les tournées en Israël.

Cependant, souligne-t-il, tout le monde n’a pas cessé de venir. Certains musiciens et projets continuent délibérément de se produire — et considèrent cela comme un soutien à leur public, qui vit ici et ne veut pas être exclu de la vie culturelle.

Un coup distinct à l’industrie est déjà venu de la réalité israélienne : après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, le marché des concerts s’est pratiquement « figé ». Selon Galperin, à ce moment-là, le business s’est complètement arrêté, et le retour est lent et inégal — certains projets démarrent, d’autres échouent, beaucoup reposent sur le courage des organisateurs et sur la volonté des spectateurs d’acheter à nouveau des billets.

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Qui remplit aujourd’hui les salles en Israël

Galperin explique qu’une partie notable du flux de concerts est actuellement formée par des musiciens ukrainiens et russes. Les Ukrainiens — pour des raisons évidentes : la guerre a dispersé le marché à travers le monde, et les tournées sont devenues un moyen de survie et de préservation de la profession.

Quant aux artistes russes, il ne s’agit pas de la « vieille scène », mais de ceux qui s’opposent publiquement à leur État et maintiennent une position anti-guerre. Dans cet environnement, il y a un grand nombre d’interprètes qui voyagent dans différents pays — et Israël reste pour eux un point important précisément à cause du public.

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Galperin donne un exemple : les concerts de Noize MC en Israël affichent complet, malgré le déclin général des tournées internationales. Et c’est un indicateur que le public russophone ici n’a pas disparu et n’est pas « fatigué des concerts » — il est fatigué du vide et de l’isolement.

« Justice et miséricorde » : ce que les gens recherchent lors de ces soirées

Galperin se souvient des mots de Noize MC lors d’un concert à Tel-Aviv : que maintenant la lutte ne se fait pas seulement entre le bien et le mal, mais aussi entre la justice et la miséricorde — et il choisit personnellement la miséricorde. Pour l’environnement russophone en Israël, de telles formulations sont importantes non pas comme un slogan, mais comme une tentative de dialoguer sans haine mutuelle.

Paradoxalement, de nombreux artistes en tournée notent également le calme des villes israéliennes — en particulier Haïfa et Tel-Aviv — par rapport à l’image du pays véhiculée dans les nouvelles. Oui, l’inquiétude est proche, oui, la guerre se fait sentir, mais la vie urbaine n’a pas disparu. Et les concerts sont un moyen de maintenir la normalité.

Que se passera-t-il ensuite

La série « Lords of Sound » ressemble à un pari sur une forte demande : le public a accumulé un besoin de grands programmes compréhensibles, où il n’est pas nécessaire de « comprendre » le contexte — il suffit de venir et d’entendre de la musique familière en direct.

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Et si ces concerts remplissent effectivement les salles, ce sera un autre signe : l’échange culturel en Israël n’est pas mort, il est simplement devenu plus prudent, plus local et beaucoup plus coûteux à organiser. L’orchestre revient sur scène à une époque difficile — et c’est précisément pour cela que ces soirées sont perçues non pas comme un « divertissement », mais comme un moyen de ressentir à nouveau le lien entre les gens.

À Haïfa, Jérusalem et Ashkelon, ce mois de janvier pourrait résonner plus fort que d’habitude — non seulement avec des bandes sonores, mais aussi avec le sentiment que la vie continue encore. NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency

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