L’Ukraine a appelé la communauté internationale à intensifier la pression sur le régime iranien en raison de la violence contre les manifestants et du soutien parallèle à la guerre de la Russie contre l’Ukraine. C’est ce qu’a déclaré le 10 janvier 2025 le ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, Andriy Sybiga, liant les répressions internes en Iran et l’agression externe comme faisant partie d’une même ligne — une politique de violence et de mépris pour la dignité humaine.
Selon le ministre, les Iraniens méritent la protection des droits civiques fondamentaux — l’accès à l’information, la liberté de réunion et le droit à une vie normale sans peur. Kiev souligne : l’expérience de l’Ukraine, qui est passée par la rupture du modèle totalitaire et autoritaire, rend le sujet des libertés civiles non pas une déclaration abstraite, mais un principe directement lié à la sécurité en Europe et au Moyen-Orient.
Sybiga a également appelé les autorités iraniennes à s’abstenir de violence contre les participants aux manifestations.
Et séparément — au monde.

La position ukrainienne est que les répressions contre sa propre population et le soutien à la guerre russe ne sont pas deux récits différents, mais un seul et même mécanisme : la répression à l’intérieur du pays et l’exportation de menaces à l’extérieur. Par conséquent, Kiev estime que l’intensification de la pression sur Téhéran doit être considérée comme un outil de protection des personnes en Iran et en même temps comme un facteur influençant le cours de la guerre en Ukraine.
Le contexte de cette réaction est les manifestations de masse en Iran qui se poursuivent depuis le 28 décembre. Au départ, le déclencheur a été l’effondrement de la monnaie nationale et la forte hausse des prix : les commerçants du Grand Bazar de Téhéran ont fait grève, puis les manifestations se sont étendues à de nombreuses régions. Il a été rapporté que dix jours plus tard, les manifestants avaient pris le contrôle de deux villes dans l’ouest du pays, ce qui constitue un signal particulièrement sensible pour le système iranien.
Le guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, a reconnu l’existence de problèmes économiques, mais les a expliqués par le “travail de l’ennemi”. Dans ses déclarations, il a exprimé une position de répression sévère : selon lui, il est inutile de parler avec les “émeutiers”, il faut les “remettre à leur place”.
Dans le contexte des affrontements et des dispersions, il a été signalé plus de 50 morts.
Pour Israël, l’Europe et les États-Unis, une telle crise en Iran n’est pas seulement une question de droits de l’homme, mais aussi une question de stabilité régionale. Plus le régime pousse la société dans un coin, plus la probabilité de radicalisation, de purges internes et de provocations externes est élevée, et donc plus le risque que le facteur iranien influence encore plus la sécurité autour d’Israël et le soutien à la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.
Kiev propose en fait de considérer la pression sur le régime iranien comme faisant partie d’une stratégie globale : protection des droits civiques en Iran, limitation des capacités de Téhéran à aider la Russie et réduction des menaces au Moyen-Orient. НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency note qu’en 2026, le lien “répressions internes + agression externe” devient de plus en plus une formule commune pour les alliances autoritaires — et l’ignorer signifie laisser les problèmes croître dans plusieurs régions à la fois.