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Le 25 janvier 2026, un article est paru dans The Jerusalem Post, enregistrant un changement important dans la rhétorique publique ukrainienne. L’article intitulé “We are here to live” décrit comment la propagande militaire de l’Ukraine s’éloigne progressivement des images d’apocalypse et de destruction totale pour aborder le thème de la vie, de la famille et de l’avenir.

Déjà au début de 2024, les rues des villes ukrainiennes étaient remplies d’affiches de propagande avec une métaphore visuelle extrêmement dure. Les soldats ukrainiens faisaient face aux « orques » et « zombies » en uniforme militaire russe — une référence directe à la mythologie de Tolkien, où les orques sortent du Mordor, détruisant tout autour. Ce langage restait compréhensible et précis : l’ennemi n’est pas seulement une armée, mais un mal dépersonnalisé.

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Ces affiches n’ont pas complètement disparu. Mais, comme le note The Jerusalem Post, dans de nombreuses régions, elles sont passées au second plan. Leur place a été prise par une nouvelle campagne, construite sur un message fondamentalement différent.

« Nous sommes ici pour vivre »

Sur les panneaux publicitaires — pas de monstres ni de symboles de haine. Les militaires ukrainiens portent des enfants sur leurs épaules, soulèvent des bébés au-dessus de leur tête, embrassent des mères et des proches âgés. Le slogan est extrêmement simple : « Nous sommes ici pour vivre ».

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La campagne a été lancée par le Troisième corps d’armée ukrainien dès août, mais c’est maintenant qu’elle est devenue une partie visible de l’espace urbain. Ce n’est pas une publicité pour la paix ni un renoncement à la résistance. C’est une tentative de fixer un autre état de la société — après trois ans de guerre à grande échelle.

L’Ukraine entre dans la quatrième année de l’invasion russe. La ligne de front s’est en grande partie stabilisée, et la guerre est passée à un format de confrontation épuisante. L’état d’urgence des premiers mois a été remplacé par un sentiment de réalité prolongée, avec laquelle le pays devra vivre longtemps.

La guerre comme nouvelle norme

Les journalistes de The Jerusalem Post ont parlé avec des Ukrainiens dès décembre. Beaucoup espéraient alors une fin rapide de la guerre — notamment dans le contexte des initiatives diplomatiques du président américain Donald Trump. Cependant, les attentes étaient prudentes : de plus en plus de gens parlaient du fait que la confrontation avec Moscou devenait une norme à long terme, et non une crise temporaire.

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Un des officiers ukrainiens a souligné lors d’une conversation avec le journal : l’attitude envers les envahisseurs n’a pas changé. Les « orques » restent des « orques ». Mais il est important pour la société de voir non seulement la haine et la rage, mais aussi la capacité de résister, de s’adapter et de continuer à vivre même en temps de guerre.

La mémoire des morts — immuable

En même temps, le nouveau langage visuel n’a pas évincé le thème des pertes. Dans chaque ville, il y a des panneaux avec les noms et les visages des défunts. Ces affiches n’ont pas été mises à jour stylistiquement et n’ont pas été adoucies. Elles rappellent toujours : l’avenir a un prix concret.

Un des slogans mentionnés dans l’article semble presque paradoxal : « Ils ne meurent pas ». Ce n’est pas un déni de la mort, mais une affirmation de la mémoire — une tentative de préserver la présence de ceux qui ont payé le prix maximum.

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Le changement de focus propagandiste ne signifie pas une fatigue de la lutte. C’est plutôt un signe de maturité de la société, qui ne vit plus seulement en mode survie. L’Ukraine tente de fixer une idée simple : la guerre n’annule pas le droit à la vie, à la famille et à un horizon d’avenir. C’est ce changement que la presse israélienne a enregistré — et c’est pourquoi l’article de The Jerusalem Post s’est avéré être un marqueur important du moment, que continuent de suivre НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.

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