La chancellerie du Premier ministre israélien a pour la première fois ouvertement enregistré des divergences avec l’administration américaine sur un élément clé de la deuxième phase du plan pour Gaza. Après la fin du sabbat du 17 janvier 2026, une réponse officielle a été publiée concernant la décision de la Maison-Blanche de former un comité exécutif international du « Conseil de la paix », auquel il est proposé de confier le contrôle de la réhabilitation post-guerre du secteur — en dehors de la participation de Tsahal et sans le rôle du Hamas.
La déclaration souligne que l’annonce de la composition du comité exécutif « n’a pas été coordonnée avec Israël et contredit sa politique ». Le Premier ministre a chargé le ministre des Affaires étrangères de contacter le secrétaire d’État américain pour des clarifications. Pour Jérusalem, c’est un geste rare et significatif — auparavant, de telles formulations publiques à l’adresse de Washington n’avaient pas été entendues.
Le contexte renforce l’effet. Ces derniers jours, selon les médias israéliens, Benjamin Netanyahou a activement communiqué avec Donald Trump, mais les discussions portaient principalement sur l’Iran. Aucune réaction de Jérusalem n’a suivi l’annonce de la Maison-Blanche concernant le transfert de Gaza sous la gestion du gouvernement palestinien vendredi. Après cela, une source américaine a informé les journalistes qu’Israël aurait été préalablement informé des paramètres de la décision — une thèse que la chancellerie du Premier ministre a effectivement contestée.
La composition du comité exécutif est devenue un point de tension distinct. Il n’y a pas de représentants d’Israël — à l’exception de l’homme d’affaires de la diaspora israélienne Yakir Gabay, proche de Trump. Cependant, la liste comprend le ministre des Affaires étrangères de Turquie Hakan Fidan, le diplomate qatari Ali Tawadi, le chef des renseignements égyptiens Hassan Rashad et le ministre de la Coopération régionale Reem Al-Hashimi. Pour Jérusalem, cet équilibre ressemble à un déplacement du centre de gravité du contrôle de Gaza sans la participation israélienne.
La réaction politique intérieure ne s’est pas fait attendre. Le leader de « Otzma Yehudit » Itamar Ben-Gvir a publiquement soutenu la déclaration du Premier ministre, malgré les menaces précédentes de quitter la coalition en cas de lancement de la deuxième phase du plan. Il insiste sur le fait que le secteur « n’a besoin d’aucun comité exécutif », et que l’objectif clé est la destruction militaire du Hamas et la promotion d’une « migration volontaire massive » dans la logique des propositions initiales de Trump.
La rhétorique de Ben-Gvir est synchronisée avec les signaux du bloc de sécurité. Dès le matin, des « sources compétentes » ont informé la chaîne 12 de la préparation de Tsahal à une éventuelle reprise des hostilités à Gaza. Cela augmente la pression sur le gouvernement dans un contexte d’incertitude diplomatique.
La situation révèle une fracture plus large : entre la tentative américaine de construire un mécanisme de gestion supranational pour Gaza et l’exigence israélienne de maintenir une influence clé sur la sécurité et la reconstruction. Pour Jérusalem, la question n’est pas seulement procédurale — elle concerne qui et à quelles conditions déterminera l’avenir du secteur après la guerre. C’est pourquoi la réaction de la chancellerie est devenue publique et ciblée, et les formulations finales de la déclaration visent à fixer la position d’Israël pour les partenaires internationaux et le public interne — NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.