Dans la politique ukrainienne — un nouvel épisode retentissant. Le Bureau national de lutte contre la corruption et le Parquet spécialisé anti-corruption ont annoncé avoir porté des soupçons à l’encontre du leader d’un des groupes parlementaires d’Ukraine — Ioulia Timochenko. Il s’agit d’un possible achat de votes de députés lors du vote sur des projets de loi.
Selon la version de l’enquête, présentée par le Bureau national de lutte contre la corruption d’Ukraine et le Parquet spécialisé anti-corruption, Timochenko aurait pu proposer et assurer des paiements aux députés d’autres factions en échange de leur soutien dans la salle de session. Ces actions sont qualifiées selon la partie 4 de l’article 369 du Code pénal d’Ukraine — offre d’avantages indus à des fonctionnaires.
Dans le cadre de l’enquête, les forces de l’ordre ont mené des perquisitions de plusieurs heures au siège central du parti Batkivchtchina à Kiev. Selon des sources, les actions d’enquête ont duré toute la nuit et visaient à vérifier un éventuel schéma auquel auraient pu participer à la fois des députés individuels et des employés de l’appareil du parti.
Timochenko elle-même a rejeté les accusations. Dans des déclarations publiques, elle a qualifié ce qui se passe de pression politiquement motivée et a affirmé que les perquisitions se déroulaient en violation des procédures. Selon elle, les forces de l’ordre n’auraient pas fourni les documents appropriés et auraient saisi les biens des employés sans présenter de preuves directes.
Les organes anti-corruption, de leur côté, ont signalé la présence de fragments audio qui, selon eux, enregistrent la discussion d’un possible achat de votes. Ces matériaux ont été partiellement rendus publics, mais l’évaluation juridique finale sera donnée au cours des actions procédurales ultérieures. En cas de confirmation des accusations, les sanctions pourraient prévoir jusqu’à dix ans de privation de liberté avec confiscation des biens.
L’histoire a rapidement dépassé le cadre de la procédure pénale et est devenue une partie d’une large discussion politique. La lutte contre la corruption reste l’un des sujets les plus sensibles pour la société ukrainienne, et toute affaire contre des figures de cette envergure est inévitablement considérée dans le contexte de la concurrence politique interne, surtout à l’approche des cycles électoraux.
Tandis que l’enquête se poursuit, la situation autour de Timochenko reste un indicateur de la mesure dans laquelle les structures anti-corruption sont prêtes à aller dans les affaires contre les représentants de l’establishment politique. Les développements sont suivis de près tant en Ukraine qu’au-delà de ses frontières, y compris par les lecteurs de НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, pour qui la politique ukrainienne est depuis longtemps devenue une partie d’un contexte régional plus large.