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Le 30 décembre 2025, un événement s’est produit au centre de Téhéran, perçu en Iran comme un signal d’alarme : les étals du marché principal ont fermé. Presque immédiatement, une vague de manifestations de masse a déferlé à travers le pays. La raison — un effondrement économique, une chute rapide de la monnaie nationale et le sentiment que les outils de survie habituels ne fonctionnent plus.

Le mécontentement a commencé avec les entrepreneurs. Ce sont eux qui ont d’abord ressenti le choc : le rial iranien a perdu presque la moitié de sa valeur en peu de temps, l’inflation, selon les données officielles, a atteint 42,5 %. Le commerce s’est arrêté, les transactions ont perdu leur sens, et le bazar — indicateur traditionnel de stabilité — s’est pratiquement retiré de la vie économique de la capitale.

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Les étudiants ont rapidement rejoint les manifestations. Les actions ont dépassé les frontières de Téhéran et ont touché d’autres grandes villes. Selon Associated Press, au 1er janvier 2026, la mort d’au moins sept personnes dans quatre villes a été confirmée. Ces événements sont déjà qualifiés de troubles les plus importants depuis les manifestations de 2022, déclenchées après la mort de Mahsa Amini.

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La réponse des autorités a été ambivalente. D’une part, les mesures de sécurité ont été renforcées à Téhéran, la présence des forces de l’ordre a été augmentée. D’autre part, le président Masoud Pezeshkian a publiquement déclaré être prêt à écouter les « revendications légitimes » des citoyens. Cependant, parallèlement, le procureur général Mohammad Movahedi-Azad a averti de mesures sévères contre toute tentative de déstabilisation, laissant peu de doute sur les limites du dialogue acceptable.

La réaction extérieure ne s’est pas fait attendre. Donald Trump, via sa propre plateforme sociale, a exprimé son soutien aux manifestants, déclarant que les États-Unis étaient prêts à réagir si les autorités iraniennes recouraient à la violence. Ce signal était adressé non seulement à Téhéran, mais aussi aux alliés des États-Unis au Moyen-Orient.

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Reuters rappelle : ces dernières années, l’Iran a systématiquement réprimé les manifestations causées par la hausse des prix, la pression économique et la restriction des droits. Les sanctions imposées en lien avec le programme nucléaire continuent d’étouffer l’économie, réduisant l’espace de manœuvre même pour les élites loyales au régime.

Un contexte supplémentaire est créé par la récente crise militaire. En juin 2025, l’Iran s’est retrouvé impliqué dans une guerre de 12 jours avec Israël, qui a considérablement détérioré la situation financière du pays. Les dépenses militaires, les perturbations logistiques et l’isolement croissant ont accéléré les processus que l’on parvenait à contenir par des méthodes administratives.

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Les manifestations actuelles ne ressemblent pas à une explosion spontanée, mais au résultat d’une pression accumulée. L’économie, la politique étrangère et les restrictions internes se sont rencontrées en un point. La fin de cette histoire reste ouverte, mais le simple fait que le bazar de Téhéran soit fermé en dit long.

L’Iran entre en 2026 dans un état où toute décision — coercitive ou de compromis — aura des conséquences de grande envergure pour toute la région. La manière dont la crise interne à Téhéran s’entrelace avec la politique internationale et la sécurité du Moyen-Orient est suivie de près par НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.

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