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Le tabloïd allemand BILD relance un vieux sujet : faire confiance à Moscou — préparez-vous à rester seul. La formule est dure, mais elle a des cas concrets, qui sont de plus en plus souvent rappelés — de l’Amérique latine au Moyen-Orient et au Caucase.

Et il ne s’agit pas de “l’amitié” en général. Il s’agit de ce qui se passe lorsqu’un régime ou une armée, dépendant du soutien de la Russie, se retrouve en réelle difficulté — et attend au moins un geste, au moins un signal, qu’ils ne seront pas abandonnés.

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Venezuela : test de stress pour la Russie

L’épisode le plus récent — l’histoire autour de Nicolás Maduro et des actions des États-Unis au début de janvier 2026. Selon plusieurs médias, Washington a intensifié la pression militaire et les sanctions, y compris le composant maritime et l’interception de la logistique pétrolière liée aux transports “sombres”.

Le moment le plus désagréable pour Moscou — la pause publique. Dans le contexte de la résonance, on attendait au moins une réaction forte du Kremlin, mais elle semblait retenue, parfois presque absente. Le soutien n’a pas été donné de première main, et certainement pas au format “nous sommes à vos côtés” ou “nous interviendrons”.

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Pour Caracas, cela se lit simplement : quand cela devient vraiment chaud, Moscou ne se précipite pas pour payer le prix pour un allié — surtout si le prix se mesure en ressources réelles et en risques.

Iran : partenariat sur papier, prudence en pratique

Le deuxième exemple — le comportement de la Russie dans le contexte de l’escalade israélo-iranienne de 2025.

Moscou a publiquement critiqué les frappes israéliennes, a parlé du droit international et de “l’inadmissibilité”. Mais au-delà — sans un pas qui pourrait être considéré comme une véritable “assurance” militaire pour Téhéran. Du point de vue de l’allié, cela ressemble à un ensemble de déclarations qui ne changent pas la situation sur le terrain.

Pour Israël, l’important ici est le niveau pratique : plus l’Iran ressent une faiblesse de soutien extérieur, plus il mise sur les structures proxy et les réponses asymétriques. Cela augmente les risques régionaux, même si “la grande guerre” n’est souhaitée par personne.

Syrie : quand le régime tombe, il ne reste qu’un billet pour Moscou

L’histoire de la Syrie — le troisième cas, qui est mis à côté lorsqu’on parle de “trahison des alliés”.

Damas est tombé, et Bachar al-Assad s’est retrouvé en Russie. Oui, l’asile — c’est aussi de l’aide. Mais c’est une aide non pas à l’État et à l’armée de l’allié, mais une “évacuation” personnelle du leader. Pour tous les autres, le signal est clair : le Kremlin sait fermer un chapitre politique lorsque le soutien devient trop coûteux.

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Arménie et Karabakh : rupture des illusions autour des traités d’alliance

Le quatrième point — le Caucase.

Après les événements autour du Haut-Karabakh, l’Arménie a accumulé de la déception quant au fonctionnement des mécanismes d’alliance. Au moment où Erevan attendait de l’aide, il a reçu des explications politiques et une distance factuelle. Le résultat — un coup à la confiance et une crise de l’idée même de “garanties” dans le cadre de l’ancienne architecture.

Il n’est pas nécessaire de discuter des formulations juridiques. Les gens entendent autre chose : “au moment de la menace, on vous expliquera pourquoi cela ne correspond pas au traité”.

Pourquoi c’est important précisément en 2026

Parce que la guerre contre l’Ukraine est le principal “consommateur” de ressources de la Russie : argent, armes, hommes, attention. Lorsque d’autres directions surgissent simultanément, le Kremlin choisit où payer le prix — et choisit plus souvent l’Ukraine comme priorité, tandis qu’il distribue aux autres des déclarations, des gestes symboliques ou du silence.

Dans le contexte de l’histoire avec le Venezuela, il s’agit aussi de pétrole, de sanctions et de puissance maritime : l’Occident agit de plus en plus durement et pratiquement contre les chaînes d’approvisionnement sombres. Tout allié de Moscou se retrouve automatiquement en zone de risque — même si son problème n’est pas directement lié à l’Ukraine.

Ce qui en découle

Si l’on enlève les émotions, il reste une seule conclusion : les “garanties de sécurité russes” semblent solides tant qu’il n’est pas nécessaire de payer un prix réel pour elles.

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Et cela ne concerne pas seulement les régimes lointains. Tout pays ou structure qui construit sa sécurité sur les promesses de Moscou doit garder à l’esprit le scénario : au moment critique, vous pouvez être laissé avec de belles paroles — et sans soutien.

En fin de compte, la question n’est pas de savoir si “la Russie est forte”, mais combien d’alliés sont prêts à croire à nouveau qu’ils ne seront pas échangés contre un objectif plus important. NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency enregistre cette tendance comme l’un des facteurs clés de 2026 : la confiance en géopolitique brûle plus vite que le pétrole, et elle ne peut plus être restaurée par de simples communiqués de presse.

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