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Les déclarations de Donald Trump sur le « prolongement de la guerre » par l’Ukraine ont suscité une réaction d’une rare fermeté au sein de l’establishment américain. Le président du comité des forces armées du Sénat américain, Roger Wicker, républicain et l’une des voix clés sur les questions de sécurité, a publiquement pris la défense de Kiev — et l’a fait sans réserves diplomatiques.

Son discours n’était pas seulement une réponse à Trump, mais un rappel systématique de la nature de l’adversaire auquel l’Occident est confronté et pourquoi la guerre en Ukraine a depuis longtemps dépassé le cadre d’un conflit régional.

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Wicker a commencé par un cadre large. Selon lui, le monde est entré dans une phase dangereuse : des flambées d’instabilité se produisent simultanément en Europe, dans la région indo-pacifique, au Moyen-Orient. Mais même dans ce contexte, il identifie un facteur comme le plus destructeur — la guerre déclenchée par Poutine contre l’Ukraine, la liberté et tout l’ordre occidental.

Le sénateur a souligné : au cours de l’année écoulée, le Kremlin a ostensiblement ridiculisé toutes les tentatives de règlement pacifique. Officiellement, Moscou participe aux discussions de paix, mais en pratique, elle ne fait qu’intensifier les frappes et l’escalade. C’est, selon Wicker, une « paix en paroles » — un service rendu par les lèvres, et non par les actions.

La thèse clé est dure : l’Ukraine ne doit pas être contrainte à renoncer aux territoires souverains qu’elle contrôle. Les négociations ne peuvent pas donner à Poutine ce qu’il n’a pas pu obtenir sur le champ de bataille. Toute autre logique, selon le sénateur, signifierait encourager l’agression.

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Un accent particulier est mis sur le rôle des États-Unis. Wicker insiste : Washington doit participer aux garanties de sécurité à long terme pour l’Ukraine. Si de telles garanties sont convenues, le Sénat doit les ratifier, et ne pas se contenter de promesses politiques temporaires. L’aide à l’Ukraine n’est pas de la charité, mais un investissement dans la propre sécurité de l’Occident.

Ensuite, la rhétorique devient extrêmement personnalisée. Le sénateur propose de « se souvenir de qui nous avons affaire ». Sa caractérisation de Poutine est extrêmement directe : un homme sans remords, ancien agent du KGB, dictateur avec des décennies de sang sur les mains, le plus grand voleur de l’histoire moderne, criminel de guerre et menteur chronique. Selon Wicker, il n’y a aucune raison de le traiter autrement qu’avec une extrême prudence et mépris.

Il a accordé une attention particulière à l’illusion du « négociateur amical ». Lorsque Poutine sourit aux représentants américains, il se comporte comme s’il attendait de la confiance. Mais, souligne le sénateur, les États-Unis n’ont aucune raison de sourire en retour. La sociologie le confirme : environ 70 % des Américains ne croient pas que Poutine respectera un quelconque accord avec l’Ukraine.

Un bloc important du discours concerne le lien de la Russie avec le terrorisme mondial. Wicker établit directement des parallèles entre les frappes sur les civils ukrainiens et les attaques du Hamas sur les communautés israéliennes le 7 octobre 2023. Dans cette logique, Poutine n’est pas une exception, mais fait partie d’un même champ — ses alliés et partenaires se trouvent parmi les régimes et mouvements terroristes.

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Le sénateur a également rappelé l’enlèvement de dizaines de milliers d’enfants ukrainiens soumis à une politique de « rééducation » forcée. Il a comparé ces pratiques aux camps pour les Ouïghours en Chine, soulignant la similitude des approches autoritaires. Les répressions contre les dissidents en Russie sont un autre élément du même modèle.

Une partie distincte du discours est consacrée au « club des exilés », pour lequel Moscou est devenue un refuge. Bachar al-Assad a trouvé protection précisément là-bas. En cas de fuite de Nicolás Maduro, son itinéraire, selon Wicker, est également évident — vers la Russie. Il en va de même pour le soutien historique au régime cubain et les scénarios potentiels pour la direction iranienne. C’est la compagnie que le Kremlin rassemble autour de lui.

La comparaison la plus retentissante, le sénateur l’a laissée pour la fin. Dans la rhétorique de Poutine sur la « libération des russophones », il entend des échos directs des arguments d’Adolf Hitler, utilisés pour envahir les pays voisins sous prétexte de protéger « les siens ». La parallèle historique, selon Wicker, est trop évidente pour être ignorée.

La conclusion finale est simple et sombre. Les Ukrainiens continuent de se battre non pas parce qu’ils détestent la paix. Mais parce que l’alternative pour eux est la disparition de leur propre pays. Et c’est cela, et non des fantasmes diplomatiques, qui doit être à la base des décisions des États-Unis et de leurs alliés.

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Pour Israël et la région dans son ensemble, cette logique a une signification directe. La Russie a depuis longtemps cessé d’être un observateur extérieur et est activement intégrée dans l’axe des régimes et mouvements menaçant la stabilité régionale. Comprendre cela fait partie du tableau général de la sécurité, dont on parle de plus en plus à Washington.

C’est pourquoi de telles déclarations résonnent aujourd’hui non pas comme une émotion, mais comme un calcul froid. C’est ce que rapporte НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, enregistrant un changement dans le discours politique américain, passant des illusions à la dure réalité.

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