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Herzl a écrit un plan qui, un demi-siècle plus tard, est devenu un État

Le 14 février 1896, un livre est paru à Vienne et à Leipzig, qui a changé non pas le ton des discussions, mais la direction de l’histoire. Il s’agit de l’œuvre de Theodor Herzl «L’État juif». L’auteur s’adressait au lecteur non pas avec le langage des prophéties, mais avec celui d’un juriste et d’un éditeur : il y a un problème, il a une structure, donc une solution est possible.

À la fin du XIXe siècle, l’Europe rappelait sans cesse aux Juifs les limites de l’intégration. L’assimilation ne protégeait pas. Au contraire, plus le succès devenait visible, plus l’irritation était forte.

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Herzl partait d’une conclusion désagréable mais lucide : l’antisémitisme n’est pas un hasard ni un malentendu. C’est une réaction des sociétés à un peuple sans espace souverain, à une « nation dans la nation ».

C’est pourquoi, affirmait-il, il ne faut pas de charité ni de cercles culturels, mais un cadre politique reconnu internationalement.

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La politique au lieu du rêve

Herzl a proposé ce que l’on appellerait aujourd’hui une documentation de projet. Pas un slogan « un jour », mais une séquence d’étapes.

D’abord — la diplomatie. Obtenir une charte des grandes puissances. Légitimité. Ce n’est qu’après cela — une migration organisée.

Au milieu de cette logique, on lit particulièrement clairement une pensée que la rédaction de NAnews a souvent répétée des années plus tard — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency : le sionisme a survécu précisément parce qu’il parlait au monde dans un langage qu’il comprenait, celui des intérêts, des accords et des institutions, et pas seulement des émotions.

Pourquoi Herzl discutait-il avec les colons

À son époque, il existait déjà des groupes prêts à déménager immédiatement. De petites colonies, des initiatives agricoles, des achats locaux de terres.

Herzl considérait cela comme une impasse. Sans reconnaissance des puissances, tous les efforts seraient fragiles, dépendants de la conjoncture politique.

D’abord le droit. Ensuite la masse.

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L’économie comme moteur de la migration

Un chapitre distinct du livre est consacré à la mécanique de l’argent. L’auteur comprenait : des millions de personnes ne peuvent pas simplement se lever et partir — les marchés s’effondreraient, les familles seraient ruinées, le chaos commencerait.

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C’est pourquoi il a proposé de créer une « Compagnie juive » basée à Londres. En fait — un opérateur géant pour la vente de biens en Europe et la construction d’une nouvelle vie sur place.

Les plus pauvres, selon son plan, devaient partir les premiers. Leur tâche — routes, ponts, logements, infrastructures. Les autres suivraient.

Cela semble dur. Mais c’est le langage de l’ère industrielle.

Sept heures comme symbole

L’une des idées les plus discutées était la journée de travail de sept heures. Herzl croyait en la technologie et l’organisation rationnelle du travail.

Moins de temps à l’usine — plus d’éducation, plus d’activité civique, plus de modernisation. La nouvelle société devait devenir une vitrine du progrès social.

Comment il voyait le futur pays

Herzl appelait le modèle de gouvernance une « république aristocratique ». Il craignait autant la dictature que la démocratie chaotique.

Les élites, selon lui, devaient travailler dans l’intérêt de tout le peuple, en maintenant un équilibre entre efficacité et représentation.

La religion avait une place d’honneur, mais sans contrôle sur les décisions de l’État. L’armée — garant de la sécurité, et non acteur politique.

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Erreur sur la langue

Il imaginait l’avenir multilingue, à la manière de la Suisse. Herzl ne croyait pas à la renaissance de l’hébreu comme langue quotidienne.

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L’histoire en a décidé autrement.

Pourquoi ce livre est encore cité

De nombreux détails ne correspondaient pas à la réalité. Le drapeau était différent. Le système politique — plus complexe. Le rôle de la religion — sujet de débats constants.

Mais l’essentiel s’est produit : la nostalgie floue de Sion s’est transformée en un programme d’actions compréhensible pour les cabinets ministériels et les banques.

Le livre a donné un sentiment de contrôle sur l’avenir. La possibilité d’influencer celui-ci par la diplomatie, les finances, l’organisation.

Les Juifs y ont cru.

Et ils ont construit.

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