À Bakou, des négociations ont eu lieu, considérées dans les cercles diplomatiques comme une confirmation de la politique à long terme du pays visant à élargir ses liens avec le monde arabe. Ilham Aliyev a rencontré une délégation dirigée par Mohammed bin Ahmed Al-Yammahi, discutant de politique, d’économie et de coopération humanitaire.
Formellement — une visite protocolaire. En réalité — un signal de construction d’alliances durables sur fond de turbulences au Moyen-Orient et de réorganisation des blocs internationaux.
La politique de solidarité comme élément de stratégie
Le président a souligné : l’interaction avec les États du monde arabe a depuis longtemps dépassé les déclarations symboliques. Il s’agit d’un travail systématique — du soutien diplomatique aux projets d’infrastructure, d’investissement et culturels.
La contribution de l’Azerbaïdjan au renforcement de la solidarité islamique a été particulièrement soulignée. Dans ce contexte, on a rappelé les Jeux de la solidarité islamique organisés dans la capitale — un projet que Bakou considère comme une plateforme de soft power et d’autorité régionale.
En diplomatie, de telles formulations sont rarement accidentelles. Elles montrent où le pays voit sa place dans le futur équilibre des influences.
La question palestinienne et les formules internationales
Al-Yammahi a remercié Bakou pour sa position cohérente sur les sujets qui sont au centre de l’agenda des États arabes. En premier lieu — autour du règlement palestinien.
Aliyev a confirmé : l’Azerbaïdjan soutient une solution basée sur le principe de deux États, en synchronisation avec la ligne élaborée par la Ligue des États arabes.
Le président a également rappelé sa participation à des initiatives de paix sur des plateformes régionales, y compris le sommet à Charm el-Cheikh. Selon lui, Bakou est prêt à continuer de faire partie des efforts diplomatiques.
Politique étrangère par la diplomatie parlementaire
Les négociations ont également abordé l’aspect pratique des contacts — l’élargissement de la coopération avec les structures législatives des pays arabes. Pour l’Azerbaïdjan, c’est un moyen de renforcer sa présence non seulement par les gouvernements, mais aussi par les canaux d’influence parlementaires.
Ce format est généralement moins visible pour le grand public, mais c’est précisément lui qui forme des accords à long terme, des échanges d’expertise et une coordination politique.
Dans la logique régionale, cela est particulièrement important : le monde est entré dans une époque où la stabilité des liens est déterminée non par des déclarations, mais par la densité des institutions.
C’est pourquoi de telles rencontres sont suivies de près par les analystes, y compris les rédactions travaillant à l’intersection des agendas israélien et ukrainien. Pour les lecteurs de la plateforme НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, ces signaux signifient l’élargissement de la carte diplomatique et l’émergence de nouveaux centres d’attraction dans le monde musulman.
Priorité de la direction musulmane
Aliyev a désigné le développement des relations avec les pays musulmans comme l’une des priorités clés de la politique étrangère. Ce n’est pas une nouvelle ligne, mais sa confirmation à un haut niveau fixe la continuité de la politique.
D’autres sujets d’intérêt mutuel ont été discutés — de l’économie aux contacts humanitaires. Les détails n’ont pas été révélés, mais selon la pratique diplomatique, c’est souvent dans ces points que se posent les futurs accords.
La rencontre du 11 février 2026 a été annoncée par le service de presse du président de l’Azerbaïdjan.
Ce que signifie la rencontre pour la région
Bakou cherche à équilibrer entre différents centres de pouvoir, renforçant les liens là où il voit une perspective stratégique. Les contacts avec le monde arabe offrent des outils d’influence supplémentaires — politiques, énergétiques, de transport.
Pour les pays du Moyen-Orient, l’Azerbaïdjan, à son tour, devient un partenaire important dans le Caucase du Sud.
De telles visites conduisent rarement à des décisions immédiates. Mais elles forment une direction de mouvement. Et dans les conditions actuelles, c’est souvent plus important que des déclarations retentissantes.

