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Le 14 avril 2026, le grand rabbin d’Ukraine Moshé Asman a publié un message à l’occasion de la Journée de la Catastrophe et de l’Héroïsme du judaïsme européen. Ses paroles renvoient à l’une des pages les plus difficiles et en même temps les plus courageuses de l’histoire juive — la mémoire des six millions de Juifs exterminés par les nazis hitlériens, et la mémoire du soulèvement du ghetto de Varsovie, devenu un symbole de résistance là où, semblait-il, il n’y avait plus aucune chance.

Pour le public israélien, ce sujet dépasse toujours largement la date du calendrier. Yom HaShoah n’est pas simplement un jour de mémoire du passé. C’est un jour où les questions de vulnérabilité, du droit à l’autodéfense, du prix du silence du monde et de ce qui se passe lorsque le peuple juif est confronté à un ennemi parlant ouvertement de sa destruction, reviennent au centre de la conscience publique.

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C’est pourquoi le message actuel de Moshé Asman résonne particulièrement fort. Il ne se limite pas à se souvenir de la tragédie et de l’héroïsme du ghetto de Varsovie. Il trace une ligne morale directe de ces jours à l’époque actuelle de guerre, où, selon ses mots, le peuple juif entend à nouveau des menaces de destruction — cette fois de la part de l’Iran et de ses proxies, tels que le Hamas et le Hezbollah. Mais dans ce parallèle, il y a aussi une différence clé : à l’époque, les Juifs étaient pratiquement abandonnés et sans défense, alors qu’aujourd’hui, le peuple juif a la force et la volonté de se défendre.

Le ghetto de Varsovie comme symbole de courage, et pas seulement de tragédie

Dans son message, Moshé Asman rappelle que c’est précisément ces jours-ci que le soulèvement héroïque juif dans le ghetto de Varsovie a commencé. Là, les nazis hitlériens ont rassemblé environ un demi-million de Juifs, les condamnant à des conditions inhumaines, à la faim, à l’humiliation et à une mort presque inévitable. Mais même dans de telles conditions, les Juifs ont décidé de ne pas aller silencieusement jusqu’au bout, mais de se battre.

Ce détail est particulièrement important pour comprendre le sens même de la Journée de la Catastrophe et de l’Héroïsme. Il ne s’agit pas seulement de la mémoire des victimes. Il s’agit aussi de la mémoire de ceux qui, avec un minimum d’armes, souvent obtenues au combat, se sont levés contre l’une des armées les plus puissantes de leur temps. Ils envoyaient des messages radio, demandaient de l’aide, mais le monde a presque pas répondu.

Le soulèvement a duré presque un mois — du 19 avril au 16 mai 1943. Des chars ont été introduits contre les insurgés, des maisons ont été détruites, des quartiers ont été incendiés avec des lance-flammes. Mais même dans des conditions d’inégalité absolue des forces, les Juifs ont continué à résister jusqu’au dernier. Et c’est précisément là que Moshé Asman voit ce nerf historique qui reste vivant aujourd’hui : le courage ne se mesure pas aux chances de victoire, il se mesure à la volonté de ne pas se rendre.

Pourquoi cette mémoire est particulièrement importante pour Israël

Pour Israël, le soulèvement du ghetto de Varsovie n’est pas seulement une partie de la mémoire collective de la Catastrophe. C’est une leçon fondamentale sur le fait que sans sa propre force, le peuple juif s’est trop souvent retrouvé seul face à l’ennemi et à l’indifférence du monde.

Aujourd’hui, lorsque la sirène de Yom HaShoah retentit en Israël, le pays s’immobilise littéralement pendant quelques minutes. Mais avec la mémoire des morts, il y a toujours un autre sentiment — la compréhension que la souveraineté juive moderne n’est pas née d’une idée abstraite, mais d’une expérience historique terrible, où trop de gens n’ont pas reçu d’aide à temps.

C’est pourquoi les mots sur le soulèvement du ghetto résonnent si fortement dans le contexte israélien. C’est un rappel que l’héroïsme du peuple juif n’a pas commencé après la création de l’État d’Israël. Il existait déjà à une époque où il n’y avait presque pas de chances, et le monde préférait regarder ailleurs.

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De la mémoire de la Shoah à la guerre d’aujourd’hui

La partie la plus forte du message de Moshé Asman commence là où il transfère la conversation de 1943 à 2026. Il écrit qu’aujourd’hui encore, le peuple juif vit une période de guerre difficile, où il y a à nouveau des forces qui parlent ouvertement de leur désir de le détruire. Dans ce contexte, il nomme directement l’Iran, ainsi que le Hamas et le Hezbollah.

Pour le lecteur israélien, cela ne sonne pas comme une exagération rhétorique, mais comme une constatation de la réalité dans laquelle le pays se trouve depuis longtemps. Les menaces de Téhéran, le terrorisme par missiles, les attaques des structures proxies, le langage de la destruction qui résonne régulièrement à l’adresse d’Israël — tout cela rend la mémoire de la Shoah non seulement historique, mais aussi politiquement vivante.

Mais l’accent principal d’Asman est mis ailleurs. Entre hier et aujourd’hui, souligne-t-il, il y a une énorme différence. Aujourd’hui, le peuple juif n’est pas sans défense. Aujourd’hui, il sait et est prêt à se défendre. Dans cette phrase est caché tout le sens moderne de Yom HaShoah pour Israël : la mémoire de la Catastrophe ne doit pas conduire à la paralysie, elle doit renforcer le droit à l’autodéfense.

C’est ici que НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency voit l’importance particulière de ce message pour le public israélien. Les mots du grand rabbin d’Ukraine ne font pas que relier la tragédie du passé à l’inquiétude du présent. Ils formulent l’une des principales conclusions de l’histoire juive : la mémoire sans force laisse le peuple vulnérable, et la mémoire, associée à la capacité de se défendre, devient la base de la résilience nationale.

Pourquoi cette voix d’Ukraine résonne particulièrement fort

Il y a aussi une autre couche importante. Ces mots ne sont pas prononcés par un commentateur extérieur, mais par le grand rabbin d’Ukraine — un pays où la mémoire de l’Holocauste a une lourdeur particulière et où l’histoire juive est entrelacée avec des tragédies, des guerres et des luttes pour la survie.

C’est pourquoi le message de Moshé Asman ne se lit pas comme un sermon historique abstrait. On y entend la voix d’une personne qui parle de la mémoire de la Catastrophe à un moment de nouvelle guerre, lorsque le thème de la protection du peuple, de la liberté et de la résistance redevient non académique, mais extrêmement concret.

Pour Israël, c’est aussi un signal important. La mémoire juive n’appartient pas à un seul pays, même si c’est Israël qui est devenu sa principale maison politique et historique. Elle continue de résonner dans la diaspora, dans les communautés, et dans les voix de ceux qui parlent de la Catastrophe non seulement comme d’un passé, mais aussi comme d’un guide moral dans le présent.

Un jour de mémoire qui rappelle la force

Le sens des mots de Moshé Asman se résume finalement à une idée très claire. La Journée de la Catastrophe et de l’Héroïsme est un jour de deuil pour les tués et un jour de respect pour ceux qui ont combattu dans des conditions désespérées. Mais c’est aussi un jour qui rappelle : le peuple juif ne doit plus être l’objet de la volonté et de la cruauté d’autrui.

C’est pourquoi dans son message, les six millions de tués, le soulèvement du ghetto de Varsovie, l’Iran, le Hamas, le Hezbollah et la certitude qu’aujourd’hui les Juifs ne sont plus sans défense se tiennent côte à côte. Ce ne sont pas des thèmes disparates. C’est une ligne — de la mémoire à la détermination, de la tragédie à la volonté de défendre la vie.

Et, peut-être, c’est précisément pour cela que les mots finaux d’un tel message ne sonnent pas comme une formalité, mais comme le résultat de toute la logique historique. La mémoire des morts doit être bénie. Et le peuple juif est vivant. Am Israël Haï.

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