À la veille du Jour du Souvenir, le ministère de la Défense d’Israël et le Service national d’assurance ont publié des données actualisées qui montrent à nouveau le véritable coût de l’existence de l’État juif. Au 2026, le nombre total de morts dans les guerres d’Israël depuis 1860 a atteint 25 648 personnes. En outre, 5 315 personnes sont des victimes du terrorisme et des actions hostiles, dont le décompte est tenu séparément.
Ces chiffres n’ont jamais été simplement des statistiques pour la société israélienne. Derrière chaque nombre se cache une famille, une histoire, un vide non cicatrisé et une douleur personnelle qui revient chaque année dans la mémoire nationale avec une force particulière. C’est pourquoi le Jour du Souvenir en Israël reste non pas une date formelle, mais l’un des jours les plus profonds et unificateurs de la vie publique du pays.
Nouvelles données pour le Jour du Souvenir : combien Israël a perdu l’année dernière
Selon les données du ministère de la Défense, depuis le précédent Jour du Souvenir, les noms de 147 militaires ont été ajoutés à la liste des morts. De plus, 47 invalides des forces de sécurité sont décédés pendant cette période et ont été officiellement reconnus comme morts dans les guerres d’Israël. Dans le décompte historique final depuis 1860, le nombre de morts a atteint 25 648.
Cette liste comprend, entre autres, deux réservistes — le sergent-chef Lidor Porat et le sergent-chef Barak Kalphon, morts le week-end dernier dans le sud du Liban. Deux autres militaires, morts dans des circonstances non combattantes, ont également été inclus. Pour le public israélien, c’est un rappel important que le coût de la sécurité du pays ne se compose pas seulement d’épisodes de combat retentissants, mais aussi de toute la lourde quotidienneté de l’armée et du service.
Le ministère a également signalé séparément l’ampleur de la perte familiale. En Israël, il y a actuellement 59 583 membres de familles de soldats tombés, dont 8 420 parents, 4 872 veuves, 14 430 orphelins, 12 fiancées et 35 tuteurs. Le nombre de frères et sœurs des morts est de 31 814 personnes, et c’est à travers ces données que l’on voit particulièrement clairement à quel point la guerre et le terrorisme se propagent à travers toute la société.
Qui fait aujourd’hui partie du cercle des familles du souvenir
L’État israélien souligne qu’il ne s’agit pas seulement de l’enregistrement militaire des morts, mais aussi du soutien constant de leurs proches. Le département des affaires des familles des morts, de la commémoration et de l’héritage continue d’accompagner les proches des morts, surtout à l’approche des cérémonies de deuil, lorsque la perte personnelle redevient une partie de la journée nationale de deuil.
Dans les réalités israéliennes, cela a une signification particulière. Ici, la mémoire n’est pas un mot abstrait, mais une partie du contrat social sur lequel repose le lien entre l’armée, l’État et les citoyens. C’est pourquoi chaque nouveau chiffre dans le rapport officiel est perçu non pas comme une mise à jour des archives, mais comme un rappel supplémentaire du prix qu’Israël continue de payer pour le droit d’exister et de se défendre.
Victimes du terrorisme en Israël : ce que « Bituah Leumi » a rapporté
Le Service national d’assurance a publié le 16 avril des données séparées sur les victimes civiles du terrorisme et des actions hostiles. Au cours de l’année dernière, 79 noms ont été ajoutés à cette liste. Ainsi, le nombre total de victimes du terrorisme a atteint 5 315 personnes.
Le décompte des victimes civiles par « Bituah Leumi » est tenu depuis 1851, c’est-à-dire depuis la période des premiers établissements juifs modernes en Eretz-Israël. Sur le nombre total de morts au cours des 78 ans d’existence de l’État d’Israël, 4 587 personnes ont été tuées, dont 810 enfants et adolescents. C’est l’un des chiffres les plus lourds de toutes les statistiques publiées, car il montre à quel point le terrorisme a profondément touché et continue de toucher la vie civile.
Une attention particulière est également attirée sur la structure des pertes de l’année dernière. Sur les 79 civils tués, 35 ont été tués lors de l’opération « Peuple — Lion », et 27 autres lors de l’opération « Rugissement du Lion ». Dans le contexte informationnel et public israélien, ces données résonnent particulièrement fortement, car il ne s’agit pas d’une histoire ancienne, mais d’une expérience très récente du pays, qui reste encore une blessure vive pour des milliers de familles.
Combien l’État verse-t-il aux victimes et aux familles des morts
Au cours des trois dernières années, « Bituah Leumi » a transféré plus de 1,5 milliard de shekels aux familles ayant perdu des proches. 79 309 citoyens, victimes de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, ont droit à une aide de l’État, dont 27 595 mineurs. 599 millions de shekels leur ont déjà été versés.
Il est également signalé séparément que 728 personnes blessées lors du massacre du festival Nova reçoivent de l’aide, dont 118 servent dans les forces de sécurité. Ces chiffres soulignent que les conséquences du 7 octobre pour Israël ne se limitent pas seulement au jour de l’attaque ou à l’opération militaire en réponse. Elles se poursuivent dans le système d’aide sociale, dans le destin des enfants, dans la reconstruction des familles et dans le soutien à long terme de ceux qui ont survécu à l’une des tragédies les plus terribles de l’histoire moderne du pays.
C’est dans de tels moments que НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère qu’il est important de regarder non seulement l’ampleur de la douleur nationale, mais aussi comment l’État tente de maintenir la société de se désintégrer à travers la mémoire, l’aide et la reconnaissance du sacrifice. Pour Israël, ce n’est pas un sujet secondaire, mais une partie importante de la résilience interne du pays, qui vit sous une pression extérieure constante et doit néanmoins continuer à prendre soin de ses citoyens.
Comment se déroulera le Jour du Souvenir le 21 avril et ce qui a changé en raison de la situation sécuritaire
En raison de la situation tendue, les cérémonies de deuil dans les cimetières militaires le 21 avril se dérouleront avec les restrictions imposées par le Service de l’arrière. Cela signifie que même le jour national de deuil en Israël dépend à nouveau de la situation actuelle dans le domaine de la sécurité. Pour le pays, c’est presque devenu une norme tragique : la mémoire des morts et la menace actuelle se retrouvent à nouveau dans le même temps et dans le même espace.
Pour faciliter la visite des cimetières, le ministère de la Défense a préparé une application mobile « Netivei-Zikaron » — « Chemins de la mémoire ». Elle permet de localiser rapidement les tombes, ce qui est particulièrement important les jours où des milliers de personnes visitent les cimetières. De plus, les citoyens ont à nouveau la possibilité d’allumer une bougie commémorative pour les morts sur le site « Izkor », et cela est devenu un autre moyen de participer à la mémoire collective pour ceux qui ne peuvent pas venir en personne.
C’est là que réside la particularité du Jour du Souvenir en Israël en 2026. D’une part, l’État publie des chiffres secs, précis et lourds — 25 648 soldats tombés et 5 315 victimes du terrorisme. D’autre part, derrière ces données se trouve un pays vivant, qui continue de se battre, d’enterrer, de se souvenir, de soutenir les familles et de chercher des moyens de préserver la dignité humaine même au sein d’un cycle infini de pertes.
Pour le lecteur israélien, la conclusion principale est évidente ici. Ces chiffres parlent non seulement du passé, mais aussi du présent d’Israël : d’un pays dont la sécurité est toujours payée par des vies, et dont la mémoire nationale reste non pas un symbole, mais une partie réelle de la vie quotidienne.
