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L’ambassadeur d’Ukraine en Israël, Evgeny Kornichuk, a déclaré qu’Israël n’utilise pas encore l’expérience ukrainienne dans la lutte contre les drones d’attaque, bien qu’une telle coopération pourrait aider à sauver la vie des soldats israéliens.

Il l’a dit dans une interview à Ynet lundi 11 mai 2026. Selon le diplomate, Kiev ne comprend pas pourquoi la direction israélienne ne montre pas plus d’intérêt pour les développements de l’Ukraine dans le domaine de la lutte contre les drones, surtout à la lumière des pertes de Tsahal causées par les drones.

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L’expérience ukrainienne contre les drones et la sécurité israélienne

Kornichuk a souligné que l’Ukraine et Israël sont en fait confrontés à la même menace, bien qu’ils combattent sur différents fronts et dans des conditions différentes.

Selon lui, les deux pays ont affaire à des forces liées à un même « axe du mal », et c’est pourquoi l’échange d’expériences pratiques pourrait être non pas un geste de diplomatie, mais un véritable outil de sécurité.

L’Ukraine a accumulé au fil des années de guerre à grande échelle une vaste expérience dans la lutte contre les drones russes et iraniens. Il ne s’agit pas seulement de systèmes de défense aérienne coûteux, mais aussi de solutions plus flexibles : guerre électronique, groupes mobiles, méthodes rapides de détection, adaptation tactique des unités et mise à jour constante des méthodes de protection.

Pour Israël, cela est particulièrement important face aux menaces de l’Iran et de ses proxys. Les drones ont depuis longtemps cessé d’être une arme auxiliaire. Ils sont devenus un outil de guerre bon marché, massif et extrêmement dangereux, capable de surcharger les systèmes de défense et de créer une menace pour les soldats en première ligne.

Ce que Kornichuk a exactement dit

L’ambassadeur d’Ukraine a noté qu’il lui est difficile d’entendre des rapports sur les soldats de Tsahal touchés par des drones, car les Ukrainiens sont confrontés quotidiennement à une menace similaire.

Selon lui, les connaissances ukrainiennes pourraient aider Israël à « sauver plus de vies de soldats israéliens », mais il ne voit pas suffisamment d’intérêt ou de volonté de la part de la direction israélienne.

Kornichuk n’a pas spéculé publiquement sur les raisons de cette attitude. Mais sa formulation a été assez dure : l’Ukraine est prête à partager son expérience, et Israël, selon la partie ukrainienne, manque pour l’instant l’occasion d’utiliser cette ressource.

Pourquoi le sujet des drones est devenu commun à l’Ukraine et à Israël

Ces dernières années, les drones ont changé la logique même de la guerre.

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Pour l’Ukraine, c’est une réalité quotidienne du front : drones de reconnaissance, drones FPV, appareils d’attaque, drones kamikazes, Shahed iraniens, modifications russes et course constante entre moyens d’attaque et de défense.

Pour Israël, le sujet est devenu encore plus aigu après les attaques de l’Iran, du Hezbollah, des Houthis et d’autres groupes utilisant des drones comme une arme relativement bon marché contre une infrastructure de défense coûteuse et complexe.

Le principal problème est simple : un drone peut coûter des milliers de dollars, tandis qu’un missile intercepteur coûte des centaines et des milliers de fois plus cher. Dans de telles conditions, non seulement la puissance technologique est importante, mais aussi la rationalité tactique. L’Ukraine a acquis une expérience unique dans ce domaine — comment lutter contre une menace massive non seulement avec des moyens coûteux, mais aussi avec une combinaison de solutions bon marché, rapides et adaptatives.

Pour le public israélien, cette conversation est particulièrement sensible. Israël est habitué à percevoir son système de sécurité comme l’un des plus technologiques au monde. Mais la guerre des drones montre : même une armée forte doit apprendre de ceux qui ont déjà traversé un type de menace spécifique au quotidien.

Dans ce contexte, НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère la déclaration de Kornichuk non seulement comme un signal diplomatique, mais aussi comme une question de sécurité pratique : si l’expérience de l’Ukraine peut réduire les risques pour les soldats israéliens, alors le refus d’un tel dialogue nécessite des explications.

Incident avec le grain ukrainien et le contexte diplomatique

Kornichuk a également mentionné un incident récent lié au grain ukrainien. Selon lui, cette histoire n’a fait que souligner les problèmes existants dans les relations et a montré qu’il y a un espace pour une conversation plus honnête et concrète entre Kiev et Jérusalem.

L’ambassadeur a déclaré que son devoir est de chercher un terrain pour un bénéfice mutuel et un développement. Il estime que les négociations entre l’Ukraine et Israël pourraient aller beaucoup mieux.

Cette phrase est importante car il ne s’agit pas de déclarations symboliques de soutien, mais de coopération concrète : technologie, sécurité, échange d’expériences, contact politique, coordination dans la région.

Visite de Zelensky, invitation en Israël et question du contact politique

Kornichuk a commenté séparément le sujet d’une éventuelle visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky en Israël.

Selon l’ambassadeur ukrainien, Zelensky a récemment effectué plusieurs visites régionales au Moyen-Orient, où des questions de sécurité et de promotion de la paix ont été discutées. Kornichuk a souligné qu’il a beaucoup travaillé pour établir un contact politique direct entre les dirigeants des deux pays.

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Cependant, le diplomate a ajouté une phrase qui est devenue en fait le principal accent politique de l’interview : il est impossible de venir chez quelqu’un sans invitation.

Ainsi, il a répondu aux déclarations de l’ambassadeur d’Israël en Ukraine, Michael Brodsky, qui a déclaré que Zelensky avait été invité à venir en Israël et à rencontrer, entre autres, le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Nous n’avons pas reçu d’invitation — et c’est un fait »

Kornichuk a déclaré que la partie ukrainienne n’avait pas reçu d’invitation. Selon lui, c’est un fait.

Cependant, il n’a pas nié l’existence de contacts professionnels entre les pays. Au contraire, l’ambassadeur a noté que de tels liens existent et qu’ils sont bons. Mais, selon lui, en temps de guerre, cela ne suffit pas.

Cette position sonne comme un appel à élever les relations à un niveau supérieur. L’Ukraine attend non seulement des canaux de travail, mais aussi une volonté politique. Israël, pour sa part, se trouve dans une situation régionale complexe, où tout mouvement vers Kiev peut être considéré à travers le prisme des relations avec la Russie, l’Iran, les États-Unis et ses propres priorités militaires.

Mais la question des drones rend la discussion moins diplomatique et plus pratique.

Si l’expérience ukrainienne peut vraiment aider les militaires israéliens sur le champ de bataille, alors le sujet dépasse le cadre du protocole. Il concerne la vie des soldats, le coût de l’interception, la vitesse d’adaptation de l’armée et la volonté d’apprendre des alliés, même si les relations entre les États ne se développent pas toujours sans heurts.

Kornichuk a conclu son signal de manière assez directe : l’Ukraine et Israël ont un intérêt commun profond, et il est maintenant important de s’entraider.

Pour Israël, ce n’est pas seulement une question de soutien à l’Ukraine. C’est une question de sécurité propre à une époque où les drones bon marché deviennent une arme capable de changer l’équilibre même contre des armées dotées des technologies les plus avancées.