En décembre, à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, des tunnels souterrains d’une longueur de près de 100 mètres et d’une hauteur d’environ un mètre et demi ont été découverts. Selon les services polonais, des migrants y étaient illégalement transportés. Le journal britannique The Telegraph affirme le 25 février 2026 : des groupes du Moyen-Orient ayant une expérience de la guerre souterraine pourraient être derrière la construction.
Il s’agit d’une nouvelle étape de la pression hybride de la Russie sur l’Union européenne — en utilisant le territoire de la Biélorussie et le facteur migratoire comme outil de déstabilisation.
Ce que l’on sait des tunnels à la frontière polono-biélorusse
Les tunnels ont été découverts en décembre 2025. Selon les gardes-frontières polonais, immédiatement après la sortie d’un groupe de personnes du passage souterrain, 130 migrants ont été arrêtés.
La construction s’est avérée professionnelle : murs renforcés, ventilation bien pensée, profondeur permettant de traverser la ligne de frontière de manière discrète. Plus tard, d’autres itinéraires souterrains ont été découverts, construits avec un haut degré de préparation technique.

The Telegraph, citant des experts militaires, rapporte que ces technologies sont caractéristiques des groupes ayant une expérience des opérations souterraines au Moyen-Orient.
Qui pourrait être derrière la construction : versions des experts
La publication britannique présente les opinions de spécialistes familiers avec la tactique de la guerre souterraine. Parmi les groupes ayant la capacité prouvée de creuser des tunnels profonds et complexes, on cite :
Hamas et Hezbollah
Les experts notent que le Hamas et le Hezbollah ont perfectionné l’infrastructure souterraine dans la bande de Gaza et le sud du Liban pendant des décennies. Selon eux, le niveau technique des tunnels polono-biélorusses rappelle les modèles du Moyen-Orient.
Il est souligné séparément que les deux structures reçoivent le soutien de l’Iran et, selon les estimations des analystes occidentaux, sont en interaction tactique avec la Russie sur plusieurs fronts.
Formations kurdes et ISIS
Sarit Zahavi, ancien officier du renseignement israélien, a déclaré que la liste des exécutants potentiels est plus large. Selon elle, les forces kurdes en Syrie et les militants de l’ISIS utilisent également des technologies similaires.
Les sources polonaises, citées par The Telegraph, n’excluent pas la participation de spécialistes des unités kurdes. Cependant, Varsovie souligne que la responsabilité politique incombe au régime biélorusse.
Stratégie hybride de Moscou et rôle de Minsk
L’essence de ce qui se passe s’inscrit dans le modèle de guerre hybride, où le flux migratoire est utilisé comme un outil de pression sur les pays de l’UE.
Selon The Telegraph, la Russie envoie des migrants à travers la Biélorussie vers l’Europe, en utilisant des itinéraires cachés. La construction de tunnels est considérée comme faisant partie d’une opération plus large visant à déstabiliser le flanc est de l’OTAN.
La Biélorussie, dirigée par Alexandre Loukachenko, a déjà été accusée d’organiser le transfert de migrants vers la frontière polonaise. Le nouvel élément — l’infrastructure souterraine — élève la situation à un autre niveau de complexité.
Dans les milieux d’experts, on note que de telles opérations nécessitent coordination, financement et préparation technique. Cela exclut le caractère spontané de ce qui se passe.
Dans le contexte de la trace moyen-orientale, le sujet prend une dimension supplémentaire pour Israël. Si des spécialistes liés au Hamas ou au Hezbollah ont effectivement été impliqués dans la construction, il s’agit d’un transfert de technologies utilisées contre Israël vers le front européen.
C’est précisément sur ce point que se concentre la publication NAnovosti — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, en analysant les conséquences possibles pour la sécurité israélienne et les alliances stratégiques.
Pourquoi cette histoire est importante pour Israël et l’Europe
Pour la Pologne et les pays de l’UE, c’est une question de protection des frontières et de sécurité nationale.
Pour Israël, c’est une question de transfert de technologies et de coopération entre les structures anti-israéliennes et les États opposés à l’Occident.
Si les versions de l’implication des groupes du Moyen-Orient sont confirmées, cela témoignera de l’expansion de la géographie de leur activité et d’une nouvelle forme de coopération dans le cadre de l’axe anti-occidental.
L’enquête est en cours. Les autorités polonaises renforcent le contrôle des frontières. À Londres et à Berlin, on discute de mesures supplémentaires pour protéger le flanc est.
Il n’y a pas de conclusions définitives. Mais le simple fait de l’apparition de routes souterraines complexes entre la Biélorussie et la Pologne change déjà le tableau de la crise migratoire en Europe et la fait passer du domaine du problème humanitaire à celui de la géopolitique et de la sécurité.
