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Le 24 janvier 2026, l’analyste militaire israélien Yigal Levin a formulé une idée qui est rarement exprimée à haute voix, mais qui est presque toujours confirmée par la pratique. Les États et les projets quasi-étatiques ne meurent pas au moment des déclarations retentissantes ni lors des conférences de presse. Ils meurent plus tôt — lorsque le capital commence à les quitter.

Comme point de départ, il a rappelé un épisode des années 2017-2018. À l’époque, l’un des principaux responsables économiques de l’Administration autonome démocratique du nord-est de la Syrie disait clairement : le projet est non viable. Non pas parce que l’idée ou les gens sont mauvais, mais parce qu’il manque un afflux d’investissements occidentaux. Et sans eux, il est impossible de construire ni une industrie ni une production durable.

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Il s’agit d’un territoire que les Kurdes appellent Rojava. Une expérience politique, un noyau kurde, des partisans des idées de Abdullah Öcalan, plus des régions tribales arabes. Sur le papier — une autonomie. En réalité — une zone de risque d’investissement chronique.

Pourquoi le capital ne s’y est-il pas dirigé, Levin l’explique sans diplomatie. Même si l’on met de côté Assad, la Russie, l’Iran et le changement de configurations du pouvoir syrien, il reste la Turquie. Pour Ankara, toutes les structures apochistes sont des territoires considérés comme hostiles et à nettoyer. Aujourd’hui ou demain — c’est une question de temps, pas de principe.

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Dans une telle situation, une question économique fondamentale se pose. Qui investira dans une région qui n’est pas capable de protéger les actifs et la propriété ? La réponse est évidente. Le grand capital ne s’installe pas là où il n’y a pas de garantie que demain tout cela ne sera pas détruit ou exproprié.

C’est pourquoi la thèse de ce responsable économique s’est avérée exacte. Sans capital occidental, de telles constructions ne survivent pas. Ce n’est pas une évaluation morale ni une position politique — c’est une logique économique froide que nous observons aujourd’hui dans l’exemple syrien.

Ensuite, Levin transpose cette logique dans un contexte plus large. Il rappelle les mots de l’analyste militaire danois Nielsen : tant que les amateurs suivent les forums, les négociations et les déclarations, les professionnels ne regardent qu’une chose — l’argent. Qui, combien et à quelles conditions alloue des ressources.

D’où un marqueur important. Comprendre que l’Ukraine est « lâchée », on pourra le voir non pas à la rhétorique, mais au budget. Au moment où les partenaires commenceront à dire les mots justes — « vous êtes des héros », « vous tenez courageusement » — mais que les montants de l’aide deviendront symboliques ou disparaîtront complètement. Pour l’instant, cela ne se produit pas. Par conséquent, le pari est maintenu.

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On cite souvent en réponse l’exemple de l’Afghanistan. Mais ici aussi, selon la logique de Levin, tout est lisible bien avant la fin. La décision politique de retrait a été prise en 2020, le départ lui-même — à l’été 2021. Mais le retrait du capital a commencé dès 2015 : les investissements se réduisaient, les projets nationaux perdaient leur financement, les programmes à long terme étaient fermés. Pour ceux qui regardaient les chiffres, le dénouement était évident des années avant l’évacuation.

Il en découle une conclusion dure mais universelle. Quiconque rêve de construire un État ou un projet politique durable doit comprendre : sans grand capital extérieur — occidental ou, en dernier recours, chinois — il ne survivra pas. Et le capital ne vient que là où il y a de la force.

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Par force, on n’entend pas un slogan ni le charisme d’un leader. Armée, police, tribunaux, système juridique fonctionnel, capacité à garantir l’inviolabilité de la propriété privée et des investissements. Sans cela, le choix est toujours l’un des trois : le terrorisme professionnel comme source de financement (exemple — Hamas), une anarchie agraire avec des chefs de guerre et une crise chronique, ou un passage aux économies grises — du trafic de drogue à la survie semi-sauvage.

C’est pourquoi, résume la logique de Levin, l’argent part toujours en premier. Pas à cause des émotions ni de l’idéologie, mais parce que le capital ressent mieux que quiconque le moment où un projet cesse d’être défendable. Ce signal doit être lu plus attentivement que n’importe quel discours — exactement comme le fait NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.

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