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Un nouveau classement a montré non pas les « pays dangereux », mais une carte de la guerre mondiale

En juin 2026, l’Institute for Economics & Peace a publié le nouveau Global Peace Index 2026 — l’un des classements internationaux les plus connus, qui mesure le niveau de paix des États. Pour les lecteurs israéliens et ukrainiens, un point est particulièrement important dans ce rapport : en bas de la liste, on trouve Israël, Ukraine.

Ce n’est pas simplement des statistiques et ce n’est pas une raison pour des titres superficiels du style « les pays les plus dangereux du monde ». Le Global Peace Index n’évalue pas la sécurité touristique dans une ville spécifique ni la « bonté » morale d’un État. Il montre à quel point un pays est sous la pression de la guerre, des conflits internes et externes, de la militarisation, du terrorisme, de l’instabilité et des menaces pour la société.

C’est pourquoi pour НАновости — Nouvelles d’Israël, ce classement est important comme signal politique et stratégique. Israël et l’Ukraine vivent dans des régions différentes et mènent des guerres différentes, mais les deux pays se retrouvent dans une grande tendance mondiale : les agresseurs, les réseaux terroristes et les régimes autoritaires rendent à nouveau la guerre un outil normal de la politique.

Qu’est-ce que le Global Peace Index 2026

Le Global Peace Index est publié par l’Institute for Economics & Peace via la plateforme Vision of Humanity. Le classement de 2026 couvre 163 pays et territoires, soit presque le monde entier.

L’indice est basé sur 23 indicateurs, regroupés en trois grands blocs :

  1. niveau de sécurité au sein de la société ;
  2. conflits internes et internationaux ;
  3. militarisation de l’État.

Des facteurs tels que l’instabilité politique, le terrorisme, le niveau de violence, les dépenses militaires, la participation du pays aux conflits, les relations avec les voisins, les réfugiés, les déplacements internes de population, la disponibilité des armes et le rôle de l’armée dans la vie de l’État sont pris en compte.

Par conséquent, une position basse dans le classement ne signifie pas qu’un pays est « mauvais ». Cela signifie que le pays vit dans des conditions de haute conflictualité, de menace ou de guerre.

Où se trouvent Israël, Ukraine

Global Peace Index 2026 : dans le bas du top 5 - Israël et Ukraine - pourquoi se trouvent-ils en bas du 'classement de la paix'
Global Peace Index 2026 : dans le bas du top 5 – Israël et Ukraine – pourquoi se trouvent-ils en bas du « classement de la paix »

Dans la partie inférieure du Global Peace Index 2026 se trouvent des pays qui subissent des guerres, des conflits civils, une agression extérieure ou une profonde instabilité.

PositionPays
154Mali
155Syrie
156Yémen
157Afghanistan
158Soudan du Sud
159Israël
160Ukraine
161République Démocratique du Congo
162Soudan
163Russie

Le principal détail politique ici est évident : la Russie a pris la dernière, 163ème place. L’Ukraine est à la 160ème place, Israël — à la 159ème.

Mais ces positions ne peuvent pas être lues de la même manière. L’Ukraine se retrouve en bas du classement en raison de l’agression russe à grande échelle. Israël — en raison de la guerre après le 7 octobre, de la menace terroriste, du facteur iranien et de l’escalade régionale. La Russie, quant à elle, se retrouve dernière en tant qu’État qui produit lui-même la guerre, l’agression et l’instabilité.

Pourquoi Israël est-il si bas

Pour de nombreux Israéliens, la 159ème place peut sembler douloureuse. Israël est un État fort, avec une armée puissante, une médecine développée, une économie technologique, des institutions stables et un haut niveau de mobilisation sociale. Mais le Global Peace Index ne mesure pas la force de l’État, mais le niveau de paix.

Après le 7 octobre, Israël vit dans une réalité de menace constante. La guerre contre le Hamas, la menace du Hezbollah, les attaques des Houthis, le facteur iranien, les menaces de missiles et de drones, l’évacuation des habitants des zones frontalières, la mobilisation des réservistes, l’augmentation des dépenses militaires et la pression psychologique sur la société — tout cela réduit l’indicateur de paix.

Il n’y a pas de contradiction ici. Un État peut être fort et en même temps se trouver très bas dans le classement de la paix. Israël est justement un tel cas : le pays conserve la capacité de se défendre, mais la réalité même de la guerre en fait l’un des États les plus tendus du monde.

Pourquoi l’Ukraine est-elle à côté d’Israël

L’Ukraine se trouve à côté d’Israël dans le classement pour une autre raison, mais dans la même logique de guerre et de menace.

Depuis février 2022, l’Ukraine vit dans des conditions d’agression russe à grande échelle. Ce sont des frappes quotidiennes de missiles et de drones, des territoires occupés, la destruction des infrastructures, des millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur du pays, la mobilisation, d’énormes dépenses militaires et la menace constante de nouvelles attaques sur des cibles civiles.

Il est important de souligner : la place de l’Ukraine en bas du classement n’est pas une évaluation de la société ukrainienne comme « non pacifique ». C’est le reflet de l’ampleur de la guerre que la Russie a apportée en Europe.

L’Ukraine n’a pas choisi d’être en bas du Global Peace Index. L’Ukraine s’y trouve parce qu’elle se défend, ses villes, sa souveraineté et la sécurité de l’Europe contre l’agresseur.

États-Unis, Chine, Iran et voisins : que montre encore le Global Peace Index 2026

Pour avoir une image complète, il est important de regarder non seulement Israël, l’Ukraine et la Russie, mais aussi la place des grands acteurs mondiaux, des voisins d’Israël, des voisins de l’Ukraine et de l’Europe dans son ensemble.

Dans le Global Peace Index 2026, les États-Unis ont pris la 134ème place sur 163. Pour un pays qui reste le principal allié d’Israël et un acteur clé de la sécurité mondiale, c’est une position basse. Le rapport note séparément que les États-Unis ont détérioré leur indicateur de 4 %, et l’un des facteurs a été l’instabilité politique : l’indicateur d’instabilité politique s’est détérioré de 38,5 %, et le niveau de violence politique a atteint un maximum depuis les années 1970.

La Chine a pris la 118ème place. C’est au-dessus des États-Unis, d’Israël, de l’Ukraine et de la Russie, mais toujours loin du haut du classement. Le rapport décrit la Chine comme l’un des acteurs dont la détérioration est liée aux changements dans la militarisation et aux tensions autour de la mer de Chine méridionale. Pour le lecteur israélien et ukrainien, il est important non seulement de voir la ligne du classement, mais aussi la conclusion générale : le monde entre dans une période où la rivalité entre les États-Unis, la Chine et la Russie devient une partie de la nouvelle instabilité mondiale.

Il convient de regarder séparément l’Iran. Il a pris la 144ème place. C’est en dessous de la plupart des pays de la région et beaucoup plus proche du bas de la liste. Cependant, le rapport souligne que la guerre autour de l’Iran, commencée en 2026, est reflétée dans l’indice seulement partiellement, car une partie des indicateurs a une période de coupure des données plus ancienne. Cela signifie que l’impact réel de l’escalade iranienne sur les futurs classements pourrait être encore plus fort.

Les voisins d’Israël et la région autour de lui

Dans la région d’Israël, la situation est la suivante :

Pays / territoirePlace dans le GPI 2026
Jordanie68
Égypte113
Liban131
Iran144
« Palestine »148
Syrie155
Israël159
Soudan162

Ce tableau montre bien qu’Israël ne se trouve pas simplement dans un « quartier difficile », mais dans l’un des espaces régionaux les plus instables du monde. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont nommés dans le rapport comme la région la moins pacifique du monde. Dans ce cadre, Israël se retrouve en dessous de la plupart de ses voisins non pas parce qu’il est plus faible en tant qu’État, mais parce qu’il est en état de guerre directe, de menace constante de missiles, de haute mobilisation et de conflit avec des structures terroristes et leurs parrains étatiques.

La position de l’Iran — 144ème place est particulièrement importante. Ce n’est pas un voisin d’Israël par la frontière, mais le principal adversaire stratégique dans la région. À travers le Hamas, le Hezbollah, les Houthis et d’autres forces proxy, l’Iran influence la sécurité d’Israël bien plus que de nombreux voisins formels.

Les voisins de l’Ukraine

Pour l’Ukraine, la situation régionale explique aussi beaucoup :

PaysPlace dans le GPI 2026
Hongrie15
Pologne22
Slovaquie29
Roumanie45
Moldavie55
Biélorussie115
Ukraine160
Russie163

Ici, le contraste est encore plus fort. Les voisins occidentaux de l’Ukraine — Hongrie, Pologne, Slovaquie, Roumanie — se trouvent beaucoup plus haut dans le classement. Même la Moldavie, qui vit à côté de la pression russe et du problème de la Transnistrie, occupe la 55ème place. Et l’Ukraine est à la 160ème place non pas parce que la région elle-même est « non pacifique », mais parce que c’est précisément sur le territoire ukrainien que la Russie mène une guerre à grande échelle.

La ligne principale ici est la Russie, 163ème place. Elle est la dernière au monde. Cela rend la position ukrainienne particulièrement révélatrice : l’Ukraine se trouve en bas du classement en tant que pays se défendant contre l’agression, et la Russie en tant que pays produisant cette agression.

Qui est le plus pacifique et le moins pacifique en Europe

En Europe, le résultat le plus pacifique est celui de l’Islande1ère place mondiale. Dans le haut du classement se trouvent également la Suisse — 3ème place, la Slovénie — 4ème, l’Irlande — 5ème, l’Autriche — 6ème, le Portugal — 7ème, la Finlande — 9ème. Les documents officiels du GPI 2026 indiquent séparément que l’Islande reste le pays le plus pacifique du monde depuis 19 ans consécutifs, suivie par la Nouvelle-Zélande, la Suisse, la Slovénie et l’Irlande.

Le pays le moins pacifique d’Europe et en même temps du monde entier est la Russie, 163ème place. Ensuite, parmi les pays européens, vient l’Ukraine, 160ème place, mais le sens politique de ces deux positions est opposé. La Russie est en bas en tant qu’agresseur. L’Ukraine en tant que pays se défendant contre l’agresseur.

Si l’on regarde l’Europe sans la Russie et l’Ukraine, les pays les plus problématiques dans le classement sont la Turquie — 136ème place, la Biélorussie — 115ème, la France — 99ème. Mais aucun de ces pays ne s’approche de l’ampleur de la guerre russo-ukrainienne, qui est devenue l’un des principaux facteurs de la baisse globale de la paix.

Ainsi, le classement montre un contraste important : l’Europe dans son ensemble reste la région la plus pacifique du monde, mais c’est précisément de l’Europe qu’émane aujourd’hui la menace la plus dangereuse pour la sécurité mondiale — l’agression russe contre l’Ukraine.

La Russie à la dernière place : le principal contraste du classement

La ligne la plus importante du tableau est la dernière. La Russie a pris la 163ème place, devenant le pays le moins pacifique du monde dans le Global Peace Index 2026.

C’est fondamentalement important pour comprendre l’ensemble du tableau. L’Ukraine se trouve en bas du classement parce qu’on lui fait la guerre. La Russie est à la dernière place parce qu’elle a déclenché et continue cette guerre.

Si l’Ukraine paie le prix de l’agression, la Russie agit comme la source de cette agression. Et cela ne concerne pas seulement l’Ukraine. La politique russe détruit la sécurité de l’Europe, renforce les régimes anti-occidentaux, coopère avec l’Iran et maintient des contacts avec des forces hostiles à Israël.

Pour Israël, ce n’est plus un sujet européen abstrait. La Russie, l’Iran, le Hamas, le Hezbollah et d’autres participants de l’axe anti-occidental n’existent pas dans des vides séparés. Il y a des intersections politiques, militaires, technologiques et de propagande entre eux.

Israël et l’Ukraine dans un même cadre de sécurité

Israël et l’Ukraine — des pays différents, des guerres différentes, des circonstances historiques différentes. Mais le Global Peace Index 2026 montre que les deux pays se retrouvent dans un même cadre large d’instabilité mondiale.

  • La Russie détruit la sécurité de l’Europe.
  • L’axe iranien détruit la sécurité du Moyen-Orient.
  • Les organisations terroristes exploitent la faiblesse de l’ordre international.
  • Les régimes autoritaires testent jusqu’où ils peuvent aller si le monde ne répond pas assez fermement.

C’est pourquoi le soutien à l’Ukraine pour Israël n’est plus seulement une question morale. C’est une question de compréhension stratégique : qui détruit aujourd’hui la sécurité internationale, qui aide les ennemis d’Israël, qui normalise l’agression et qui est intéressé à ce que le monde occidental soit faible et divisé.

Le monde devient moins pacifique

Le Global Peace Index 2026 montre également une tendance plus large : le problème ne se limite pas à Israël, à l’Ukraine ou à la Russie. Le monde dans son ensemble devient moins stable.

Selon le rapport, la détérioration des indicateurs de paix a touché plus de pays que l’amélioration. Cela signifie que le système international entre dans une période de fragmentation : le nombre de conflits augmente, la militarisation s’intensifie, les guerres régionales se renforcent, et les anciens mécanismes de dissuasion fonctionnent moins bien qu’avant.

Pour le lecteur israélien, c’est important car Israël n’existe pas séparément du système mondial. La sécurité du pays dépend non seulement de Tsahal, mais aussi des alliances, du soutien international, des relations avec les États-Unis, l’Europe et les pays qui s’opposent aux mêmes sources d’agression.

Pourquoi ce n’est pas un classement des « mauvais pays »

Il est important de ne pas faire une mauvaise lecture.

La position basse de l’Ukraine ne signifie pas que l’Ukraine est « dangereuse par nature ». Cela signifie que le pays est devenu victime d’une agression extérieure à grande échelle.

La position basse d’Israël ne signifie pas qu’Israël est un « mauvais pays ». Cela signifie que l’État vit dans des conditions de guerre, de terrorisme et de menace régionale constante.

Mais la dernière place de la Russie a une autre nature politique. La Russie n’est pas simplement en état de guerre. Elle est elle-même l’initiatrice de la plus grande guerre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, source de destruction et l’un des principaux producteurs d’instabilité mondiale.

Que signifie ce classement pour Israël

Pour Israël, le Global Peace Index 2026 n’est pas une raison de paniquer, mais pour tirer une conclusion sobre : la sécurité ne peut pas être construite uniquement sur la force militaire. La force militaire est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante.

Israël a besoin d’un système clair d’alliances. Les États-Unis restent le principal allié. L’Union européenne peut et doit être considérée comme un partenaire stratégique. L’Ukraine devient une direction importante, car elle s’oppose à la même logique d’agression qui se manifeste aussi au Moyen-Orient.

Pour les élections de l’automne 2026, ce sujet pourrait devenir politiquement significatif. Le parti ou le bloc qui inclura en premier dans son programme électoral une nouvelle formule de sécurité — les États-Unis comme principal allié, l’UE comme partenaire stratégique, l’Ukraine comme direction importante — pourrait obtenir un avantage parmi les Israéliens qui voient un lien entre l’agression russe, l’axe iranien et les menaces pour Israël.

Que signifie ce classement pour l’Ukraine

Pour l’Ukraine, le Global Peace Index 2026 n’est ni une défaite ni une stigmatisation. C’est une confirmation internationale de l’ampleur de la guerre que la Russie a apportée sur le sol ukrainien.

L’Ukraine est en bas du classement non pas parce que les Ukrainiens ne veulent pas la paix. Au contraire : l’Ukraine défend le droit à la paix, à la souveraineté et à la sécurité. Mais tant que la Russie continue son agression, l’Ukraine est contrainte de vivre dans des conditions que tout indice international enregistrera comme un niveau de conflit extrêmement élevé.

Il est important d’expliquer cela aussi en Israël. La guerre en Ukraine n’est pas un « conflit européen lointain ». C’est une partie de la même lutte mondiale contre l’agression, le terrorisme, le chantage aux missiles et la destruction du droit international.

Pourquoi НАновости y prête attention

Pour НАновости — Nouvelles d’Israël, ce classement est important non pas comme un tableau sec, mais comme un moyen de montrer le lien entre la sécurité ukrainienne et israélienne.

Les Israéliens d’origine ukrainienne comprennent particulièrement bien ce lien. Ils voient comment la Russie détruit les villes ukrainiennes, comment l’axe iranien menace Israël, comment les organisations terroristes utilisent la guerre et le chaos, et comment il devient de plus en plus difficile pour le monde démocratique de maintenir son unité.

Il est important que le lecteur israélien voie l’Ukraine non pas comme un sujet étranger, mais comme une partie de la ligne de front commune où se décide l’avenir de la sécurité — pour l’Europe, pour le Moyen-Orient et pour les communautés juives.

Conclusion principale

Le Global Peace Index 2026 ne montre pas simplement une liste de pays. Il montre une carte du monde où la guerre, le terrorisme, la militarisation et l’agression redeviennent la norme de la politique internationale.

Israël et l’Ukraine se retrouvent en bas du classement non pas parce qu’ils sont identiques. Ils se retrouvent ensemble parce que les deux pays sont sous la pression de forces qui ne reconnaissent pas le droit des autres à la sécurité et à la souveraineté.

L’Ukraine se défend contre l’armée russe. Israël se défend contre l’axe terroriste et iranien. La Russie, occupant la dernière place, reste l’une des principales sources de cette nouvelle instabilité mondiale.

La conclusion principale pour Israël est simple : la guerre en Ukraine n’est pas une guerre étrangère. C’est une partie de la même lutte où il est décidé si le monde sera gouverné par le droit et les alliances, ou par le terrorisme, les missiles et l’agression.

Global Peace Index 2026: в нижней 5-ке - Израиль и Украина - почему оказались рядом внизу "рейтинга мирности"