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Le 28 avril 2026, le grand rabbin d’Ukraine Moché Reouven Asman a annoncé son livre autobiographique en ukrainien «Entre miracle et réalité» (original ukr. – «Між дивом та реальністю»). Dans la publication, il a souligné qu’il avait présenté le livre lors de la célébration de son jubilé, et que le texte était pour lui non seulement un recueil de souvenirs, mais une tentative de raconter honnêtement son parcours, sa foi, sa famille, son service et les événements qui ont façonné sa vision de la vie.

L’autobiographie comme document personnel du temps

Le livre «Entre miracle et réalité» a une signification particulière pour Moché Asman. Il a lui-même écrit que ce n’est pas son premier livre, mais que ce travail est le plus personnel.

Il y parle de son parcours de vie, de rencontres fortuites avec des gens bienveillants, d’épreuves difficiles et de ces «vrais miracles» qu’il dit avoir vus à différentes étapes de sa vie. Ce format est important non seulement comme biographie d’un leader religieux. Pour le public juif en Israël, c’est aussi un regard sur le destin du judaïsme ukrainien à travers une personne qui s’est retrouvée au cœur de grands changements historiques.

Moché Reouven Asman est connu comme le grand rabbin de Kiev et d’Ukraine, ainsi que comme un leader religieux et social lié à la synagogue Brodsky de Kiev et à des projets d’aide aux Juifs d’Ukraine, y compris des initiatives pour les réfugiés et la colonie d’Anatevka. Ces faits sont également mentionnés dans les descriptions publiques de son activité.

Pourquoi le titre résonne particulièrement fort

«Entre miracle et réalité» n’est pas simplement une belle formule. Dans le contexte ukrainien et juif des dernières années, elle résonne presque littéralement.

La réalité, c’est la guerre, les villes détruites, les évacuations, les inquiétudes, les pertes, la tension constante et la nécessité d’aider les gens ici et maintenant. Le miracle, ce sont les familles survivantes, les communautés sauvées, les rencontres inattendues, le soutien qui arrive au moment le plus difficile, et la foi que l’on ne perd pas même lorsque la douleur est omniprésente.

En ce sens, le livre d’Asman peut être lu non seulement comme une histoire personnelle. Il devient une partie d’une mémoire plus large sur la façon dont la vie juive en Ukraine a traversé le passé soviétique, l’émigration, le retour à la tradition religieuse, l’indépendance de l’Ukraine et la guerre actuelle.

Ce que Moché Asman voulait dire avec ce livre

Dans son message, Asman a écrit qu’il créait le livre non seulement comme des souvenirs. Pour lui, c’était une tentative de partager ce qui a façonné sa foi en l’Éternel, sa famille, son service et sa compréhension de la vie.

C’est une formulation importante. Il n’y a pas de tentative de présenter la biographie comme un rapport officiel. Au contraire, il s’agit d’un parcours intérieur d’une personne qui relie les épreuves personnelles à l’expérience religieuse et à la responsabilité sociale.

Selon Asman, le livre contient non seulement le passé, mais aussi des plans pour l’avenir : où il veut aller ensuite et quelles bonnes actions il a l’intention de faire. Cela fait de l’autobiographie non pas un point final, mais une continuation du chemin.

Pour le lecteur israélien, il y a un sens distinct ici. L’Ukraine apparaît souvent dans les nouvelles à travers le front, la diplomatie, les livraisons d’armes, les attaques russes et le sort des Juifs dans la zone de guerre. Mais derrière ces thèmes se cachent des personnes concrètes, des communautés, des rabbins, des bénévoles, des familles, des enfants, des personnes âgées, des évacués et ceux qui sont restés sur place.

Le lien entre l’Ukraine, Israël et le peuple juif

L’histoire de Moché Asman concerne plusieurs espaces à la fois : l’Ukraine, Israël, le judaïsme post-soviétique et la mémoire juive contemporaine. Il est né dans l’espace soviétique, puis a été lié à Israël, et est ensuite devenu l’une des figures marquantes de la vie juive en Ukraine.

C’est pourquoi son autobiographie peut être intéressante non seulement pour ceux qui connaissent personnellement l’auteur. Elle est importante pour ceux qui essaient de comprendre comment les communautés juives d’Ukraine ont vécu avant la grande guerre, comment elles ont accueilli l’invasion russe et pourquoi le sujet de l’Ukraine ne peut pas être quelque chose de lointain pour Israël aujourd’hui.

НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency examine ces histoires précisément dans ce contexte : non pas comme une chronique religieuse distincte, mais comme une partie d’une grande conversation sur le lien entre Israël, l’Ukraine et le peuple juif.

Pourquoi ce livre est important maintenant

L’autobiographie d’un rabbin, écrite pendant la guerre et après des décennies de service public, devient inévitablement plus qu’un texte personnel.

Elle fixe l’expérience d’une génération qui a traversé la fin de l’URSS, la répatriation, le retour à la tradition, le développement des institutions juives dans l’Ukraine indépendante et la nouvelle catastrophe de la guerre russe. Dans cette biographie, le personnel est constamment en contact avec l’historique.

Il est particulièrement important qu’Asman parle de motivation et de foi. Il a écrit directement qu’il espère que pour quelqu’un, ce livre deviendra une source de force, de foi en soi et, surtout, de foi en l’Éternel.

Non seulement des souvenirs, mais aussi un message

Dans ce texte, on ressent non pas le désir de faire un bilan, mais la tentative de transmettre l’expérience plus loin. Pour un leader religieux, c’est naturel : l’histoire personnelle se transforme en leçon, et la leçon en responsabilité envers les gens.

Le livre «Entre miracle et réalité» a déjà été mentionné en lien avec la soirée de jubilé de Moché Asman. Dans l’un des matériaux, il a été noté que lors de cette soirée, les invités recevaient le livre autobiographique avec une bénédiction personnelle et la signature de l’auteur.

Pour Israël, ces histoires sont particulièrement sensibles. La société israélienne comprend bien le prix de la mémoire, la force du témoignage personnel et l’importance de la tradition religieuse au moment de l’épreuve nationale.

C’est pourquoi la publication d’Asman n’est pas simplement une nouvelle sur un nouveau livre. C’est un rappel : l’histoire juive en Ukraine continue non seulement dans les archives, les musées et les dates tragiques. Elle continue dans les personnes vivantes, dans les communautés, dans l’aide, dans la prière, dans le choix de rester aux côtés de ceux qui souffrent.