Le 29 avril 2026, le Parlement européen a approuvé une résolution demandant à nouveau de lier le futur financement de l’Autorité palestinienne à la suppression des matériaux antisémites, de l’incitation à la violence et de la glorification du « martyre » et du djihad des manuels scolaires. Lors du vote final, le document a été adopté par 418 voix contre 207, avec 14 abstentions. Ces données sont indiquées dans le procès-verbal officiel du vote nominal du Parlement européen.
Pour Israël, ce n’est pas simplement de la bureaucratie européenne. Il s’agit de ce que l’on enseigne aux enfants dans un système que les donateurs internationaux qualifient depuis des décennies de partie du futur « processus de paix ». Si les manuels conservent des images de l’ennemi, le culte de la violence et la glorification des terroristes, la question n’est plus seulement financière, mais concerne la réalité que l’Europe aide effectivement à reproduire.
Ce que le Parlement européen a décidé
La résolution du Parlement européen appelle l’Autorité palestinienne à retirer des matériaux éducatifs tout contenu non conforme aux normes de l’UNESCO, notamment les matériaux qui encouragent l’antisémitisme, incitent à la violence ou glorifient le djihad et le « martyre ».
Selon The Times of Israel, le Parlement européen a condamné les manuels de l’Autorité palestinienne pour la dix-septième année consécutive. La publication indique également que les résolutions exigent de conditionner l’aide future de l’UE à la suppression du contenu antisémite et incitatif du programme scolaire.
C’est un moment important : il ne s’agit pas d’une critique ponctuelle ni d’une déclaration politique « pour le protocole ». À Bruxelles, on constate à nouveau un problème qui reste non résolu depuis des années, malgré les promesses de réformer les matériaux éducatifs.
Pourquoi le vote est devenu notable
La décision n’a pas été adoptée avec une marge minimale. 418 députés ont soutenu la résolution, 207 ont voté contre, 14 se sont abstenus. Pour un tel sujet, cela montre que la question des manuels palestiniens dépasse le cadre du débat israélo-palestinien étroit.
Il est particulièrement important que la discussion ne concerne pas seulement les partis de droite en Europe. Les médias israéliens notent que l’initiative a également été soutenue par des représentants des forces centristes et de centre-gauche, ce qui signifie que la critique des manuels de l’AP devient progressivement un sujet européen plus large.
Un rapport américain a renforcé la pression
Presque simultanément au vote européen, le Département d’État américain a publié un rapport pour le Congrès sur les paiements palestiniens pour des actes de terrorisme et les restrictions à l’aide à la Cisjordanie et à Gaza. Le document, citant des données d’IMPACT-se, indique que les manuels du ministère de l’Éducation de l’Autorité palestinienne pour les classes 1 à 12, en date de novembre 2025, continuent de glorifier le djihad et contiennent des incitations à la violence.
IMPACT-se, une organisation qui analyse les programmes scolaires pour leur conformité aux normes de paix et de tolérance, affirme que les manuels palestiniens restent « ouvertement antisémites », continuent d’encourager la violence, le djihad et le martyre, et que la paix n’est pas enseignée comme une alternative souhaitable ou même possible.
Pour le public israélien, la question clé est posée de manière sévère : si l’Occident exige des concessions politiques d’Israël, pourquoi ne demande-t-il pas avec la même insistance la fin de l’éducation à la haine dans les structures qu’il finance lui-même ?
Lien avec le 7 octobre
Après le 7 octobre, le sujet de l’éducation scolaire ne semble plus secondaire. Lorsque dans l’environnement éducatif se forme depuis des années un culte du « martyre », la glorification de la violence et le déni du droit des Juifs à la sécurité, cela ne reste pas confiné aux pages des manuels.
НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency examine ce sujet précisément dans ce contexte : le financement européen, le système éducatif palestinien et la sécurité israélienne n’existent pas séparément les uns des autres. Il y a un lien politique et moral direct entre eux.
Si un enfant voit dès son plus jeune âge dans le programme scolaire l’image du Juif comme ennemi et du terroriste comme héros, alors les médiateurs internationaux ne peuvent pas s’étonner que les négociations n’aboutissent pas. Le manuel n’est pas un détail mineur. C’est le fondement d’un futur conflit ou d’une future paix.
Ce que cela signifie pour Israël et l’Europe
La résolution du Parlement européen ne signifie pas encore l’arrêt automatique du financement de l’Autorité palestinienne. C’est un signal politique et une recommandation à la Commission européenne : l’aide future doit être liée à de réels changements dans le programme scolaire.
Mais le simple fait d’un tel vote est important. L’Europe, qui adopte souvent une position critique envers Israël, est maintenant obligée de discuter publiquement de la responsabilité des institutions palestiniennes. Non seulement Israël doit répondre aux questions sur la sécurité, les frontières et la situation humanitaire. L’Autorité palestinienne doit également répondre de ce qu’elle enseigne aux enfants.
Pourquoi le gel du financement est devenu une partie de la discussion
La logique des partisans de la résolution est simple : si l’argent européen aide le système éducatif, alors l’Europe a le droit d’exiger que ce système n’éduque pas à la haine des Juifs et ne romantise pas la violence.
Sinon, cela crée une dangereuse double morale. Au niveau diplomatique, Bruxelles parle de paix, de dialogue et de deux États, mais au niveau pratique, elle continue de financer des structures où les éléments antisémites et radicalisants ne disparaissent pas des manuels.
Pour Israël, c’est particulièrement sensible dans le contexte de la guerre, des menaces de la part du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran. Dans une région où chaque idéologie de haine se transforme tôt ou tard en roquettes, en attentats ou en nouvelle vague de radicalisation, le programme scolaire devient une question de sécurité nationale.
Conclusion principale
Le Parlement européen a effectivement reconnu le 29 avril 2026 que le problème des manuels palestiniens n’est pas résolu, que les promesses de réformes ne sont pas devenues réalité, et que le financement sans conditions ne fait que consolider l’ancien modèle.
La question passe maintenant à la Commission européenne. Soit l’aide européenne sera accompagnée d’un contrôle réel et de conséquences, soit la résolution restera un autre document qui sonne bien à Bruxelles mais change peu sur le terrain.
Pour Israël, c’est l’occasion de rappeler à nouveau : la paix ne commence pas par des conférences de presse ni par des résolutions. Elle commence par ce qu’un enfant apprend à l’école — voir en son voisin un être humain ou une future cible.