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«Nous réaffirmons notre solidarité avec nos amis à Chypre; avec Israël, qui est constamment sous attaque; avec les pays du Golfe, ciblés par l’Iran : Bahreïn, Irak, Jordanie, Koweït, Qatar, Oman, Arabie Saoudite et Émirats Arabes Unis».

2 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine Andriy Sybiha a publié une déclaration sur X. Dans celle-ci, il a lié la sécurité du Moyen-Orient, de l’Europe et de l’Ukraine dans un même cadre — à travers le rôle de l’Iran dans la région et le soutien de la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.

Sybiha formule sa thèse sans adoucissements diplomatiques : la chute du régime iranien actuel, selon lui, «améliorera considérablement la sécurité» — pour la région et pour le monde.

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Pourquoi il a élargi le sujet au-delà du Moyen-Orient

Sybiha commence par démontrer l’ampleur de la menace : il ne s’agit pas seulement d’un conflit «quelque part là-bas», mais de vols réels de drones et de missiles qui ont touché les pays voisins et même l’espace européen.

Citation :

«Les drones et missiles iraniens ont survolé le Moyen-Orient et au-delà, rappelant au monde les menaces régionales et mondiales de ce régime. Certains ont même atteint un État membre de l’UE — Chypre».

La mention de Chypre ici fonctionne comme un marqueur : si la menace est constatée sur le territoire d’un État de l’UE, cela cesse d’être une «histoire régionale» et devient une question de sécurité paneuropéenne.

МИД Украины: «Падение иранского режима существенно улучшит безопасность региона и мира»
МИД Украины: «Падение иранского режима существенно улучшит безопасность региона и мира»

Solidarité avec Israël et les pays du Golfe

Sybiha a énuméré séparément les pays auxquels l’Ukraine exprime son soutien. Israël est directement mentionné dans cette liste.

Citation :

«Nous réaffirmons notre solidarité avec nos amis à Chypre; avec Israël, qui est constamment sous attaque; et avec les pays du Golfe, ciblés par l’Iran : Bahreïn, Irak, Jordanie, Koweït, Qatar, Oman, Arabie Saoudite et Émirats Arabes Unis».

C’est un signal important pour le public israélien : Kiev montre qu’il perçoit l’agenda des menaces israéliennes non pas comme «étranger», mais comme une partie de l’équation commune de la sécurité.

À ce stade, НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency fixe le sens principal de la déclaration : l’Ukraine lie publiquement la sécurité d’Israël, des pays de la région et la sécurité européenne dans une seule conversation — sans division entre «votre» et «notre».

Iran, Russie et Ukraine : pourquoi le mot “Shahed” est-il mentionné ici

Pour le public israélien, le sens clé réside dans le «collage» des agendas : le ministère ukrainien des Affaires étrangères parle de l’Iran comme s’il s’agissait d’une même source de risque pour Israël, l’Europe et l’Ukraine.

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Sybiha dans cette même déclaration lie directement l’Iran à la guerre contre l’Ukraine — à travers l’aide à la Russie et à travers l’effet pratique sur le sol ukrainien.

Citation :

«Le régime iranien a été pendant des années une grande source de déstabilisation régionale et internationale».

Citation :

«Il a semé le chaos au Moyen-Orient, soutenant des groupes militarisés dans toute la région. Il a frappé la sécurité européenne, soutenant directement l’agression russe contre l’Ukraine».

Citation :

«Le régime iranien a causé beaucoup de souffrances à notre pays, l’Ukraine, en vendant des drones “Shahed” à la Russie».

Pour le lecteur ukrainien, cela ne sonne pas comme de la géopolitique «en général», mais comme une raison concrète des attaques nocturnes, de la charge sur la défense aérienne et des frappes sur les infrastructures.

Pourquoi Sybiha a-t-il ajouté l’Afrique et l’Amérique latine

La déclaration contient de manière inattendue beaucoup de géographie — et c’est fait intentionnellement : montrer un réseau de connexions et de zones d’influence, et non un seul théâtre de conflit.

Citation :

«En Afrique, le régime a renforcé ses liens avec la “ceinture d’instabilité” — avec le Niger, le Mali et le Burkina Faso orientés vers la Russie».

Citation :

«Son influence destructrice s’est étendue à l’Amérique latine et aux Caraïbes à travers le Venezuela, le Nicaragua et Cuba».

La logique est simple : si le régime agit comme un fournisseur d’instabilité dans plusieurs régions à la fois, alors sa chute est présentée par Kiev comme un facteur de «décharge» générale pour la sécurité internationale.

Formule finale : «les graines lui reviendront»

Sybiha conclut la déclaration par une conclusion morale et politique, qui est devenue la phrase centrale.

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Citation :

«Il est naturel que les graines que ce régime a semées lui reviennent. La chute de ce régime améliorera considérablement la sécurité de toute la région et du monde».

Ce n’est pas une promesse de délais ni une prévision «calendaire». C’est une position publique : l’Ukraine considère le régime iranien actuel comme une source de menaces — pour Israël et la région, pour l’Europe et pour l’Ukraine elle-même.

Qui Israël doit-il considérer comme alliés et qui comme ennemis : que montrent les réactions de la Russie et de l’Ukraine

Si l’on regarde la campagne actuelle d’Israël et des États-Unis contre l’Iran (défensive et visant à éliminer les menaces), la principale conclusion politique pour Jérusalem est simple : en temps de crise réelle, on voit très vite qui est “des nôtres” et qui faisait juste semblant.

Et ici, deux réactions — russe et ukrainienne — apparaissent comme un miroir.

Que déclare la Russie

Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié les frappes des États-Unis et d’Israël sur l’Iran de «acte d’agression armée prémédité et non provoqué» et a exigé l’arrêt immédiat de la campagne militaire.

Citation :

«C’est un acte d’agression armée prémédité et non provoqué contre un État souverain et indépendant».

Ensuite — encore plus sévèrement : Moscou dans cette logique accuse « Washington et Tel-Aviv » de se «couvrir» avec le thème du programme nucléaire, alors que le véritable objectif est le changement de régime, et avertit du risque de «catastrophe humanitaire, économique et même radiologique» et d’«escalade incontrôlée».

Citation :

«Ils se couvrent de préoccupations concernant le programme nucléaire, mais en réalité, ils visent un changement de pouvoir… Ces frappes mènent à une catastrophe humanitaire, économique et peut-être radiologique et poussent la région dans l’abîme d’une escalade incontrôlée».

Parallèlement, le chef du ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, développe déjà le lendemain la ligne : la guerre pourrait conduire à une course aux armements nucléaires — et en même temps Moscou déclare qu’elle n’a pas vu de preuves du développement par l’Iran d’une bombe nucléaire avant le début des frappes.

Citation :

«La conséquence logique pourrait être que les forces “pour la bombe” se renforcent en Iran, car les États-Unis n’attaquent pas ceux qui ont des armes nucléaires… Nous n’avons pas vu de preuves que l’Iran développait des armes nucléaires».

Pour le gouvernement israélien, c’est un signal sans fioritures : dans la crise iranienne, Moscou s’est alignée sur la défense de Téhéran et l’accusation d’Israël, et non sur la «compréhension de la sécurité israélienne». Et ce n’est plus une question de rhétorique — c’est une question de savoir quelle coalition la Russie considère comme «la sienne».

Que déclare l’Ukraine

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères, au contraire, dans un commentaire sur l’opération contre le régime iranien souligne le soutien au peuple iranien et énumère en même temps pourquoi Kiev considère le régime à Téhéran comme coupable : répressions internes, soutien aux militants dans la région et aide militaire à l’État-agresseur russe.

Citation :

«Kiev soutient le peuple iranien et son aspiration légitime à vivre en sécurité, en liberté et en prospérité… Il s’agit de violations massives des droits de l’homme, du soutien aux militants dans la région et de l’aide militaire directe à l’État-agresseur russe».

Et une autre formulation importante du ministère ukrainien des Affaires étrangères — sur le lien “Moscou–Téhéran” comme menace pour la sécurité internationale.

Citation :

«La coopération des régimes de Moscou et de Téhéran est une violation flagrante des normes du droit international et sape les efforts mondiaux pour rétablir la paix et la stabilité».

Y a-t-il une « liga acheret » avec Poutine à l’avenir?

Si l’on enlève les émotions et que l’on laisse l’arithmétique politique froide, alors «liga acheret» avec Poutine semble toxique pour une raison : dans la crise iranienne, la Russie a publiquement choisi un camp qui pour Israël est un risque existentiel.

Et pour l’Ukraine, Poutine n’est pas un “partenaire de négociations difficiles”, mais le dirigeant d’un État-agresseur avec lequel la guerre dure depuis quatre ans. Par conséquent, la position ukrainienne vis-à-vis de l’Iran est automatiquement lue comme une position contre l’axe «Téhéran–Moscou».

La conclusion pour le gouvernement israélien actuel est désagréable mais claire : les alliés sont ceux qui, au moment de la frappe sur Israël, ne commencent pas à donner des leçons sur “l’agression”, mais regardent la source de la menace. Le cas iranien a montré que Moscou ne rentre pas dans cette catégorie.

МИД Украины: «Падение иранского режима существенно улучшит безопасность региона и мира»