Pendant la guerre, l’économie d’Israël est à nouveau confrontée à un problème familier des crises précédentes : des milliers de travailleurs ne peuvent physiquement pas se rendre au travail. Les écoles et les jardins d’enfants sont fermés, les enfants restent à la maison, et les parents sont obligés de choisir entre le travail et la sécurité de la famille.
Le ministère des Finances d’Israël a présenté un modèle initial de compensations pour les travailleurs salariés qui perdent temporairement la possibilité de travailler. Il s’agit d’un mécanisme similaire aux schémas appliqués au début de la guerre « Épées de fer », ainsi que pendant l’opération « Le peuple comme un lion ».
La décision concerne principalement les familles avec enfants et les travailleurs dont l’emploi est directement perturbé par les conditions de guerre.
Comment fonctionnera le schéma de compensations pour les travailleurs
Congé non payé (« halat ») avec allocation
Le mécanisme clé proposé par le ministère des Finances d’Israël est l’envoi des travailleurs en congé non payé (HALAT) avec le versement ultérieur d’une allocation chômage.
Selon le schéma préliminaire :
l’employeur peut envoyer un employé en congé non payé
cela est possible uniquement avec le consentement de l’employé
pendant cette période de congé, la personne pourra recevoir une allocation de l’État
Les paiements seront effectués par l’Institut national d’assurance d’Israël (Bituah Leumi).
Cependant, il y a des conditions. Pour le moment, le ministère des Finances a nommé un critère clé : la durée minimale du congé non payé, après laquelle le droit à l’allocation commence, doit être de 14 jours.
Il est prévu que le schéma final contiendra des exigences et des précisions supplémentaires.
Inscription au service de l’emploi
Selon les règles de Bituah Leumi, un travailleur envoyé en HALAT doit s’inscrire au Bureau de l’emploi.
Si le congé non payé dure plus de 30 jours calendaires, le travailleur a droit à une allocation chômage complète.
Cependant, en temps de guerre, le gouvernement réduit souvent cette période.
Par exemple, lors de la précédente crise militaire avec l’Iran, les paiements ont été accordés pour 10 des 12 jours de travail manqués.
Dans la situation actuelle, la décision finale sur la réduction des délais n’a pas encore été prise, mais le ministère des Finances discute déjà de la possibilité d’un modèle de compensation accéléré.
Parents avec enfants de moins de 14 ans : solution distincte
Un des parents pourra rester à la maison
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a annoncé une mesure de soutien supplémentaire pour les familles.
Selon le modèle proposé, dans les familles où il y a au moins un enfant de moins de 14 ans, un des parents pourra rester à la maison en prenant un congé non payé.
Cette mesure sera en vigueur jusqu’à la fin de la guerre.
La raison est évidente : en temps de conflit, le système éducatif fonctionne de manière instable.
Le ministre de l’Éducation Yoav Kisch a déclaré que les écoles et les établissements pour enfants ne rouvriront pas dans un avenir proche. Il s’est référé aux évaluations du gouvernement israélien et des partenaires internationaux.
Selon Kisch, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président des États-Unis Donald Trump estiment que la phase militaire du conflit pourrait durer encore plusieurs semaines.
Dans une telle situation, les familles se retrouvent face à une réalité simple mais dure : les enfants doivent être à la maison, et les parents doivent décider lequel d’entre eux quittera temporairement le travail.
Pression sur le ministère des Finances et contexte politique
Il est intéressant de noter que le premier message sur les compensations a été publié par le ministère des Finances seulement après une vive critique à l’encontre du ministre des Finances.
Smotrich avait précédemment exigé de rouvrir l’économie le plus rapidement possible pour réduire les pertes économiques.
Cependant, un problème évident est apparu : les écoles et les jardins d’enfants restent fermés, ce qui signifie que de nombreux parents ne peuvent physiquement pas se rendre au travail.
C’est pourquoi la question des compensations est devenue l’un des sujets les plus discutés dans l’économie israélienne ces derniers jours.
Au milieu de la discussion sur ce sujet, NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency note que la situation montre le conflit classique en temps de guerre : l’État exige le retour de l’économie au travail, mais l’infrastructure de la vie civile — éducation, garde d’enfants et sécurité — reste limitée.
Qu’en est-il des compensations pour les entreprises
Le ministère des Finances prépare un modèle distinct
Pour l’instant, seules des solutions de base pour les travailleurs ont été annoncées.
Cependant, le gouvernement prépare également un programme de compensations distinct pour les entreprises qui perdent des revenus à cause de la guerre.
Selon les médias israéliens, y compris Ynet, le projet de compensations pour les employeurs et les entrepreneurs devrait être publié dans les prochains jours.
Il s’agit préliminairement de :
compensations pour les revenus perdus
subventions salariales
soutien aux petites entreprises
mécanismes de report fiscal temporaire
Actuellement, de nombreux travailleurs ont déjà manqué environ six jours de travail, et la pression sur le gouvernement continue de croître.
Les entreprises attendent des règles du jeu claires, car sans soutien de l’État, certaines entreprises pourraient faire face à de graves problèmes financiers.
Le système HALAT en temps de guerre redevient le principal outil de protection des travailleurs en Israël.
Si le nouveau schéma de compensations est approuvé dans son intégralité, il permettra aux parents de rester temporairement à la maison avec leurs enfants sans perdre complètement leur revenu.
Pour l’économie israélienne, cette solution pourrait devenir un facteur clé de stabilisation dans les conditions du conflit militaire en cours.
