Passer au contenu principal

NAnews – Nikk.Agency Actualités Israël

En Israël, une nouvelle campagne de phishing se répand, déguisée en notifications officielles de la police concernant des infractions au code de la route. Le matin du mercredi 29 juillet 2026, les habitants du pays ont commencé à recevoir des messages exigeant le paiement immédiat d’une amende prétendument émise. Pour le paiement, le destinataire est invité à cliquer sur un lien joint.

La police israélienne a officiellement averti que les messages sont faux. Leur objectif est de pousser les gens à ouvrir un site de phishing, à entrer des informations personnelles, des données de carte bancaire ou d’autres informations de paiement. La police a exhorté à ne pas cliquer sur le lien, à ne rien entrer et à supprimer immédiatement le message.

L’ampleur de l’attention publique est également visible sur Google Trends. Sur la capture d’écran fournie par НАновости, on peut voir que le soir du 29 juillet, la requête en russe «полиция» en Israël a atteint plus de 2000 recherches et a augmenté de plus de 1000%. La montée soudaine a commencé environ quatre heures avant la mise à jour des données.

Simultanément, la requête en hébreu «קנס» — «amende» est apparue dans la liste des recherches populaires, atteignant plus de 1000 recherches. Google Trends ne révèle pas la raison exacte de chaque requête, mais la coïncidence temporelle permet de supposer que de nombreux Israéliens ont commencé à chercher des informations après avoir reçu des notifications suspectes ou après la diffusion de l’avertissement de la police.

À quoi ressemble une fausse amende

Les escrocs ont essayé de donner au message une apparence officielle. Dans l’exemple publié par la police, le titre utilisé est :

«Centre des amendes routières de la police israélienne — notification finale de paiement».

Le destinataire est informé que son véhicule aurait été enregistré par un système de contrôle automatique du trafic. L’infraction mentionnée est un stationnement illégal, et les preuves citées sont le système de vidéosurveillance et une «caméra intelligente».

Le message contient également un numéro d’amende fictif :

IL202647415347

Ensuite, les auteurs de la campagne avertissent que si le paiement est retardé, l’affaire sera portée devant le tribunal, des frais de recouvrement forcé seront ajoutés, et le permis de conduire pourrait être suspendu pour une durée allant jusqu’à six mois.

La date limite de paiement est fixée au 29 juillet 2026 à 24:00. En d’autres termes, les escrocs exigent un paiement avant minuit le même jour.

Cette contrainte de temps est l’un des principaux outils de pression psychologique. La personne n’a pas le temps de vérifier calmement les informations, d’accéder elle-même au système gouvernemental ou de consulter ses proches. Elle est effrayée par la menace d’un procès, de frais supplémentaires et d’une possible suspension du permis de conduire.

Quels détails trahissent les escrocs

En examinant attentivement le message, on remarque qu’il ne correspond pas à une notification officielle normale.

L’expéditeur est une adresse ressemblant à un compte Hotmail privé :

rhodenarchacki032@hot…

Le texte ne contient pas le numéro d’immatriculation du véhicule, le lieu exact de l’infraction, l’heure de l’enregistrement ni le montant de l’amende. Le destinataire ne voit pas de photo de la voiture ou d’autres informations permettant de comprendre de quel événement il s’agit.

L’adresse à laquelle il est proposé de se rendre est particulièrement importante :

gov.dichvucong.cc/he

Le mot gov au début peut donner l’impression d’une ressource gouvernementale, mais le domaine principal réel est dichvucong.cc. Il n’appartient pas au système gouvernemental officiel d’Israël.

Les sites gouvernementaux israéliens sont hébergés sur le domaine gov.il. Par conséquent, la présence du mot gov au début d’une longue adresse ne signifie pas que le site appartient à une agence gouvernementale.

Dans le faux message, plusieurs signes de fraude peuvent être identifiés immédiatement :

  • une adresse Internet inconnue ne se terminant pas par gov.il;
  • une adresse d’expéditeur privée;
  • l’absence de numéro de véhicule;
  • l’absence de lieu et d’heure précis de l’infraction;
  • l’absence du montant de l’amende;
  • l’exigence de payer l’amende avant minuit;
  • les menaces de tribunal et de suspension du permis de conduire;
  • la nécessité de cliquer sur le lien envoyé;
  • des formulations non naturelles, ressemblant à une traduction automatique.

L’apparence officielle du message, le mot «police» et le numéro de protocole prétendument émis ne prouvent pas son authenticité. Tous ces éléments peuvent être copiés ou inventés par les escrocs en quelques minutes.

Pourquoi ce schéma est particulièrement dangereux

Le principal problème est que les véritables notifications d’infractions routières en Israël peuvent effectivement être envoyées par SMS.

En janvier 2025, la police a annoncé le début de l’envoi de messages aux citoyens pour certaines infractions routières commises au cours des 24 heures précédentes. Une véritable notification peut contenir des informations sur l’infraction et diriger le conducteur vers un service gouvernemental officiel.

Par conséquent, affirmer que la police israélienne n’envoie jamais de notifications par SMS serait incorrect. Les escrocs utilisent un mécanisme gouvernemental réellement existant et copient un format déjà familier aux citoyens.

C’est précisément ce qui rend la campagne convaincante. Le destinataire peut se souvenir que les agences gouvernementales utilisent effectivement les SMS, voir le mot «police», être effrayé par la menace d’une procédure judiciaire et cliquer sur le lien sans vérifier son adresse.

НАновости — Nouvelles d’Israël attire l’attention : il est nécessaire de vérifier non pas le simple fait de recevoir un message, mais le domaine du site, les informations sur le véhicule, le numéro de protocole et la présence d’une dette dans le système gouvernemental officiel.

Ce que conseille la police israélienne

La police a formulé trois exigences principales :

  1. Ne pas cliquer sur le lien joint.
  2. Ne pas transmettre de données personnelles et de coordonnées bancaires.
  3. Supprimer immédiatement le faux message.

Toute demande de paiement doit être vérifiée uniquement par les canaux gouvernementaux officiels. Il est plus sûr de ne pas ouvrir le lien dans le SMS reçu, mais de se rendre soi-même sur le portail gov.il et d’y trouver le service de vérification ou de paiement des amendes routières.

Une véritable amende peut être payée via le service Internet officiel, les canaux de paiement gouvernementaux, les terminaux en libre-service dans les postes de police ou les bureaux de poste.

Des informations officielles peuvent être obtenues aux numéros suivants :

  • Centre national des appels des conducteurs de la police — *9666;
  • Bureau de l’exécution forcée et du recouvrement — *35592;
  • numéro supplémentaire du centre de recouvrement — 073-2055000.

Si le SMS ne mentionne pas le numéro du véhicule, la date, le lieu, le type d’infraction et le montant de l’amende, il ne faut pas payer via un tel lien.

Que faire si le lien a déjà été ouvert

Le simple fait d’ouvrir la page ne signifie pas nécessairement que de l’argent ou des informations personnelles ont été volés. Il est nécessaire de fermer immédiatement le site et de ne pas télécharger d’applications, de documents ou d’autres fichiers.

Si la personne a ouvert la page mais n’a rien entré, elle doit vérifier son téléphone ou son ordinateur avec un antivirus, supprimer le message et ne plus retourner sur le site suspect.

Si des données de carte bancaire ont été saisies sur la page, il est nécessaire de :

  • contacter immédiatement la banque ou la société de crédit;
  • demander de bloquer ou de remplacer la carte;
  • vérifier les dernières opérations;
  • signaler des prélèvements inconnus;
  • vérifier s’il y a des paiements réguliers suspects.

Si un mot de passe, des données de banque en ligne, un code de confirmation par SMS ou des informations de compte gouvernemental ont été saisis sur le faux site, les mots de passe doivent être changés dès que possible.

La transmission d’un code bancaire à usage unique est particulièrement dangereuse. Dans ce cas, il faut contacter la banque de toute urgence, sans attendre l’apparition de prélèvements.

Un message suspect ou un autre incident cybernétique peut être signalé à l’Autorité nationale de cybersécurité d’Israël. Le centre gouvernemental CERT-IL reçoit les appels des citoyens au numéro 119.

Il est utile de conserver une capture d’écran du message, l’adresse du site, le numéro ou l’adresse électronique de l’expéditeur et les données sur un éventuel prélèvement. Ces éléments peuvent être nécessaires à la banque, à la police ou aux spécialistes de l’Autorité nationale de cybersécurité.

Ce que la police n’a pas encore communiqué

Dans l’avertissement diffusé le 29 juillet, il n’est pas précisé combien de messages frauduleux ont été envoyés et combien de résidents israéliens ont cliqué sur le lien.

Il n’y a pas encore de données officielles :

  • sur le nombre de victimes;
  • sur le montant de l’argent volé;
  • sur les propriétaires du faux site;
  • sur le pays d’où la campagne pourrait être gérée;
  • sur d’éventuelles arrestations;
  • sur le début d’une enquête criminelle distincte;
  • sur le blocage du domaine frauduleux.

On peut donc parler d’une campagne de phishing confirmée, mais pas de son ampleur finale.

La forte augmentation des recherches «police» et «amende» sur Google Trends montre que la campagne a attiré une attention considérable des citoyens. Cependant, les statistiques de recherche ne permettent pas de déterminer combien de personnes ont réellement reçu les messages et combien d’entre elles ont transmis leurs données aux escrocs.

Comment ne pas devenir victime de telles campagnes

Le principal moyen de protection est de ne jamais payer des amendes inattendues directement via un lien dans un SMS ou un e-mail.

Même si le message semble convaincant, il est nécessaire de :

  • ouvrir soi-même le site officiel;
  • vérifier la fin du domaine;
  • trouver l’amende par le numéro du véhicule ou du protocole;
  • s’assurer que la date, le lieu et le type d’infraction sont indiqués;
  • ne pas se précipiter à cause des menaces et des délais artificiels;
  • ne pas transmettre de codes de confirmation bancaire.

НАновости — Nouvelles d’Israël recommande de se méfier de tout message dans lequel on vous pousse à agir immédiatement. Les phrases «dernier avertissement», «payez avant minuit», «vos droits seront limités» ou «l’affaire sera portée devant le tribunal» sont souvent utilisées pour que le destinataire n’ait pas le temps de vérifier les informations.

L’emblème national, le mot «police», le numéro de protocole et le ton officiel ne confirment pas encore l’authenticité de la notification. Ce qui est déterminant, c’est le domaine réel, les informations vérifiées sur l’infraction et la présence de l’amende dans la base de données gouvernementale.

הצהרת נגישות / Заява про доступність / Заявление о доступности / Accessibility Statement / Déclaration d’accessibilité