NAnews – Nikk.Agency Actualités Israël

Le 10 mars 2026, les médias internationaux discutent d’un changement inattendu dans les déclarations du président américain Donald Trump. Il y a encore quelques jours, il affirmait avec assurance que l’explosion dans la ville iranienne de Minab était l’œuvre de Téhéran lui-même. Cependant, après l’apparition d’une vidéo montrant un missile de croisière « Tomahawk », le ton de la Maison Blanche a changé radicalement.

L’incident s’est produit près de l’école primaire pour filles « Shajare Tayebe » dans la ville de Minab. Selon des sources locales et les médias internationaux, au moins 168 personnes ont été tuées dans l’attaque, dont des dizaines d’enfants. La tragédie s’est produite dans une zone où se trouvent également des installations du Corps des gardiens de la révolution islamique.

.......

Comment les déclarations de Donald Trump ont changé

Des accusations assurées à une formulation prudente

Encore samedi, à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump déclarait avec assurance aux journalistes que l’Iran était derrière l’attaque. Selon lui, « la signature de l’attaque » indiquait clairement les actions de Téhéran.

Le ministre de la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, avait alors soutenu cette version et déclaré que les frappes sur des cibles civiles correspondaient aux « méthodes précédemment utilisées par l’Iran ».

Cependant, dès lundi 9 mars, lors d’une conférence de presse au Trump National Doral Golf Club à Miami, le président américain a visiblement adouci sa position. Répondant aux questions des journalistes, Trump a déclaré qu’il disposait encore d’informations insuffisantes.

Selon lui, des conclusions définitives ne devraient être tirées qu’après le rapport officiel des services de renseignement américains.

Vidéo avec le missile « Tomahawk » et nouvelles questions

Ce que l’enquête des médias et des analystes a révélé

Le tournant a été la vidéo de l’attaque, apparue en ligne et analysée par le groupe de recherche Bellingcat. Plus tard, son authenticité et sa géolocalisation ont été confirmées par les journalistes du New York Times.

Sur les images, les experts ont identifié un missile de croisière « Tomahawk ». C’est une arme de précision à longue portée utilisée par la Marine américaine.

Lorsque les journalistes ont montré cette vidéo à Trump, le président a avancé une version inattendue. Il a suggéré que le missile pourrait appartenir à une tierce partie ou même à l’Iran lui-même.

Trump a déclaré que le « Tomahawk » est une arme largement répandue, utilisée par de nombreux pays.

.......

Cependant, cette affirmation soulève des questions. Bien que les États-Unis fournissent ces missiles à leurs alliés les plus proches — comme le Royaume-Uni et l’Australie —, l’Iran n’a jamais eu accès à ces technologies.

Où l’attaque a eu lieu et pourquoi c’est important

Les images satellites étudiées par les journalistes et les analystes montrent que l’école « Shajare Tayebe » est située à proximité d’un complexe militaire du Corps des gardiens de la révolution islamique. Il y a plus de dix ans, le terrain de l’école a été séparé de la base militaire par une clôture, mais la proximité géographique des installations est restée.

Les preuves recueillies par le New York Times — données satellites, vidéos, publications sur les réseaux sociaux et témoignages de témoins oculaires — indiquent que l’attaque contre l’école a eu lieu à peu près au même moment que l’attaque contre la base navale du CGRI.

L’analyse de la vidéo montre le moment où le missile frappe l’un des bâtiments du complexe, décrit comme une clinique médicale. Après l’impact, des nuages de fumée et des débris s’échappent de la structure. Lorsque la caméra se tourne vers l’école, d’énormes colonnes de poussière et de fumée s’élèvent déjà au-dessus de la zone.

Selon la chronologie, l’attaque contre l’école a eu lieu presque simultanément avec l’attaque contre la base.

Le même jour, le 28 février, le Commandement central des États-Unis a publié une vidéo du lancement de plusieurs missiles « Tomahawk » depuis des navires de la flotte américaine. Ces frappes visaient des installations dans la même région.

C’est ce contexte que soulignent les analystes et les journalistes internationaux.

Dans un article publié par la rédaction de NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, il est noté que la proximité des infrastructures civiles avec les installations militaires en Iran rend toute opération dans ces zones extrêmement risquée et complique l’enquête sur de telles tragédies.

Position d’Israël et réaction de l’Iran

L’armée de défense d’Israël a officiellement déclaré que les forces israéliennes n’avaient mené aucune opération dans cette région au moment de l’explosion.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a pour sa part rejeté fermement les déclarations de Donald Trump. Il a qualifié les accusations contre Téhéran d’« absurdes » et a souligné que l’Iran n’attaque pas ses propres installations civiles.

.......

Selon la partie iranienne, la responsabilité de la tragédie incombe aux participants à l’opération contre les installations militaires iraniennes.

Ce qui reste inconnu

Malgré de nombreuses vidéos et images satellites, le tableau complet de ce qui s’est passé n’a pas encore été établi. L’absence de fragments d’armes sur le site de l’attaque et l’impossibilité pour les journalistes étrangers d’accéder à la zone de l’incident compliquent l’enquête indépendante.

Néanmoins, l’incident est déjà devenu l’un des épisodes les plus discutés du conflit actuel autour de l’Iran.

Le changement radical de rhétorique de Donald Trump après l’apparition de preuves vidéo montre à quel point les déclarations politiques peuvent rapidement se heurter aux faits — surtout à une époque où chaque événement est capturé par des caméras et des satellites.