Vidéo de Lev Dubinsky avec Igor Salikov et Ivan Dolvich du 11 juin 2026 — ce n’est pas juste une autre discussion sur le PMC « Wagner ». C’est un matériel qui concerne directement la sécurité d’Israël, car il établit un lien entre les structures militaires russes, l’Iran, le « Hezbollah », le Hamas, la guerre contre l’Ukraine et l’attaque terroriste du 7 octobre 2023.
La question principale est posée de manière sévère : le système militaire et proxy russe pourrait-il ne pas être un simple observateur, mais faire partie d’une architecture plus large de pression sur Israël ?
Les réponses données dans l’interview nécessitent une vérification indépendante. Mais il est impossible de les ignorer. Trop de lignes convergent en un point : la Syrie, le Liban, l’Iran, Gaza, les forces spéciales russes, les anciennes structures de « Wagner », les routes des armes, les drones FPV et l’expérience de la guerre contre l’Ukraine.
Qui parle dans cette vidéo et pourquoi est-ce important
Trois personnes participent à la conversation.
Lev Dubinsky est l’animateur de la chaîne YouTube, ancien enquêteur principal du « département russe » de la police de Tel Aviv. Pour le public israélien, c’est un détail important : la discussion ne se déroule pas dans un espace politique abstrait, mais de l’intérieur du contexte israélien, où le 7 octobre n’est pas un sujet de jeux géopolitiques, mais un traumatisme national, une guerre, des morts, des otages, des familles détruites et une plaie encore ouverte.
Igor Salikov est présenté comme un ancien officier des forces spéciales du GRU RF et instructeur du PMC « Wagner ». Dans l’interview, il ne parle pas en tant que commentateur externe, mais en tant que personne qui, selon ses dires, a vu une partie de ce système de l’intérieur.
Ivan Dolvich est co-auteur d’un livre sur « Wagner », une personne ayant une expérience dans les structures militaires privées et un analyste qui aide à expliquer au public occidental en quoi le « Wagner » russe diffère d’une entreprise militaire ou de sécurité privée ordinaire.
C’est ce qui rend la vidéo importante. Sa valeur ne réside pas dans le fait qu’elle « clôt le dossier » et donne un verdict juridique prêt à l’emploi. Non. Son importance est ailleurs : elle montre la logique interne possible du lien entre les structures militaires russes et les réseaux terroristes du Moyen-Orient.
Pour Israël, c’est fondamental. Si Moscou, Téhéran, le « Hezbollah » et le Hamas sont liés non seulement politiquement, mais aussi par des spécialistes militaires, des technologies, des routes et une expérience de combat, alors l’ancienne formule « La Russie est un acteur complexe mais distinct » ne fonctionne plus.
Structures russes et 7 octobre : ce qu’affirme Salikov
L’un des épisodes centraux de l’interview est l’affirmation d’Igor Salikov concernant la préparation de spécialistes au printemps et à l’été 2023.
Selon lui, avant même l’attaque du Hamas sur Israël, il avait rencontré des signes d’activité liés au Moyen-Orient, à Gaza, au Liban, à la Syrie, à la province de Homs et au Soudan. Après le 7 octobre, ces fragments, selon Salikov, se sont assemblés pour lui en un tableau de participation possible des structures de la Direction principale de l’état-major général de la Fédération de Russie à la préparation de groupes liés à l’attaque contre Israël.
C’est une déclaration extrêmement sérieuse.
Il ne s’agit pas simplement du fait que la Russie s’est politiquement rapprochée de l’Iran. Et pas seulement du fait que Moscou accueille des délégations du Hamas ou joue contre l’Occident au Moyen-Orient. L’interview parle d’une version bien plus dangereuse : d’une possible participation de spécialistes militaires, de préparation, de coordination et de présence dans les ordres de bataille lors de l’attaque du 7 octobre.
De telles accusations ne peuvent être présentées comme un fait établi sans preuves supplémentaires. Mais elles ne peuvent pas non plus être écartées comme une simple rhétorique politique. Si ne serait-ce qu’une partie de ce qui est dit est confirmée, Israël fera face à un nouveau niveau de menace.
Parce qu’alors le 7 octobre devra être considéré non seulement comme une opération du Hamas soutenue par l’Iran, mais comme une partie d’un système plus large où l’expérience russe des guerres hybrides, des opérations spéciales et des structures proxy pourrait être utilisée contre les citoyens israéliens.
Pourquoi cela change la perception israélienne des menaces
Après le 7 octobre, Israël parle le plus souvent de trois principales sources de menace : le Hamas, le « Hezbollah » et l’Iran. C’est correct, mais déjà insuffisant.
La vidéo de Dubinsky ajoute un quatrième niveau — le russe.
Et ce niveau est particulièrement douloureux pour les Israéliens russophones. Pendant de nombreuses années, une partie de la société a essayé de séparer : « La Russie à part, le Moyen-Orient à part, l’Iran à part, l’Ukraine à part ». Mais la réalité des dernières années montre le contraire. La guerre de la Russie contre l’Ukraine, le renforcement de l’Iran, les attaques des Houthis, les actions du « Hezbollah » et le terrorisme du Hamas ressemblent de plus en plus à des éléments liés d’une même ligne anti-occidentale et anti-israélienne.
Pour Israël, la question n’est plus de savoir si quelqu’un aime ou n’aime pas Poutine. La question est ailleurs : les structures militaires russes peuvent-elles, directement ou par l’intermédiaire de proxies, participer à des processus qui finissent par tuer des Israéliens ?
Si oui, ce n’est plus un problème diplomatique. C’est une question de sécurité nationale.
« Wagner » comme outil de guerre, de nettoyage et de contrôle étatique
Une partie importante de l’interview est la discussion sur l’origine du PMC « Wagner ».
Dolvich et Salikov expliquent que « Wagner » ne peut pas être compris comme un analogue d’une entreprise militaire privée occidentale. Dans le modèle occidental, les entreprises militaires et de sécurité privées travaillent plus souvent dans un cadre juridique : protection des objets, accompagnement, sécurité, tâches contractuelles. Le modèle russe, selon leur description, était organisé différemment.
« Wagner » est présenté non pas comme une entreprise de mercenaires indépendante, mais comme un outil hybride de l’État. Il était nécessaire là où le Kremlin avait besoin de force sans responsabilité officielle directe.
Salikov et Dolvich disent que l’une des premières tâches de « Wagner » était l’élimination des commandants du soi-disant « printemps russe » sur le territoire de l’Ukraine — des personnes qui pouvaient devenir une force militaire et politique indépendante, non contrôlée par Moscou. C’est un point important : dans cette logique, « Wagner » a été créé non seulement pour la guerre extérieure, mais aussi pour contrôler ses propres structures radicales sur le terrain.
C’est-à-dire que ce n’est pas simplement « une armée pour la Syrie » ou « des mercenaires pour l’Afrique ».
C’est un mécanisme qui pouvait accomplir des tâches de guerre, de meurtres, de nettoyage, de pression, de participation cachée et de contrôle politique.
Pour Israël, cela a une signification directe. Si « Wagner » et les structures qui lui sont associées étaient une extension du système étatique russe, alors leurs contacts au Moyen-Orient ne peuvent pas être écartés comme une initiative privée de quelques aventuriers.
Autrement dit, si des personnes de cet environnement interagissaient avec l’Iran, le « Hezbollah » ou d’autres forces radicales, la question ne devrait pas être « que faisaient les mercenaires ? », mais « quelle tâche le système russe résolvait-il ? ».
L’Ukraine comme terrain d’essai, l’Iran comme récepteur d’expérience, Israël comme prochaine cible
L’un des blocs les plus inquiétants de la vidéo concerne les drones.
Salikov affirme que les spécialistes du « Hezbollah » et de l’armée iranienne ont eu la possibilité d’étudier l’expérience des Ukrainiens sur le champ de bataille de la guerre de la Russie contre l’Ukraine. Dans l’interview, le sujet des drones FPV et des spécialistes russes qui s’occupaient des technologies de drones, n’ont pas trouvé de soutien en Russie et se sont ensuite retrouvés en Iran, où ils ont obtenu des laboratoires, est abordé séparément.
Ce fragment est particulièrement important pour le public israélien.
La guerre en Ukraine est devenue le plus grand terrain d’essai de la guerre moderne des drones. Des drones de reconnaissance, des drones d’attaque, des drones FPV, des systèmes de guidage, la guerre électronique, de nouvelles formes d’interaction entre l’infanterie, l’artillerie et la reconnaissance aérienne y ont été testés.
L’Iran a observé attentivement cette guerre. La Russie a reçu des drones Shahed de l’Iran, et l’Iran a eu accès à un énorme ensemble d’expériences de combat. Dans un tel schéma, l’échange ne se fait pas seulement en matériel, mais aussi en connaissances : comment utiliser les drones, comment contourner la défense, comment trouver les points faibles, comment réduire le coût de l’attaque, comment saturer le front avec des technologies bon marché.
Maintenant, une partie de cette expérience peut revenir contre Israël.
NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère ce sujet comme l’un des clés pour comprendre la nouvelle guerre : le front ukrainien et le front israélien ne sont pas liés par des slogans, mais par des technologies, des adversaires et des pratiques militaires. Ce qui est testé aujourd’hui contre l’Ukraine peut être utilisé demain contre Tsahal. Ce qui est testé contre les soldats israéliens au nord peut faire partie de la même école de guerre que la Russie, l’Iran et leurs alliés développent depuis des années.
Drones FPV et nouvelle menace pour Tsahal
Dans l’interview, il est dit que l’apparition de drones FPV chez le « Hezbollah » était pratiquement inévitable. Ivan Dolvich souligne : l’Iran n’a pas beaucoup de partenaires qui pourraient enseigner à travailler avec ce type d’armement, et la coopération avec les structures russes, selon lui, n’a pas commencé en 2023, mais dure depuis près de dix ans.
Pour Israël, ce n’est pas une question théorique.
Les drones FPV changent la nature du combat. Ils sont dangereux pour l’infanterie, les véhicules, les positions fortifiées, les postes d’observation, les antennes, les dépôts, les groupes mobiles et même les combattants individuels. Ils sont bon marché, rapides, flexibles et peuvent être utilisés en masse. Un adversaire qui obtient une telle technologie avec une expérience de combat devient beaucoup plus dangereux.
Si derrière l’apparition de telles capacités chez le « Hezbollah » se trouve non seulement l’Iran, mais aussi l’expérience russe de la guerre contre l’Ukraine, alors Israël ne fait pas face à une menace locale du Liban. Il fait face à un réseau militaire international où les adversaires apprennent les uns des autres plus vite que les politiciens ne peuvent reconnaître la nouvelle réalité.
Syrie, Liban, Irak et Gaza : routes possibles des armes
Dans l’interview, Salikov parle des routes d’approvisionnement en armes pour le secteur de Gaza. Dans cette version, la Syrie, la province de Homs, l’Irak, le Liban, l’Égypte et les tunnels vers Gaza sont mentionnés. Il est également fait mention de représentants du Hamas qui se trouvaient sur le territoire libanais et visitaient la Syrie.
C’est un bloc important car il montre une carte logistique possible.
Il ne s’agit pas d’un contact aléatoire ni d’un transfert unique. Selon la version présentée dans l’interview, il existait un système où la Syrie et le Liban servaient de zones intermédiaires pour l’approvisionnement, la coordination et la liaison entre différents participants.
Pour Israël, la Syrie est depuis longtemps plus qu’un simple pays voisin. C’est un territoire par lequel l’Iran a tenté de construire une infrastructure militaire, de transférer des armes au « Hezbollah », de renforcer ses positions et de créer une pression supplémentaire sur Israël.
Mais si à ce schéma s’ajoute le facteur russe, le tableau devient encore plus complexe.
La Syrie est un espace où se croisent les intérêts de Moscou, de Téhéran, du régime d’Assad, du « Hezbollah », des groupes palestiniens et de diverses structures proxy. La présence militaire russe en Syrie a pendant des années donné à Moscou la possibilité d’observer, d’influencer, de coordonner, de négocier et de fermer les yeux sur ce qui est avantageux à un moment donné.
C’est pourquoi la question des routes des armes ne peut être considérée séparément de la question du rôle politique de la Russie au Moyen-Orient.
La Russie et les proxies iraniens : une alliance trop longtemps sous-estimée
Dans la conversation, une autre idée importante est exprimée : la coopération des structures russes avec l’Iran et les forces qui lui sont associées n’a pas commencé hier.
Dolvich attire l’attention sur un paradoxe : les militaires et les services de renseignement russes, qui autrefois combattaient les islamistes dans le Caucase, après de nouveaux ordres se sont retrouvés prêts à interagir avec le « Hezbollah » et les structures liées au Corps des gardiens de la révolution islamique. Dans l’interview, il est même question de militaires russes qui portaient des insignes du « Hezbollah » et d’autres unités arabophones liées au système iranien.
Ce n’est pas simplement un détail pour les experts militaires. C’est un symptôme.
Quand un État cesse de distinguer le terrorisme et les alliés dans la lutte anti-occidentale, il arrive rapidement à une formule cynique : l’ennemi d’hier devient un partenaire s’il aide à faire pression sur les États-Unis, l’Europe, l’Ukraine ou Israël.
Et ici, pour Israël, une conclusion difficile mais nécessaire se pose. La politique russe au Moyen-Orient n’est pas neutre. Elle peut être flexible, cachée, ambiguë, mais sa direction générale coïncide de plus en plus avec les intérêts de ceux qui affaiblissent Israël et l’Occident.
L’Iran reçoit de la Russie une protection politique, une expérience militaire, une manœuvre internationale et le sentiment qu’il n’est pas seul. La Russie reçoit de l’Iran des armes, des drones, un front anti-occidental et un moyen supplémentaire de détourner l’attention du monde de l’Ukraine.
Et Israël dans cette construction ne se retrouve pas un simple observateur, mais l’une des cibles de pression.
Ce qui nécessite une vérification
Un article fort sur ce sujet ne doit pas transformer l’interview en un verdict final. Au contraire, plus les accusations sont sérieuses, plus il faut être prudent avec les faits.
Les déclarations de Salikov et Dolvich nécessitent une vérification par des journalistes, des chercheurs, des services de renseignement et des structures internationales.
Il faut vérifier non pas les émotions générales, mais les détails concrets.
Qui exactement pourrait avoir préparé les groupes liés à l’attaque du 7 octobre ? Où la préparation a-t-elle eu lieu ? Quels officiers ou structures russes pourraient être impliqués ? Quel rôle pourraient jouer les liens passés ou actuels du GRU ? Quelles routes d’armes passaient par la Syrie, l’Irak, le Liban, l’Égypte et Gaza ? Qui a transmis l’expérience de travail avec les drones FPV à l’Iran et au « Hezbollah » ? Quels contacts existaient entre les proxies russes et iraniens après 2014 ?
Les réponses à ces questions sont importantes non seulement pour les historiens et les analystes. Elles sont importantes pour les familles des soldats israéliens, pour les habitants du nord d’Israël, pour les victimes du 7 octobre, pour les politiciens qui tentent encore de parler à Moscou comme si rien n’avait changé.
NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency estime que le public israélien russophone a le droit de savoir non seulement qui a appuyé sur la gâchette, mais aussi qui a créé pendant des années les conditions, les technologies, les routes et la couverture politique pour une nouvelle guerre contre Israël.
Pourquoi ce sujet est important maintenant
La vidéo a été publiée le 11 juin 2026, mais son sens dépasse largement le cadre d’une seule vidéo.
Israël entre dans une période où les anciennes formules de politique étrangère ne fonctionnent plus. On ne peut pas parler de la menace stratégique de l’Iran et ignorer le rapprochement militaire russo-iranien. On ne peut pas parler de la sécurité de la frontière nord sans analyser d’où le « Hezbollah » obtient de nouvelles technologies. On ne peut pas discuter du 7 octobre uniquement comme un échec du renseignement local si la préparation, l’approvisionnement et la formation pouvaient être soutenus par des réseaux internationaux plus larges.
Il y a aussi un autre aspect.
Pour de nombreux Israéliens, la guerre en Ukraine est longtemps restée « une guerre étrangère ». Mais si l’expérience de cette guerre est utilisée par l’Iran, le « Hezbollah » et le Hamas contre Israël, alors elle n’est plus étrangère. Si des spécialistes, des technologies ou des structures proxy russes aident les ennemis d’Israël, alors le front ukrainien et le front israélien deviennent partie d’une même carte des menaces.
Cela ne signifie pas qu’on peut automatiquement mettre un signe d’égalité entre l’Ukraine et Israël. Chaque pays a sa propre guerre, sa propre douleur, ses propres erreurs et ses propres intérêts. Mais les adversaires se croisent de plus en plus. Et cela ne peut plus être ignoré.
Israël a besoin d’une nouvelle honnêteté
La principale conclusion de l’interview de Dubinsky, Salikov et Dolvich n’est pas qu’il faut tirer des conclusions définitives demain. La principale conclusion est qu’Israël doit honnêtement réévaluer sa compréhension du rôle russe au Moyen-Orient.
Si la Russie coopère avec l’Iran, si les militaires russes ou les structures proxy sont liés au « Hezbollah » et au Hamas, si l’expérience de la guerre contre l’Ukraine est utilisée contre les soldats israéliens, alors les relations avec Moscou cessent d’être simplement un sujet diplomatique.
C’est déjà une partie de la doctrine de défense.
Après le 7 octobre, Israël ne peut plus se permettre des illusions confortables. La menace ne se limite pas à Gaza. Elle passe par Téhéran, Beyrouth, Damas, Moscou, le front ukrainien, les laboratoires de drones, les routes des armes et les anciennes connexions des services de renseignement.
La vidéo de Lev Dubinsky est importante pour cela. Elle ne se contente pas de lancer des accusations retentissantes. Elle montre l’architecture possible d’une nouvelle guerre contre Israël.
L’Iran fournit l’idéologie, l’argent, les armes et le réseau de proxies. Le Hamas et le « Hezbollah » agissent sur le terrain. Les structures russes, si les informations entendues dans l’interview sont confirmées, pourraient fournir l’expérience, les technologies, la logistique et l’expertise militaire.
Pour Israël, cela signifie une chose : le 7 octobre n’était pas un épisode palestinien isolé. C’était une partie d’un axe plus large où l’Ukraine, la Syrie, l’Iran, le Liban, Gaza et Israël se retrouvent de plus en plus souvent sur une même carte de guerre.
Lien vers la vidéo
titre – « PMC Wagner et Forces spéciales du GRU : Axe de la Terreur ? Lien avec le 7 octobre révélé ! Salikov Dolvich et Lev Dubinsky »
voici – https://www.youtube.com/watch?v=2aP0tsNFIWQ
